25.01.2012
Janick ERICKSEN
Depuis mon enfance, j’ai toujours eu une grande passion pour le dessin. Très jeune, d’abord de façon autodidacte, j’ai appris les rudiments de cet art et depuis quelques années, j’ai perfectionné mon apprentissage par diverses formations dont des cours à l’université Bishop’s.
Je suis encore fascinée par ce que quelques simples traits de crayon peuvent produire sur une banale feuille de papier et sur ce qu’ils révèlent de la personne qui les dessine.
Pour moi le dessin est un moyen d’expression merveilleux de par sa simplicité et du fait qu’il nous ramène souvent à notre enfance car très rares sont ceux qui ne l’ont pas pratiqué étant jeune.
Janick Ericksen

Janick ERICKSEN : "Pour des siècles et des siècles"
Acrylique sur toile - 91 cm x 30 cm
Prix : 650 €
Disponible sur : http://art-top.eu/galerie/1703-janick-ericksen.html
12:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.01.2012
Thanh MAI-CHARLES, peintre animalier
Artiste peintre française basée à Dubaï; l’art accompagne l’artiste depuis sa plus tendre enfance.
Beaucoup de dessins de chevaux et de personnes à l’époque en noir et blanc (fusain, encre de Chine). Aujourd’hui, les toiles de l’artiste se remplissent de rouges étincelants, de bleus glacés et d’ocres riches ; une passion de la couleur qui nourrit chacun de ses pinceaux.
Après avoir exploré la danse, le chant, la musique, et effleuré le Bel canto, elle est désormais séduite par la peinture…
Fusion d’une dimension profondément personnelle avec la conviction que l’art doit être partagé, le travail de l’artiste jaillit d’une philosophie à la fois subjective et objective. Ses sujets évoluent au fil de ses émotions, inspirés par le monde qui ‘entoure et la façon dont elle le perçois.
Ainsi, tout ce que l’artiste voit est prétexte pour créer de l’émotion. L’artiste recopie la nature en lui donnant sa propre interprétation, ses émotions, ses désirs… Et c’est avec humilité qu’elle tente de rendre hommage à cette vie et cette nature.
Thanh MAI-CHARLES : "Bulldog "
Encres et acryliques sur toile - 45 cm x 60 cm
Prix : 700 €
Disponible sur : http://art-top.eu/125_mai-charles-thanh
14:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.10.2011
Elargir ses horizons avec l'expo photo de la Galerie Art'et Miss
Du 5 au 30 octobre 2011, la galerie Art'et Miss présente une nouvelle exposition collective sur le thème de la photographie. Toxa, Cédrik Michael Mirande, Mathieu de Gironde et Olivier Pages réinventent la notion de paysage, chacun à leur manière et font partager au spectateur des horizons différents.
Christophe Boquet, au travers de son travail photographique, a cherché à créer des ambiances avec des photos prises aux Etats-Unis. Ses séries de quatre clichés jouent à la fois sur des tons très particuliers, les style architecturaux et la lumière. Il dresse ainsi un portrait de l'Amérique différent de celui auquel on est habitué. A titre d'exemple, il fait découvrir au spectateur le point de vue que l'on a depuis le célébriscime panneau d'Hollywood.
Mathieu de Gironde propose lui aussi de faire voyager le spectateur. Il présente un carnet de route constitué d'images plus ou moins familières. Des ports de l'Atlantique aux temples thaïlandais, le parcours est original, personnel et contrasté… peut-être une invitation à mettre les voiles…
La voile levée, c'est probablement les phares d'Olivier Pages qui feront office de guide. Dans une luminosité visiblement très étudiée, il propose de redécouvrir les perspectives des ces extrémités de terre. Entre la promesse d'un ailleurs et la garantie de la terre ferme, c'est au spectateur de décider si ces monuments des mers sont des points de départ ou d'arrivée.
Cédrick Mikael Mirande et Toxa exposent pour la première fois leurs travaux.
Le travail de Cédrik Mikael Mirande semble relever d'une recherche. Proportion, espace, effet de taille et jeux de lumière et d'ombre, le travail de l'artiste est très suggestif . Une ombre portée sur une rue déserte, quelques personnes en pleine nature, ses photos font appel à des environnements contrastés.
Des paysages dans la pièce noire ? Oui, aussi surprenant que cela puisse paraitre. Toxa s'est attaché à saisir les détails des canyons d'Arizona… Ces lignes rouges est fines, travail de l'érosion, évoquent des voilages en mouvement, les tirages sur plexis donnant de la profondeur aux clichés.
Une expo où les styles se démarquent pour le plus grand plaisir du spectateur, à découvrir jusqu'au 30 octobre 2011 la galerie Art'et Miss !
