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Galerie Art'et Miss

  • ART-ET-MISS

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    La galerie ARt'et Miss renouvelle sont site vitrine, la mémoire de la galerie.
    Ce site est en cours d'élaboration, vous pouvez en voir les prémices :

    www.art-et-miss.com

    Il y a beaucoup de travail pour remettre en ligne 14 ans de galerie, mais nous y travaillons tous les jours.

  • Clin d'oeil en forme d'étude de Jacquie GULLIVER THOMPSON

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    Portrait de femme, je dirais même portrait de femmes car ce tableau nous présente une femme à multiples facettes.

    portrait,peinture, portrait de femme, klimtEn premier lieu, nous sommes attirés par son visage, très concentré, le regard porté au loin, une expression énigmatique un peu sombre, comme cherchant à se projeter dans un avenir angoissant, ce visage est celui d'une femme jeune, elle porte une couronne comme symbole de sa toute puissance; puis nous observons son corps, ses épaules sont détendues, sa poitrine nous laisse deviner une femme d'une certaine maturité, elle a vécu et semble rassurée par la vie, puis ses mains nous interpellent, ce sont les mains crispées d'une femme âgée, marquées par le temps, la souffrance, l'angoisse.
    Avec un seul personnage, Jacquie Gulliver Thompson réussit l'exploit de nous résumer une vie entière, elle semble nous révéler son monde intérieur.
    Comme Klimt l'avait merveilleusement fait avec son tableau "Les trois âges de la femme", elle nous invite à la méditation sur la fragilité de la vie.
    Dominique Rémond

    Ce tableau est exposé à la Galerie Art' et Miss jusqu'au 23 mai, il est également disponible dans notre boutique virtuelle : https://art-et-miss.eu/…/1083-jacquie-gulliver-thompson.html
    Technique : Fusain et techniques mixtes
    Support : papier
    Cadre : sans
    Quantité : pièce unique
    Année : 1996-5
    Dimensions : 72 cm x 56 cm

  • Clin d'oeil en forme d'étude de Jacquie GULLIVER THOMPSON

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    Portrait de femme, je dirais même portrait de femmes car ce tableau nous présente une femme à multiples facettes.

    portrait,peinture, portrait de femme, klimtEn premier lieu, nous sommes attirés par son visage, très concentré, le regard porté au loin, une expression énigmatique un peu sombre, comme cherchant à se projeter dans un avenir angoissant, ce visage est celui d'une femme jeune, elle porte une couronne comme symbole de sa toute puissance; puis nous observons son corps, ses épaules sont détendues, sa poitrine nous laisse deviner une femme d'une certaine maturité, elle a vécu et semble rassurée par la vie, puis ses mains nous interpellent, ce sont les mains crispées d'une femme âgée, marquées par le temps, la souffrance, l'angoisse.
    Avec un seul personnage, Jacquie Gulliver Thompson réussit l'exploit de nous résumer une vie entière, elle semble nous révéler son monde intérieur.
    Comme Klimt l'avait merveilleusement fait avec son tableau "Les trois âges de la femme", elle nous invite à la méditation sur la fragilité de la vie.
    Dominique Rémond

    Ce tableau est exposé à la Galerie Art' et Miss jusqu'au 23 mai, il est également disponible dans notre boutique virtuelle : https://art-et-miss.eu/…/1083-jacquie-gulliver-thompson.html
    Technique : Fusain et techniques mixtes
    Support : papier
    Cadre : sans
    Quantité : pièce unique
    Année : 1996-5
    Dimensions : 72 cm x 56 cm

  • Loi de surveillance de masse

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    A diffuser sans modération avant le 5 mai (date de validation de la loi).

    https://www.youtube.com/watch?v=ijGrcDK1Tww ‪

     

    #‎loi‬ ‪#‎liberté‬ ‪#‎surveillance‬

  • L’univers de flore et “féminitude”

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    L’univers de flore et “féminitude” de l’artiste Audrenn THOREZ déborde dans l’espace—les couleurs brillantes et les motifs riches nous engloutissent. Les femmes radieuses et callipyges s’abandonnent aux couleurs, jaillissent des tissus voluptueux.

    “Sous les draps,” des tourbillons de mouvements oscillent entre violet et orange, étreignant tendrement le corps céleste d’une femme. Même dans une palette binaire, le tissu fleuri exprime les détails raffinés. La femme des formes rondes donne l’air de casser le plan géométrique du fond plat et abstrait et le rapport aux mouvements organiques de son corps.  

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    D’un format plus petit, les “Coquineries” réduisent à l’essentiel cette prouesse. Dans cette collection de petites toiles, les coquettes d’Audrenn THOREZ ornent l’espace devant les arrière-plans colorés à motifs de fleurs. Des petits aperçus de sa démarche, les “Coquineries” offrent un échantillon du monde d’hyperféminité et de thorez17.jpgcouleur.

    thorez08.jpg   

     

    Entrez dans l’univers d’Audrenn THOREZ à l’exposition “L’art au féminin,” à la Galerie Art’ Et Miss jusqu’au 30 avril.

     

     

    Ania Patla

  • En résonance avec Virginie ALLEMAND

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    Violoniste titulaire de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, l’artiste Virginie ALLEMAND cherche à lié s

    a pratique musicale et son travail pictural. La série de toiles “Impromptu,” dans l’exposition “L’art au féminin” manifeste son style particulier.

    allemand05.jpgallemand01.jpg

    Par une palette ciblée dans les bleus, les formes abstraits de peinture dans

    “Impromptu 1” développent des plans différents—les couleurs réagissent et vibrent avec l’énergie de la touche. Le regard est guidée atour de la toile par les soupçons de couleur qui équilibrent les formes chaotiques. Parmi la tempête de couleurs, la figure du violon émerge, contraignant le chaos et balançant le mouvement avec sa forme solide—une tension palpable subsiste. 

    Encore plus explosive, la peinture rouge dans “Impromptu 2” donne davantage de contraste et de profondeur. La toile entre en résonance avec la musique par l’énergie des couleurs, le mouvement, et les aplats facettés comme les secousses des notes. 

    allemand09.jpg

    Toujours formant un tout homogène, le violon semble émettre les éclats de couleurs riches—où bien les notes de musique. Par une palette plus variée, ces notes dans “Impromptu 3” semblent être nées au milieu de la toile, dégageant vers l’extérieur tandis que la chanson de la peinture se dénoue.



    Virginie ALLEMAND expose à la Galerie Art’ Et Miss jusqu’au 30 Avril.     



     

    Ania Patla

  • O Vi we gni le - JSNA C.

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    Au sein de l’exposition “L’art au féminin,” on retrouve le travail le plus récent de l’artiste JSNA C. D’un style typique de l’artiste, les oeuvres mélangent les sources africaines, les histoires personnelles, et un point de vue contemporain. 

    jsna16-01.png

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    Ces sculptures s’identifient par des formes simplifiées. Bien qu’elles portent les iconographies du corps, dans 

    son minimalisme elles retiennent une anonymat qui les rend universelles. Toutefois, les figures sont 

    “habillées” de façon décorative et expressive qui conserve les qualités individuelles.    

     

    Le titre de l’oeuvre “O VI WE GNI LE” est essentiel; il vient d’une chanson de tradition africaine:jsna11-01.png

    Vi we gni kwe 

    Vi we gni le

    Vi we gni avo

    Cette chanson célèbre l’importance des enfants dans la société à partir d’analogies qui lient les enfants aux besoins essentiels. La ligne de “O VI WE GNI LE” dit : un enfant est céréales. L’oeuvre de JSNA représente une mère et l’enfant et porte ce titre; par conséquent, elle exprime le lien entre mère et enfant, malgré le style plus simple. En profitant des références riches de la chanson, l’artiste renforce le thème de maternité, porté par l’essence d’une sculpture. 




    jsna10-01.pngEn outre, “vi we gni avo” : un enfant est tissu. Cette ligne devient la clé pour comprendre comment les textiles sont porteurs de signification dans les cultures africaine et, par conséquence, dans l’oeuvre de JSNA. C'est à partir de la technique du tissu mixte qu’elle remplit les statues de l’âme humaine. Les oeuvres sont molles—approximativement comme le corps. De plus, les tissus font allusion aux vêtements, et tout ce qu’ils nous symbolisent. 

     

    L’exploitation des références culturelles et la connexion personnelle avec la matière rendent l’oeuvre de JSNA particulièrement chaleureuse et esthétique. 