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Camille Jochaud du Plessix
http://comcamandco.wordpress.com/
19:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.09.2011
Marc LEGRIS "After Love Cantal"

Marc Legris a choisi l'humour pour représenter les bovidés avec "After LoveCantal",exposé jusqu'au 27 septembre à la galerie Ar'et Miss, 14 rue Sainte Anastase -75003 Paris - www.artetmiss.org
18:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.09.2011
L'art animalier comme vous ne l'avez jamais vu
L'art animalier comme vous ne l'avez jamais vu jusqu'au 27 septembre à la galerie Art'et Miss
Samedi 10 septembre 2011, à la galerie Art'et Miss, avait lieu le vernissage d'une nouvelle exposition collective sur le thème de l'art animalier. Un thème qui laisse supposer du "mignon" et du "joli"... Un avertissement s'impose donc : si l'expo est plaisante, ce sont plutôt des termes comme "force" ou "énergie" qui sont à associer à ce parcours. De la jungle aux verts pâturages, des climats tropicaux aux marais... petit tour d'horizon de ce bestiaire hors du commun.
Elles invitent au voyage, ces longues silhouettes faites de pierres et de bois de Christian Cadelli... Dans leur finesse et leur longueur elle donnent le ton de ce voyage du côté de l'animalité. La sculpture comme art de la reconstitution... c'est ce que l'on retrouve avec Marie-Pierre Sinibaldi. Ses sculptures d'animaux jouent sur cette matière qu'elle s'est attachée à modeler, jouant sur les vides et les pleins.
Si Thanh Mai-Charles a une capacité toute particulière à saisir les expressions des animaux. Chevaux, félins, chiens, elle maîtrise aussi bien les couleurs vives, qui provoquent un décalage fond/forme, que les nuances plus classiques. Les jeux de regards, le faciès de l'instinct, Johanne Hinse s'est également attelée à les capter. Ses sujets favoris ? Les prédateurs, qu'ils soient des régions chaudes ou des déserts de glace...
Ces carnassiers sont parfois saisis dans l'instant. C'est le cas des fauves de Christine. Boudin. En chasse, buffles et panthères repèrent, les félins sont prêts à bondir sur leur proie. Dans cette savane extraordinaire et dans un style complètement différent, Mireille Mangiali-Sourbier a observé la force tranquille des pachydermes. Ses tableaux sculptés rendent saillante l'écorce de ces peaux épaisses. Encore quelques instants pour savourer la chaleur des ces étendues lointaines. Philippe Lombarde, lui, s'exprime par les motifs extraordinaires que la nature a créé. On les retrouve chez ce couple de girafes ou encore dans un troupeau de zèbres.
Si l'artiste fait voyager en Afrique, il a également travaillé des sujets plus proches de nous, peut-être. Ses aquarelles d'oiseaux font penser à des planches de dessin presque scientifique. L'artiste s'est intéressé à leurs attitudes et leurs mouvements. Mais ne quittons pas tout de suite les tropiques. Maurizio Boscheri s'est approprié les nuances de verts dans une forêt de détails. Grenouille, iguane, tigre, le trait et précis, l'univers riche en couleurs et non dénué d'humour ! C'est probablement dans cette chaleur humide que l'on imaginerait tomber sur l'un des rampants de Walter Righetti. L'artiste les fait émerger dans des tracés réalisé sur du papier à gratter, insectes et salamandres semblent tatoués, habillés de motifs et de dessins.
Et de l'humour, il y en a dans cette expo ! On retrouve chez Art'et Miss les oies au regard rieur de Ginette Berthiaume. Depuis leur fond orange, elle toisent, ou parcourent le manteau neigeux canadien par une nuit claire... Et visiblement l'ironie va plutôt bien aux volailles... Riez, si vous le voulez, les portrait de gallinacés de Françoise Recoing de la Rocatelle eux, resteront dignes et fiers... l'artiste faut aussi voler des vaches et habilles de tissu les poissons, avec un brin de dérision !
Enfin, certains artistes expérimentent l'animalité dans ses différentes facettes. Marc Legris passe sans problème d'un horizon à l'autre. Buffles dans un champs, poissons ou oiseaux aux nuances de gris et de bleu, ses inspirations sont variées. Il en est de même pour Touphil. Le style est différent mais l'on retrouve ce goût pour différentes sortes d'animaux, du lion au cheval de trait en passant par de tendres lapins.
Une expo dont la richesse réside dans la diversité des styles, des influences, des régions. C'est l'occasion d'un retour à la nature énergique et vigoureux que propose la galerie Art'et Miss jusqu'au 27 septembre 2011.
--
Camille Jochaud du Plessix
14:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.07.2011
« L’Europe – L’arbre magique ; il était une fois …» - Focus sur la salle noire
Après vous avoir fait un focus sur la représentation de la France par Tomascz Laczynski, laissez-moi vous présenter désormais la salle noire de la galerie Art & Miss.
Cette partie de l’exposition est sans doute celle qui m’a le plus plu. Dans cette salle, l’artiste a effectué une installation intitulée « Le pèlerin des cimetières ». Celle-ci est composée de deux ensembles de panneaux :
- « Je danse dans l’abîme »
- « L’âme noire du monde ».
Dès que nous entrons dans cette salle, nous avons l’impression d’être réduit à un simple atome dans l‘univers. « Je danse dans l’abîme » évoque un trou avec des éclats de verre, tandis que « l’âme noire du monde » ressemble à des galaxies.