     

     

    L’artiste JSNA C. expose à la Galerie Art’ Et Miss jusqu'au 30 avril. 

     

    Ania Patla

     

     

  • Perdez-vous à Beelitz

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    Une fenêtre sur un monde vert et lumineux, la série des photos “Beelitz abandoned” (ou Beelitz abandonné) nous transporte dans un espace inconnu et énigmatique.  

    1. Beelitz Abandoned 3 -  photo on canvas - 45 x 70.jpg

    2. Beelitz Abandoned 2 - photo on canvas - 45 x 70.jpg






    La technique d’Else VINAES, photographe Danoise, et le sujet de ces photos se déroulent en parallèle. Le Beelitz abandonné est un sanatorium et hôpital de Beelitz-Heilstätten en Allemagne—actuellement abandonné. Il constitue un ville morte où ne subsistent que les échos de la vie humaine. Dans les oeuvres “Beelitz Abandoned,” Else VINAES nous y amène à partir de son objectif.   

    3. Beelitz Abandoned 1  - photo on canvas - 45x70.jpg

    4. Beelitz Abandoned 4 - photo on canvas - 45x70.jpg






    Par une technique de photo-peinture, l’artiste crée des tableaux où le réalisme se dissout en faveur d’une expression du moment présent. On voit un chevauchement fantomatique des images: escaliers, entrées, statues. En voletant entre ces échos du memoire, on les voit simultanément. Tous ces endroits sont vides, sauf qu’ils sont envahis par la lumière intense du monde extérieur. En passant par les quatre toiles, on se perd dans les images superposées, comme si on était en train de se perdre à Beelitz. Dans cette série des photos sur toiles, la grande taille des oeuvres les rend plus efficace à nous accueillir dans le monde irréaliste d’Else VINAES.

     

    Else VINAES expose actuellement dans “l’Art au féminin” à la Galerie Art’et Miss, où on n’expose que les artistes femmes pendant le mois d’avril. 

     

     

     

     

    Ania Patla

  • Le collage sauvage - Alexandre TAILLANDIER

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    Alexandre TAILLANDIER expose actuellement à la Galerie Art’et Miss une collection des collages. Un artiste engagé, il nous présente avec un esprit créatif et original des oeuvres attentives de la vie contemporaine. 

     

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    À première vue, son style est marqué par une fraîcheur—une manipulation agile du graphisme qui capte le regard et rappelle l’art de rue. C’est dans l’oeuvre Sans titre qu’à travers un mélange des references familières mais inextricable, l’artiste crée un labyrinthe de couleurs et formes qui rend les paroles propagandistes illisibles.

     

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      Son travail découpe d’une façon iconoclaste des images tirées des publicités politiques, ludiques, ou autres. Les juxtapositions enlèvent l’autorité de ces images, et fait douter de ses vérités apparement absolues. La repetition des images, en interne d’une oeuvre ou parmi la série, critique la profusion des images dans notre société et les prive de signification. Exemple typique : l’oeuvre Nouvelle Vague où l’on voit l’affiche découpée du film Un homme et son chien. Alexandre TAILLANDIER chamboule une image devenu marque en mettant les bribes en alternance, annulant la signification désignée mais en révélant plein d’autres. 

      

    taillandier13.jpgDans la série clair obscure, tout ces éléments convergent dans des oeuvres frénétiques où la figure d’une femme émerge pour surveiller le reste du chaos. Un travail encore plus abstrait que le reste, les references brillent à travers des squelettes  de peinture.  

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    Un travail pertinent qui nous pose plus de questions qu’il n’en résout, l’oeuvre d’Alexandre TAILLANDIER ne nous laisse pas indifférent. 


    Ania Patla

     

     

  • Irène SHRAER : My Man

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    Parmi sa collection dans l’exposition du “ Collage ” à la Galerie Art’et Miss, on rencontre l’oeuvre d’Irène SHRAER : “ My Man ”. Cette série de 8 collages sur imagerie médicale apporte une richesse de contextes variés, manipulée de main de maître sous la forme des oeuvres visuellement sophistiquées.   

     

    shraer03-00.jpgGermé des thèmes classiques dans le travail d’Irene SHRAER, “ My Man ” fait référence par sa technique de collage et sable à une paysage désertique de mythe. Inspiré par la figure du Juif et la réminiscence de l’expérience du désert de l’histoire, son travail transforme ces inspirations mythologiques en une parole sur thèmes universels. shraer04-00.jpg

      

    De prime abord, on apprécie les abstractions exquises du sable coloré. Exploitant la technique du collage, ces interactions dynamiques des couleurs sont montées sur l’imagerie médicale. Des images perçantes des parties du corps, les imageries indiquent à la fois l’individuel et l’universel. Montrant des gens particuliers mais non spécifiés, elle nous rappelle nos liens fondamentaux entre nous, de l’homme à l’homme.

     


    shraer10-00.jpgC’est dans le contexte du désert évoqué par le sable, où, d’après l’artiste, l’homme rencontre une infinité de possibilités. Dans ce lieu vide, on se confronte à soi-même et s’offre avec humilité à l’esprit humain.  

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    La série “ My Man ” représente une collection des oeuvres éblouissantes qui ont le pouvoir de nous lancer dans l’introspection. En réunissant des paroles mythologiques, des reflexions spirituelles, et une technique experte, Irène SHRAER crée des oeuvres authentiques et raffinées. 

     

     

     

    Irène SHRAER : dans l'exposition “ Collages ” à la Galerie Art’et Miss du 13 au 29 Mars.

  • Ghislaine Lejard et la poésie du collage

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    Même parmi une exposition totalement dédiée au collage à la galerie Art’et Miss—en cours du 13 au 29 mars—le travail de Ghislaine LEJARD se démarque. C’est avec une touche lyrique et par son style manifestement raffiné que la poète/artiste Ghislaine LEJARD exploite la technique du collage pour achever des oeuvres vraiment spéciales.  

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    Dans l’ensemble, cette collection de collages manifeste exceptionnellement une harmonie, équilibre de formes et de couleurs qui invite à la savourer. Les oeuvres jouent avec l’espace, nous plongeant dans une profondeur, et à la fois font remarquer son traitement intime. Vues de loin ou de près, les images oscillent entre la platitude et la profondeur, et entre l’abstrait et des references visuelles. Germées souvent d’inspirations artistiques ou littéraires, les oeuvres explorent des thèmes variées. 

    Screen Shot 2015-03-26 at 12.13.05.pngPrenez par exemple l’oeuvre “Hommage à Alfred Manessier.” Dans cet hommage, Ghislaine LEJARD s’inspire du style de Manessier—un artiste Moderne français (1911-1993)—le transformant à travers le collage. Manipulant des couleurs riches avec finesse, l’oeuvre se compose de tranches alternées qui suivent le style de Manessier mais qui ajoutent un aspect plus profond. Plus que les plans de couleur, les morceaux dépeignent de la peinture,  des écritures, des édifices—en même temps, ils ressemblent à des formes organiques. Dans cette oeuvre, donc, on apprécie comment Ghislaine LEJARD manipule une multitude des références d’une façon contenue et subtile.  

     

    fragments.jpgL’inclusion fréquente de morceaux de texte complique encore le travail. Dans “Un billet :
    Geographie intime.jpg André Breton
    ,” on voit un extrait présentant le nom “André Breton;” faisant reference bien sûr à l’artiste. Encore, le “ocean floor” dans “Géographie intime” nous invitent à considerer le fond de l’océan, forcément associé aux qualités visuelles de l’oeuvre qui lui ressemble. Son  utilisation des textes lisibles intègre un profondeur supplémentaire du regarde sur l’oeuvre, exploitant les symboles. Face à cette technique, on se sert des textes fragmentés, tirés des écritures. Dans ces cas-ci, comme dans “Écritures” et “Untitled,” elles fonctionnent d’un côté esthétique qui fait quand même la liaison entre la littérature, la poésie, et les arts visuels en évoquant une sentiment romantique. 

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    D’une texture visuellement séduisante, ces collages papiers mélangent des qualités romantiques et graphiques en liaison avec les arts et la nature. Comme des aperçus du monde, les oeuvres de Ghislaine LEJARD expriment surtout une maitrise de composition des couleurs, formes, textures, et des nuances émotives.