« L’âme noire du monde » est un grand panneau en verre réalisé à partir d’une palette de couleur très réduite : du noir. Seulement le fond de l’œuvre est en noir, la couche supérieure est transparente. Cette couche est tellement épaisse et bien travaillée qu’elle adopte la couleur de la lumière qui la traverse, dans cette exposition, elle est blanche. Ce panneau, comme tous les autres, est le témoin de l’intérêt de l’artiste pour la lumière, les transparences, ainsi que des motifs qui semblent flotter dans le vide.
Au-delà de notre ébahissement face à un travail aussi technique, il est difficile de ne pas se trouver en position de songeur.
En effet, cette œuvre représente l’abîme; ce gouffre à la fois très profond et fragile qui serait à l’image du mal-être de l’homme.
Ainsi, l’artiste cherche à nous faire méditer, nous, Hommes, petits êtres quasi-insignifiants dans cet univers. On s’interroge alors sur l’intitulé de cette oeuvre, « L’âme noire du monde » : s’agit-il en réalité de l’âme noire de l’Être ? Ou tout simplement, la représentation du Mal ? Effectivement, ces motifs en relief évoquent des grenades, des bombes, des matraques… Rien de très positif qui souligne la sensibilité de l’artiste face aux conflits qui déchirent des peuples et tuent chaque jour des innocents.
Face à cette oeuvre, nous devenons de véritables pèlerins à la quête de notre identité, du sens que nous souhaitons donner à notre existence, au monde qui nous entoure. Ou plutôt de l’Univers.
Le voyage devient plus gai lorsque l’on se retourne pour découvrir l’installation nommée « Je danse dans l’abîme ». Cette série porte très bien son nom puisque le verrier a mis en place une installation qui nous permet d’être actif face à l’œuvre en le parcourant à travers deux entrées.
Il s’agit d’un ensemble de neuf panneaux en verre, d’environ 70*50 cm. L’installation nous permet de voir les œuvres sous différents angles et c’est ce qui fait la force de cette série. Une œuvre est totalement différente selon l’endroit où l’on se place, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’installation. Les couleurs ne vibrent pas de la même manière, la lumière qui brise le panneau est tout aussi changeante. Cette possibilité de jouer avec la lumière, les transparences, les couleurs donne beaucoup de vie à l‘œuvre, malgré le fait qu’elle soit figée par cette structure en bois qui le maintient.
Cette installation émeut d’autant plus que l’on se sent réellement pris en considération par l’artiste. En effet, T. Laczynski a mis en place un parcours permettant au spectateur de voir l’œuvre sous toutes ses formes et tous les angles. Il est ainsi au centre de la réalisation et acteur de ce qu’il voit.
De l’extérieur, les œuvres paraissent lisses et brillantes. Nous sommes agréablement surpris de découvrir l’envers du décor. A l’intérieur de l’installation, nous sommes face au côté brut, non poli, presque granuleux. L’avant et l’arrière du panneau sont tellement différents que nous sommes pris d’envie de toucher l’oeuvre, ou doit-on dire plutôt ces deux œuvres en un ?
| Recto | Verso |
Ce travail est d’autant plus remarquable que le maître verrier a utilisé, avec une grande habilité, et beaucoup de créativité, des feuilles d’or. Ces feuilles qui paraissent si fragiles flottent dans ces panneaux pour toujours, puisque parfaitement incrustées dans le verre. Ces feuilles d’or suspendent, volent. Elles permettent de donner de la couleur et d’effectuer des contrastes assez frappants. La lumière qui la traverse est encore plus étincelante et vive.
Une images vaut mille mots alors je vous laisse déguster celles qui vont suivre !
Je vous invite très vivement à découvrir une exposition hors du commun qui se déroule à la galerie Art & Miss. Vous pouvez rencontrer l’artiste toute la journée du Samedi 30 Juillet 2011, dernier jour de l’exposition. Ne manquez le pot de clôture en sa présence.
Behiye ALTAN
Assistante galériste
Galerie Art & Miss
Tél : 01.42.71.79.07
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18:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
« L’Europe – L’arbre magique ; il était une fois …» - Focus sur la salle noire
Après vous avoir fait un focus sur la représentation de la France par Tomascz Laczynski, laissez-moi vous présenter désormais la salle noire de la galerie Art & Miss.
Cette partie de l’exposition est sans doute celle qui m’a le plus plu. Dans cette salle, l’artiste a effectué une installation intitulée « Le pèlerin des cimetières ». Celle-ci est composée de deux ensembles de panneaux :
- « Je danse dans l’abîme »
- « L’âme noire du monde ».
Dès que nous entrons dans cette salle, nous avons l’impression d’être réduit à un simple atome dans l‘univers. « Je danse dans l’abîme » évoque un trou avec des éclats de verre, tandis que « l’âme noire du monde » ressemble à des galaxies.
« L’âme noire du monde » est un grand panneau en verre réalisé à partir d’une palette de couleur très réduite : du noir. Seulement le fond de l’œuvre est en noir, la couche supérieure est transparente. Cette couche est tellement épaisse et bien travaillée qu’elle adopte la couleur de la lumière qui la traverse, dans cette exposition, elle est blanche. Ce panneau, comme tous les autres, est le témoin de l’intérêt de l’artiste pour la lumière, les transparences, ainsi que des motifs qui semblent flotter dans le vide.