     

     

     

    Ghislaine LEJARD dans Collages: Exposé à la Galerie Art’et Miss du 13 au 29 mars. 


    Ania Patla

  • Les collages de CDRIC-MOASA

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    C’est dans l’exposition de « Collages » en cours à la galerie Art’etMiss du 13 au 29 Mars qu’on trouve l’œuvre de l’artiste CDRIC-MOASA bien dans son élément. Cet expert du collage nous montre encore une fois les possibilités infinies inhérentes à cette technique de réappropriation des images.
     



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    En parlant, donc, des infinis, on regarde sa première œuvre dans l’exposition, « Le gardien ». Situé dans un champ scintillant des étoiles—ou bien des diamants. Ce collage d’images tirées souvent de magazines de mode nuance notre perception du corps et sa commercialisation dans les medias. Cette implication a une interaction intéressante avec des référence—on voit une figure de l’esprit Christique en auréole lunaire. Est-il juste entouré par les bijoux précieux ou en fait-il partie ? On se pose cette question par le fait des mains qui essaient de le saisir comme un autre bijou à posséder. Ce collage d’images tirées souvent de magazines de mode nuance notre perception du corps et sa commercialisation dans les medias. Cette implication a une interaction intéressante avec des références mystiques du serpent comme symbole du mal, de la tentation et de l’infini qui « garde » l’homme. Cette juxtaposition nous fait penser aux liens entre la nature et nos efforts pour la surmontée.

     

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    D’un autre côté, on voit comment CDRIC-MOASA manipule des images trouvées pour récontextualiser de nouveau ses effets. Dans « Quel Sport ! », nous voyons un homme/mannequin assailli par les mains flottantes qui l’habillent, lui donnant l’image de la femme et du luxe : rouge à lèvres, bracelets incrusté des diamants, petit chien-accessoire. Cependant, ici, ces symboles et la question du genre sont remit en cause : « Quel Sport ! » ?

     

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    En accord avec les références iconographiques, les images modernes et les critiques de la société, le travail de CDRIC-MOASA retient des éléments charmants d’esprit et d’humour. Par exemple, prenez le jeu de mot de « Pétillart ». Dans cette œuvre de l’art pétillant, on voit sur un fond d’un jaune lumineux un crocodile/homme—exemple supplémentaire de la référence mythique des chimères animal/humain. 

    Encore une fois, il y a la superposition étonnement assimilable d’une biche perruquée et fumante : « Oh ma biche ! ». 

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    Sois par les effets visuels somptueux ou bien par les titres énigmatiques, toutes les œuvres de CDRIC-MOASA parmi l’exposition des « Collages » nous attirent et nous plongent dans la découverte d’une richesse conceptuelle et d’une souplesse artistique extraordinaire.


    Ania Patla

  • L'exposition "Collages"

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    L'artiste coupe, il colle, il peint, il déchire. Avec le collage l’artiste met en équilibre la construction et la destruction pour créer un essai visuel. Des  images médiévales, des  islamistes, aux politiciens, ou aux rêves fantastiques, les sujets de l'exposition “Collages,” à la Galerie Art’et Miss sont aussi divers que leur construction.

    collage

     

     

    Dans l'exposition “Collages,” les artistes ont créé des nouvelles histoires avec les images recyclés. Certaines œuvres de Michel Narbonne, par exemple, deviennent une sorte de casse-tête, où le spectateur peut trouver mille petits détails qu'on découvre peu à peu. De loin, le collage est une mélange de couleurs et de formes;  les images apparemment infinies, mais, de près, les images

    3.jpgdeviennent individuelles -- le spectateur peut voir des poules qui portent chapeau haut de forme, ou une famille dont les têtes sont des cubes; ces moments cachés sont la récompense. Avec sa construction dense, l’artiste dispose ces images hétéroclite en plusieurs couches qui montrent l’absurdité de la vie. Nous connaissons bien les cartes du tarot de Marseille et leurs images, et Michel Narbonne s’approprie ces images médiévales dans un mode différent de destruction. En disposant en rangées de trois, et encadrées

    Cartes de taroten noir les cartes du tarot sont marquées avec d'un grand X fluorescent.  Le couleur fluo avec les sujets médiévaux créent des effets de juxtaposition. La forme propre des cartes est détruite par la peinture fluo; On peut voir les images dans un nouveau contexte moderne.

     

     L’opposé de la destruction de Michel Narbonne est la construction de Kristina Viera Wolf. Elle construit ses collages en superposition des dessins, donc les images sont accentuées par la peinture et le dessin.

     

    5Chaque artiste crée un type de construction/déconstruction unique. Dans les tableaux d' Hélène Donadieu et de CDRIC-MOASA, on peut voir comment une sirène est composée d’étoiles et de pierres de lune, ou comment  une biche en perruque blonde fume. En utilisant des images préfabriquées avec le collage, les artistes sont capables de prendre ce que le spectateur sait déjà, et de le retravailler dans une perspective individuelle. Chaque œuvre devient un fantasme et son impact est amplifié par le choix de découpages, collages, peintures, et déchirures.

     

     L’exposition “Collages,” à Galerie Art’et Miss inclus les artistes CDRIC-MOASA, Hélène DONADIEU, Ghislaine LEJARD, Nadja B., Michel NARBONNE, Irène SHRAER, Alexandre TAILLANDIER, Mireille VANHOVE-DUBOIS, et Kristina Viera WOLF. L’exposition est du 13 au 29 mars.

     

    Katherine Page.


  • May

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    Dorures entre les couleurs, jeunes femmes et leurs petits animaux, thèmes mythologiques,... Le travail de May fait beaucoup penser aux affiches du début du 20éme. Mais il y a également quelque chose de l‘enfance dans ces jeunes femmes au regard innocent perdu dans le vague. Ces tableaux, créés avec de la peinture à l‘huile laquée ont bel et bien leur propre langage, leur propre mythologie. Les habits étranges, les formes mystiques et les décors nébuleux, tout ceci a des airs de féerie qui donnent aux tableaux de May leur ambiance.

     

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    On ressent, après avoir passé du temps à observer ces tableaux, l‘impression que May est un Klimt sombre qui ne peint que des jeunes femmes. Mais là où Klimt avait du mouvement doré, May trouve sa place en donnant à ses héroïnes une pose statique sur fond noir. On y verrait presque des jeunes princesses du moyen âge, posant pendant des heures pour leur tableau.

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    Mais au delà de tout ce que l‘on pourra dire, May a une tranquille étrangeté qui échappe à la description et à la classification. Ses oeuvres font penser à beaucoup de choses mais en même temps elle échappe aux tentatives de la classer dans une catégorie. Ceci est dû à une ambiance marginale, indéfinissable qui revient dans tous ses tableaux.

    A voir absolument, avant que l‘exposition ne change le 28 février.

  • Les superpositions de Peter Perazio

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    Les superpositions de Peter Perazio

    À la frontière entre photo, art numérique et body art, Peter Perazio intrigue. Son travail consiste à faire des séances de photographie avec un modèle puis d‘utiliser les photos qui en résultent pour créer une scène. À l‘aide de photoshop, il reprend des portions de l‘image de son modèle, change forme, couleur, angle et opacité et crée de sublimes compositions.

    Ses thèmes traitent de légendes, mythes mais aussi d‘histoire. On peut voir à la galerie Art&Miss des tableaux sur St Michel terrassant le dragon, une représentation très intéressante de Marilyn Monroe ou encore un démon rouge comme la braise. Ces aspects culturels sont très référencés par certaines similarités. Le “St Michel et le dragon“ reprend plusieurs codes de l‘art religieux comme la pause rigide du personnage, le manque de perspective de la pièce et les épées croisées qui flottent au dessus de la scène.

    „NormaJean“, qui était le nom de Marilyn Monroe a tous les codes d‘un portrait en gros plan et „la mort de Cléopatre“ fait beaucoup penser à des poses des Aphrodites de la renaissance.

    Les superpositions de Peter Perazio

    Si l‘on regarde bien, on a beaucoup de mal à trouver avec certitude quelque chose dans la composition qui ne soit pas une partie d‘un corps ou accessoire. Cela donne un aspect intéressant quand on se rend compte que St Michel est crée avec le même modèle que le dragon. Cela donne une impression de lutte interne qui correspond très bien au thème de l‘exposition: „Corps et âmes“.

    Les superpositions de Peter Perazio

     

    Peter Perazio arrive à exprimer quelque chose sur les âmes de ses modèles en n‘utilisant que leurs corps et cela montre qu‘il a atteint un but qui motive plus d‘un artiste.