Au-delà de notre ébahissement face à un travail aussi technique, il est difficile de ne pas se trouver en position de songeur.
En effet, cette œuvre représente l’abîme; ce gouffre à la fois très profond et fragile qui serait à l’image du mal-être de l’homme.
Ainsi, l’artiste cherche à nous faire méditer, nous, Hommes, petits êtres quasi-insignifiants dans cet univers. On s’interroge alors sur l’intitulé de cette oeuvre, « L’âme noire du monde » : s’agit-il en réalité de l’âme noire de l’Être ? Ou tout simplement, la représentation du Mal ? Effectivement, ces motifs en relief évoquent des grenades, des bombes, des matraques… Rien de très positif qui souligne la sensibilité de l’artiste face aux conflits qui déchirent des peuples et tuent chaque jour des innocents.
Face à cette oeuvre, nous devenons de véritables pèlerins à la quête de notre identité, du sens que nous souhaitons donner à notre existence, au monde qui nous entoure. Ou plutôt de l’Univers.
Le voyage devient plus gai lorsque l’on se retourne pour découvrir l’installation nommée « Je danse dans l’abîme ». Cette série porte très bien son nom puisque le verrier a mis en place une installation qui nous permet d’être actif face à l’œuvre en le parcourant à travers deux entrées.
Il s’agit d’un ensemble de neuf panneaux en verre, d’environ 70*50 cm. L’installation nous permet de voir les œuvres sous différents angles et c’est ce qui fait la force de cette série. Une œuvre est totalement différente selon l’endroit où l’on se place, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’installation. Les couleurs ne vibrent pas de la même manière, la lumière qui brise le panneau est tout aussi changeante. Cette possibilité de jouer avec la lumière, les transparences, les couleurs donne beaucoup de vie à l‘œuvre, malgré le fait qu’elle soit figée par cette structure en bois qui le maintient.
Cette installation émeut d’autant plus que l’on se sent réellement pris en considération par l’artiste. En effet, T. Laczynski a mis en place un parcours permettant au spectateur de voir l’œuvre sous toutes ses formes et tous les angles. Il est ainsi au centre de la réalisation et acteur de ce qu’il voit.
De l’extérieur, les œuvres paraissent lisses et brillantes. Nous sommes agréablement surpris de découvrir l’envers du décor. A l’intérieur de l’installation, nous sommes face au côté brut, non poli, presque granuleux. L’avant et l’arrière du panneau sont tellement différents que nous sommes pris d’envie de toucher l’oeuvre, ou doit-on dire plutôt ces deux œuvres en un ?
| Recto | Verso |
Ce travail est d’autant plus remarquable que le maître verrier a utilisé, avec une grande habilité, et beaucoup de créativité, des feuilles d’or. Ces feuilles qui paraissent si fragiles flottent dans ces panneaux pour toujours, puisque parfaitement incrustées dans le verre. Ces feuilles d’or suspendent, volent. Elles permettent de donner de la couleur et d’effectuer des contrastes assez frappants. La lumière qui la traverse est encore plus étincelante et vive.
Une images vaut mille mots alors je vous laisse déguster celles qui vont suivre !
Je vous invite très vivement à découvrir une exposition hors du commun qui se déroule à la galerie Art & Miss. Vous pouvez rencontrer l’artiste toute la journée du Samedi 30 Juillet 2011, dernier jour de l’exposition. Ne manquez le pot de clôture en sa présence.
Behiye ALTAN
Assistante galériste
Galerie Art & Miss
Tél : 01.42.71.79.07
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20.07.2011
L’Europe – L’arbre magique ; il était une fois …» - Focus sur la France - Galerie Art & Miss - Du 13 au 31 Juillet 2011
À l’occasion de la présidence polonaise à la tête de l’Union Européenne, la galerie Art’et Miss, en collaboration avec l’association Witraze, met en valeur le travail d’un artiste verrier polonais. Cette exposition qui a lieu du 13 au 31 Juillet 2011 est un réel hommage à l’art du vitrail, trop souvent oublié ou négligé par les galeries et les musées, à tort.
L’auteur de cette exposition est Tomascz Laczynski ; un artiste qui nous impressionne tant par sa connaissance de la tradition judéo-chrétienne et l’histoire de l’Europe, que par sa maîtrise de l’art du verre. Les idées théologiques sont largement présentes dans son travail, mettant en évidence sa connaissance profonde de la Bible.
Ce verrier passionné passe plusieurs heures à faire fondre le verre, le polir, le tailler, réaliser les différentes couches avec les divers motifs ou couleurs. Il élabore lui-même ses techniques afin de créer une œuvre unique que nous pouvons installer aussi bien comme une sculpture ou un tableau (avec l’encadrement et le socle qu’il réalise sur mesure).

Dans une approche à la fois traditionnelle et moderne, l’artiste joue à volonté sur les couleurs, les tailles, les dimensions, les lumières, ainsi que des formes abstraites ou figuratives. Il ne s’agit pas d’un simple travail du verre ; l’artiste réalise de véritables sculptures et tableaux à travers cette matière. Ce maître verrier va encore plus loin en réalisant par exemple des œuvres en verre décoratif comme la vasque dorée, réalisée à partir de feuilles d’or ainsi que son siphon en plaqué or.
Cet européen convaincu a tracé un parcours très intéressant qui se décline en six parties :
- « Tout est divinité »
- « La liberté s’élève au-dessus des maisonnettes »
- « Saragosse sous l’azur »
- « Les lunes oubliées »
- « Les arbres de la ville sont plus tristes que les autres »
- « Les pèlerins des cimetières ».
Dès que l’on pénètre dans la galerie, nous découvrons un univers particulier, un monde nouveau, rarement mis en valeur. Celui-ci nous interpelle par sa transparence, sa fragilité et robustesse, mais aussi son aspect illuminé. Ce monde est celui qui rend hommage aux multiples couleurs, formes et intensité de lumière.
Le verrier a créé un grand nombre d’œuvres spécialement conçu pour cette exposition. Pour cela, il s’est inspiré des racines culturelles et religieuses de l’Europe. « La liberté s’élève au-dessus des maisonnettes » en est une illustration parfaite. Je souhaite attirer votre attention sur cette collection car elle embrasse les différentes facettes de son travail.

L’artiste a effectué une mise en scène originale. Il représente aussi bien les bâtiments haussmanniens, les couleurs de la France, l’affaire Dreyfus, la reproduction de la plus ancienne représentation de Jésus sous forme de vitrail (qui se trouve au musée de l’Oeuvre Notre-Dame de Strasbourg). 
L’affaire Dreyfus est un événement qui a marqué la Troisième République et ébranlé la France pendant douze ans, de 1894 à 1906. Nous pouvons apercevoir le pas de celui qui est accusé d’avoir volé des documents secrets français pour les livrer à l’Empire allemand. Pour cette représentation, l’artiste a réalisé un panneau dans des couleurs chaudes.

La grande installation qui peut faire penser à un paravent est une articulation de plusieurs panneaux représentant les couleurs de la France. Le drapeau n’est pas représenté en tant que tel. Ces couleurs vives sont en éclats, figées dans un bloc de verre. Cette installation fait ainsi penser aux mosaïques que nous pouvons voir dans les églises, cathédrales ou basiliques. À travers cet exemple, on constate toute la spiritualité qui traverse l’œuvre de l’artiste polonais.

Cette spiritualité demeure également dans la reproduction de la plus ancienne représentation de la figure du Christ sous forme d’art du vitrail. L’original se trouve à Strasbourg. Cette représentation classique souligne la fonction première de l’art du verre. Il s’agit de traduire une lumière spirituelle qui traverserait la représentation d’une scène, très souvent empruntée à la Bible.
Il est difficile de ne pas remarquer l’influence de Chagall dans le travail de Laczynski. Ce dernier est littéralement tombé amoureux du travail de Chagall qu’il a découvert à la cathédrale de Chartres.
Selon l’endroit où l’on se place, la lumière ne traverse pas de la même manière l’œuvre. En plus d’être original, cette exposition permet au spectateur d’être un véritable acteur. Les installations et les dispositions nous obligent à parcourir de différentes manières chacune des œuvres. Nous n’avons pas la même vision et impression selon l’angle que l’on empreinte. À Chaque fois passage devant l’œuvre, on aperçoit de nouvelles couleurs et de nouvelles émotions.
Rares sont les expositions qui mettent en valeur l’art du verre. Je vous invite vivement à découvrir cette exposition originale qui se déroule dans les locaux de la galerie Art & Miss, jusqu’à la fin du mois.
Pour avoir une vision globale de l’exposition, vous pouvez lire l’article de Camille Jochaud du Plessix.
Behiye ALTAN, assistante galériste
Galerie Art & Miss
18:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Expo "L'Europe - l'arbre magique; il était une fois..." - Galerie Art & Miss - Du 13 au 31 Juillet 2011
Alors que l'Europe est présidée par le début du mois par la Pologne, la culture polonaise s'installe à Paris.
La galerie Art'et Miss accueille en ses murs "L'Europe et son arbre magique", une exposition du verrier et sculpteur Tomasz Laczynski, du 13 au 31 juillet 2011. Transparence et spiritualité marquent les grandes étapes de ce voyage européen. Les installations faites de verre guident dans une quête à la fois culturelle et spirituelle.
Le point de départ de cette exposition, c'est la France. La première installation est présentée à l'entrée de la galerie, "La liberté s'élève au-dessus des maisonnettes". Quelques habitations caractéristiques, des rappels de notre drapeau, participent à une mise en contexte. Puis, levant le regard, le spectateur découvre ce vitrail, reproduction du plus ancien portrait du Christ sur ce support et dont l'original est actuellement à Strasbourg. Enfin, il y a cette évocation de l'affaire Dreyfus, de la nuit qui a tout changé.
L'histoire juive jalonne le parcours proposé par l'artiste. Dans la série suivante, "Tout est Divinité » décline la transparence du blanc pour mieux mettre en lumière les souffrances du peuple juif en Europe. Tomascz Laczynski présente ainsi une partie de son travail sur les Douze Tribus d'Israël.