    Ses tableaux sont en vente ici: http://art-et-miss.eu/recherche?controller=search&orderby=position&orderway=desc&search_query=Perazio&submit_search=

     

    Profitez des derniers jours où nous exposons ces oeuvres pour passer à la galerie.

     

    Simon Ingrand

  • Spectra- Queer Skulls de Cdric-Moasa

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    Quand on regarde cette photographie, la première chose à laquelle on pense c‘est: Día de Muertos. Les crânes décorés de fleurs sont en effet très courants dans ce festival mexicain qui célèbre les morts de manière très spirituelle. Et ça colle bien car la spiritualité c‘est un thème qui est cher à Cdric-Moasa.

    Entre ses travaux sur les crânes, ceux sur les hybridations et sur prométhée, cet artiste n‘a pas fini de nous parler de mythologies.
    On peut même observer dans le tableau sur fond noir que les crânes noirs ne ressortiraient pas du tout s‘il n‘y avait pas les fleurs. Ces fleurs, nôtre lien à la spiritualité sont donc essentielles ici car sans elles, il faudrait beaucoup d‘efforts pour distinguer le sujet.
    Ce travail évoque une sorte d‘idéal. L‘idéal de l‘égalité. En effet, dans son travail actuel sur les crânes, Cdric-Moasa nous livre des os identiques, impossibles à différencier. Tous sont égaux dans la mort et qui pourrait dire si ce tableau représente le crâne d‘un riche ou d‘un pauvre, d‘une femme ou d‘un homme, d‘un vieux ou d‘un jeune? Cette idée, chère aux natures mortes, on la retrouve chez Claude Nougaro dans sa chanson Armstrong “Armstrong, un jour, tôt ou tard, on n'est que des os...Est ce que les tiens seront noirs ?Ce serait rigolo“.
    Rigolo en effet quand on voit la photo des “Skulls“ noirs.

     

    Le tableau disponible à la vente içi: http://art-et-miss.eu/cdric-moasa/613-spectra-queer-skulls-cdric-moasa.html?search_query=Cdric&results=7

    Et l'exposition aura son finissage le 18 Février à la galerie.

     

    Simon Ingrand

  • Cent titres - Cène synchronistique, de Gilles Chambon

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    Une cène.
    Des apôtres, du vin, une table, du pain.

    Il ne manque qu‘une seule personne à l‘appel. Le christ. Sa place est prise, il est détrôné. Dans ce tableau où se mêlent Vinci et Dali, de Chirico et Picasso, l‘ancien et le moderne, on peut voir l‘histoire de l‘art compressée, comprimée.
    Tout est là. Les grands maitres à penser de Gilles Chambon sont tous réunis pour cette oeuvre de 77 cm sur 200. Nous assistons à une synchronicité de l‘art: Tout se passe en un seul moment.

    On est en droit de penser que c‘est l‘art qui est l‘invité d‘honneur de cette cène. Ça serait l‘art qui stupéfie, émerveille et fait discuter les apôtres comme le faisait le christ de Vinci? Non, il s‘agit plutôt de l‘inspiration.
    Tous ces tableaux, tous ces titres (au nombre de cent!), toutes ces couleurs. Cela n‘est pas un résumé de l‘histoire de l‘art, c‘est l‘endroit où Gilles Chambon puise ses images. Dans l‘esprit d‘un artiste, on peut voir, à l‘endroit où s‘accumulent les images de l‘art, nombre d‘oeuvres qui s‘entassent et s‘empilent au point de se confondre. C‘est là que beaucoup vont chercher leur inspiration. C‘est cela que nous voyons ici.

     

    Cette cène emprunte beaucoup aux artistes qui sont devenus des figures centrales pour créer une nouvelle composition, un renouveau dans un art usé par les regards.

    Et Gilles Chambon prend leur place alors même que “le in voluptas mors“ de Dali détrône le Christ au centre de l‘oeuvre.

    Mais loin d‘être un plagiat, cette oeuvre se rapproche plus de l‘humour. On peut imaginer avec un sourire ce qu‘aurait donné un tableau réalisé à quatre pinceaux par Dali, Picasso, de Chirici et de Vinci. C‘est à cet humour que nous rapporte le titre ou plutôt les “cent titres“ qui viennent moquer l‘art contemporain de n‘avoir aucune signification à donner aux travaux “sans titre“ alors que ce travail là a cent fois montré ce qu‘il signifiait.

    Ne ratez pas le finissage le 18 février.

    Tableau disponible içi: http://art-et-miss.eu/

     

    Simon Ingrand

  • Peter Perazio: Corps et âmes

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    Peter Perazio Norma Jean.jpg

    L’œuvre de Peter Perazio raconte les histoires comme St Michel et le dragon, la mort de Cléopatre, ou la femme Norma Jean. Mais les “collages numérique” qu’il crée n'existe pas dans la réalité. En vérité, ces tableaux ressemblent à des  bizarres rêves kaléidoscopiques. Perazio utilise les photos, mais son œuvre donne l’impression d’être des illusions d’ optiques très riches. Les chevauchements des corps, et parties de corps construisent un dessin luxuriant-- dans chaque coin il y a un nouveau point de vue. Plûtot que de voir un corps 

    singulier, son klaléidoscope permet une image avec plusieurs facettes, qui montrent de multiples émotions dans un dessin. Par exemple dans le tableau Norma Jean, les yeux de la femme sont anormaelment bleus et ils créent une sensation inconfortable. La femme stoïque, au centre du dessin, s’estompe dans une spirale de seins et de visages  plus expressifs. Ce dessin envoie le message d’une varité d’émotions simultanées. De la même façon avec la mort de Cléopatre, la superposition  des images represente les émotions diverses qui entourent une légende trés connue. Ses illusions evoquent une hallucination d’emotions avant que le spectateur puisse reconnaître l’histoire que Peter Perazio raconte. Ces superpositions des corps presentent les réflextions diverses qui sont cachées dans une âme.

     

     

    Peter Perazio.jpg

     

    Vernissage: Samedi 14 Fevrier à partir de 18h00.

    Katherine Page


     

     


     
     

     

     

     

     

     

     

  • Corps et âmes

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    Le corps a souvent inspiré les artistes, Edgar Degas nous laisse des oeuvres superbes sur ce thème, la Galerie Art' et Miss* vous propose ce mois-ci de découvrir des artistes contemporains ayant travaillé sur le thème "Corps et âme", exposition qui ouvre ses portes aujourd'hui jusqu'au 28 février. Vous pourrez rencontrer les artistes au vernissage le 14 février à partir de 18H.
    "Corps et âmes" Avec : CDRIC-MOASA, Gilles Chambon, Claude Evrard,
    Anne-Camille Hubrecht, Barbara Krajewska, Barbara Lavenda, MAY,
    Gilbert Messin, Peter Perazio, SEV, Damian Tirado, Mireille Dubois Vanhove

    * Galerie Art'et Miss 14 rue Sainte Anastase - 75003 PARIS - ( http://artetmiss.org/memo/acces.html)


  • Bonne année!

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    Je vous offre mes voeux les plus sincères au travers des mots d'Isabelle et de Vivianne... Vivez chaque instant avec intensité et appréciez le comme un potlatch. Bonne et heureuse année 2015.

    Le vertige des possibles
     
    Bien sûr, nos vies intimes se déroulent à l’écart des calendriers officiels.
    Mais n’empêche, personne n’est étanche au cours du monde.
    Alors, nous vous présentons nos vœux pour l’an 2015 !
    Et les mots de Gilles Deleuze nous reviennent en tête : “être digne de ce qui nous arrive”.
    Ils lui avaient été inspirés par le poète Joë Bousquet dont la vie fut bouleversée par une blessure de guerre et dont la force pas croyable fut de ne pas en vouloir à la vie.
    « être digne de ce qui nous arrive »… Deleuze disait donc cela par rapport à tout ce qui nous meurtrît, mais en fait il le rapportait également à nos joies… être digne même de nos joies, comme si elles requéraient qu’on se hisse à leur hauteur
    Et si… et si la vie était un potlatch ?
    On fera ce qu’on pourra
    Pourvu… oui pourvu que ce qui arrive ne soit pas trop indigne
    Nous vous/nous le souhaitons et bien plus encore.

    voeux, 2015, bonne année

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