Le voyage se poursuit avec ce bleu vivifiant. C'est "Saragosse sous l'azur". L'artiste s'est approprié cette couleur, à la fois vive et profonde, caractéristique de la Méditerranée. Cet azur met en scène la force du taureau, la quiétude d'un arbre, à l'ombre duquel on peut se reposer du soleil. Mais il est temps de poursuivre le chemin, qui se fait récit.
Ce récit, c'est celui de la légende Marsyas qui défia Apollon à la lyre. Les muses ayant préféré l'air joué par Apollon, Midas décida de faire égorger Marsyas dont le cri perçant est inscrit dans la mythologie et l'oeuvre de verre de l'artiste. Avec Tomascz Laczynski, ce cri s'exprime par une transparence jaillissante.
Il mène vers "Les lunes oubliées". Ces lunes, multiples, témoignent chacune à leur manière des apports de l'immigration en Europe. C'est notamment l'occasion pour le sculpteur de rendre hommage à l'artiste et écrivain polonais, Joseph Czapski, qui a longtemps vécu à Paris.
Puis le chemin s'assombrit. La pièce noire de la galerie Art'et Miss devint abîme, avec "Le pèlerin des cimetières". Tomascz Laczynski y a installé une structure de bois à travers laquelle le visiteur peut entrer. Une sombre transparence se dessine. La structure donne de la force à l’œuvre, ainsi perceptible dans son aspect brut ou lisse.
Le parcours se termine dans la salle voûtée de la galerie. Descendant les marches, le spectateur découvrira « Les arbres de la ville sont plus tristes que les autres ». L’impressionnante installation se dresse sur diverses structures pour un point d'arrivée en Pologne. Dans une lumière dont la blancheur évoque une forme de pureté, on retrouve la famille, la religion... des thèmes marquants pour le sculpteur.
Le voyage de verre, de Tomascz Laczynski est une sorte de chemin spirituel à parcourir jusqu'au 31 juillet à la galerie Art'et Miss. Pour cette traversée européenne, pourquoi ne pas vos faire accompagner par l'une des miss de la galerie ? Elles se feront un plaisir de vous guider.
--
Camille Jochaud du Plessix
17:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.07.2011
Orlan, une artiste avant-gardiste?
À travers cet article, je souhaite vous faire découvrir ou redécouvrir l’artiste Orlan. J’ai connu cette artiste lorsque je préparais mon TPE pour mon épreuve de bac L, vous savez ce fameux Travail Personnel Dirigé ; j’avais pour thème « l’art corporel ».
Jamais je n’aurais pensé qu’une personne pouvait aller aussi loin dans l’atteinte au corps : elle est l’artiste que me choque le plus : en ce sens, elle a réussi son pari.

ORLAN, est une artiste française contemporaine s’exprimant au travers de différents supports : peinture, sculpture, installations, performances, photographies numériques, biotechnologies… Bien que son œuvre ne se résume pas à cela, ce sont les polémiques apparues autour de ses performances qui ont rendu Orlan célèbre.
Cette grande féministe s’est engagée pour dénoncer les violences faites aux corps, en particulier celui des femmes. Pour cela, son outil principal est son propre corps, lieu d’expérience et de débat public.
Grâce (ou à cause) de cette figure importante de l’art charnel, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur le rapport que nous avons à notre propre corps et les pressions que l’on subit au quotidien (publicité, politique, mode, banalisation de la chirurgie …). Au-delà de ces questions féministes, ORLAN nous permet de s'interroger sur le rôle même de l'art et de l'artiste et ce qu'est une oeuvre (de la provocation?, un corps charcuté?...).
Ainsi, lorsque nous faisons un feedback pour survoler l’histoire de l’art, on constate une recherche de la beauté, quelqu’en soient les mouvements et les différentes manières de la représenter. Orlan bouleverse tout. Ce bouleversement commence notamment avec son nom qui est en réalité ni un nom, ni un prénom, mais une désignation unipersonnelle. Ainsi, elle cherche à effacer les attributions classiques que l’on accorde aux deux sexes et nous faire réfléchir sur notre propre identité, notre place dans la société.
L’atteinte au corps a toujours été un sujet tabou est dérangeant. Je trouve son engagement louable, mais n’y a-t-il pas d’autres façons de sensibiliser? L’artiste doit-il se sacrifier ? Difficile de répondre, tant je suis partagée entre le rôle que doit avoir l’artiste dans notre société et la difficulté de définir l'art et de lui attribuer un rôle.
Et vous, êtes-vous prêt à sacrifier votre corps pour l'art? J'irais même plus loin, êtes-vous prêt à sacrifier votre corps pour un idéal ? Considérez-vous Orlan comme une artiste ? Je suis curieuse de connaître vos impressions et idées sur ce qu'elle fait... Alors chers amis, à votre clavier !
Behiye ALTAN, assistante galériste

23:31 Publié dans artistes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.06.2011
FASHION WEEK
C'est actuellement à la galerie Art&Miss!
Venez rencontrer les talentueux créatifs et découvrez leur créations!
Pour plus d'infos:
Galerie Art & Miss
14 Rue Sainte-Anastase, 75003 Paris
artetmiss@free.fr
01.42.71.79.07
www.artetmiss.fr
17:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.06.2011
Expo "L'Europe - l'arbre magique; il était une fois..."
En partenariat avec l'association Witraze 2000, la galerie Art'et Miss organise l'exposition 'L'Europe - l'arbre magique; il était une fois..." qui se déroulera du jeudi 14 au dimanche 31 juillet 2011.
Cette exposition qui aura lieu dans les locaux de la galerie Art'et Miss, porte sur le travail du talentueux verrier Tomasz Laczynski.
Venez nombreux au vernissage qui aura lieux le mercredi 13 Juillet 2011, à partir de 18 heures.

Pour plus d'informations:
Galerie Art'et Miss
14 Rue Sainte-Anastase, Paris 75003
Tél: 01.42.71.79.07
artetmiss@free.fr
http://www.artetmiss.fr
13:40 Publié dans Exposition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.06.2011
Derniers jours de l’exposition Photo « Olivier Billon et Sébastien Castillo »
L’exposition photo sur les réalisations d’Olivier Billon et Sébastien Castillo arrive bientôt à sa fin. Vous avez jusqu’au Samedi 10 juin 2011 pour découvrir leur travail. Zoom sur deux œuvres d'Olivier Billon.
Si Olivier Billon a su donner des textures incroyablement surprenantes et intéressantes à ses photos afin de retranscrire ses émotions, Sébastien Castillo, lui, s’épanouît dans un style urbain beaucoup plus fourni en images.

Sébastien Castillo nous transporte dans un rêve qu'il a su traduire avec rythme, dynamisme et originalité.
Comme pour la plupart de ses réalisations, l’artiste a mêlé entre trois et sept clichés différents. Ici, on peut voir un zoom sur des arbres dégarnis, une sculpture, un vieux bâtiment, un monument historique, des graffitis… Sébastien Castillo n’a pas peur de saturer ses œuvres et de réaliser des mélanges improbables jusqu’à obtenir un travail original et surprenant. Pour cela, il mêle différents styles, lieux et époques, comme à son habitude.
Contrairement aux autres photographies de l’artiste qui sont exposées dans la galerie Art’et Miss, les lignes ne sont pas géométriques mais arrondies. Ces formes se traduisent par des branches d’arbres qui donnent du mouvement et l’illusion d’une calligraphie ou encore d'un travail en dentelle. On a l'impression que les branches dansent et font vibrer la photo. Cette composition éveille notre curiosité et nous pousse à découvrir ce qui se cache à l'arrière-plan. Ce mystère se trouve-t-il au bout de cette lumière blanche qui semble divine?
La limite s’efface entre les formes serpentines des branches d’arbres et les graffitis puisqu’il est difficile de faire la distinction entre les deux. Une confusion se crée alors entre ces deux éléments. Sébastien Castillo fait de la nature la suite d’une reproduction artistique.
L’artiste, grâce à ce travail photographique, nous donne une vision différente du paysage urbain. Son art nous montre qu’il y a plusieurs façons de voir le monde et de s’émerveiller devant chaque élément qui nous entoure.

Dans la photo ci-dessus, l’artiste crée différents univers en utilisant la même technique de saturation et de superposition que la précédente.
Une atmosphère de mystère se dégage de cette œuvre : les éléments sont beaucoup plus distinctifs que d'autres photos, mais toujours drapés par une sorte de voile énigmatique.
Au premier plan, une sorte de brume vient effacer les couleurs, et se pose sur une scène urbaine, lui donnant un aspect fantasmagorique. Les lignes de forces de l’œuvre permettent de mettre la vie urbaine en valeur, donnant une impression de vie et de profondeur, mais au travers d’une dimension presque rêvée.
Il y a des vibrations de lumières qui font penser à une courbe sinusoïdale d’électrocardiogramme. Ces courbes rappellent par ailleurs le mouvement de rotation des roues du vélo. On remarque un cycliste qui entre dans le centre homothétique de la photo et se dirige vers la gauche où ces courbes sont de plus en plus amples; comme si la vie y était et qu'il tentait tant bien que mal de s'y accrocher. Notre regard suit le cycliste et s’oriente vers l’endroit le plus éclairé de la photo. Cette lumière semble presque divine.
Au mouvement des courbes, s’ajoutent les petites vagues d’eau qui viennent renforcer cette oscillation. Le cycliste se trouve juste au-dessus; ce qui rajoute de l’instabilité à la scène et renforce l’idée de mouvement.
L’artiste, grâce à ce travail photographique, nous donne une vision différente du paysage urbain. Son art nous montre qu’il y a plusieurs façons de voir le monde et de s’émerveiller devant chaque élément qui nous entoure.
Vous avez jusqu’au 10 juin 2001 seulement pour découvrir cette expo photo qui a lieu à la galerie Art’et Miss !
Behiye ALTAN
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Derniers jours de l’exposition Photo « Olivier Billon et Sébastien Castillo »
L’exposition photo sur les réalisations d’Olivier Billon et Sébastien Castillo arrive bientôt à sa fin. Vous avez jusqu’au Samedi 10 juin 2011 pour découvrir leur travail. Zoom sur deux œuvres d'Olivier Billon.
Tout d’abord, la photo « Pendant la chaleur du jour » d’Olivier Billon. Cette photo a été prise dans le désert sud algérien.
Cette oeuvre résulte d’une superposition de deux photos ; l’une prise en noir et blanc, l’autre étant une photo de mur abîmé. Ce mélange donne un résultat surprenant.
Dans la moitié supérieure du tableau, des rayures dominent le ciel et animent ce désert. Elles insufflent une certaine dynamique, rajoutent du mystère et perturbent ce paysage calme. Cette tension qui naît de ces rayures s’accentue par un fort contraste de couleurs chaudes et froides.
Cette photo est une très belle démonstration d’une juxtaposition réussie entre des couleurs chaudes et froides. Cette association de couleurs complémentaires permet à chacune d’entre elles de s’intensifier réciproquement et de donner de la luminosité au tableau. Elles forment un magnifique dégradé de bleu, de couleur ocre et marron.
Dans cette réalisation, l’artiste crée une harmonie grâce à une répartition équilibrée des couleurs donnant un aspect très lumineux à l’oeuvre. Sa volonté n’est pas de s’éloigner d’une représentation objective de la nature mais d’accentuer les contrastes de celle-ci afin de retranscrire la magie de ces lieux et de créer une poésie. Dans un tel paysage, il empreinte le chemin d’une quête spirituelle qu’il nous transmet à merveille. Pour Olivier Billon, la photographie est un moyen de garder une trace de ses émotions et de son passage dans ce désert.
Dans cette autre photo intitulée « Naguère », Olivier Billon recourt à la même technique, la superposition de deux photos. Comme dans la précédente, on peut y voir des canyons qui forment des montagnes imposantes. Mais une autre atmosphère se dégage de celle-ci.
En effet il est important de souligner l’importance des couleurs qui peuvent changer notre perception d’une photo. Contrairement à la photo intitulée "Pendant la chaleur du jour" où le photographe privilégie des couleurs chaudes et froides avec des contrastes forts, ici, Olivier Billon fait l'éloge d'un surprenant dégradé de gris.
Ce choix de couleurs et de travail des matières donne l’impression d’une vielle photo, abîmée par le temps. On se plonge alors dans une contemplation sans fin et une quête spirituelle.
Ce qui est d’autant plus surprenant c’est que nous avons la sensation qu’il a plu dans le désert ou que la photo est tombée et a pris la pluie. Olivier Billon a su donner un aspect froid à ce paysage, avec une vision presque hivernale d’un environnement plongé dans la fournaise. On se demande alors où l’on se trouve : dans le désert ou dans une carrière avec des montagnes de gravats ?
À travers ces deux photos, on découvre une approche différente de la nature, de notre environnement et de la superposition d’images. Olivier Billon partage avec nous ses émotions qu'il a su retranscrire de manière originale et mystérieuse.
Vous avez jusqu’au 10 juin 2001 seulement pour découvrir cette expo photo qui a lieu à la galerie Art’et Miss !
Behiye ALTAN
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03.06.2011
EXPOSITION PHOTO – Olivier BILLON & Sébastien CASTILLO - Galerie Art' et Miss
Du 1er au 10 Juin 2011, la galerie Art’et Miss souhaite vous convier à l’expo photo qu’elle organise sur le travail de deux photographes à l’approche et au style différents.
Tout d’abord, Olivier Billon vous invite à une évasion dans le mystère du Sahara Algérien, il a dû saisir l’aspect mystérieux du désert afin de nous convier à partager cette atmosphère unique.
En voyant ces photos, qui peut s’imaginer un instant que l’artiste a travaillé à partir de photos en noir et blanc ? Celles-ci ont ensuite été scannées afin de les retravailler en ajoutant des couleurs. Olivier Billon les a retravaillées jusqu’à retranscrire les sensations vécues là-bas, les émotions ressenties. Ainsi, ces photos que nous pouvons voir sont le résultat de plusieurs heures de travail à essayer de retrouver la magie de ces paysages d’exception. Un certain mystère et une belle poésie se dégagent de ces photos et nous mènent vers un ailleurs lointain. On se perd alors dans ces canyons imposants et ce paysage sans fin.
Olivier Billon complexifie son travail en superposant des matières à ses photos. Il conjugue ses œuvres avec du métal, des nuages, ou encore du béton ; ce qui donne des textures incroyablement surprenantes et intéressantes. Cette superposition ne nuit en rien à l’image de départ, au contraire. Elle est là pour souligner les contours et les formes, rajouter de la profondeur, donner de la texture et du mystère. On doute alors de la matière, tant certaines photos ressemblent à des peintures. Ce qui nous oblige à nous rapprocher de la photographie, l’observer de près. On a alors envie de la toucher pour comprendre la technique utilisée.

« Depuis le matin jusqu’au soir »

« J’étais absent »
Si sa photo « Depuis le matin jusqu’au soir » donne l’impression d’un travail à l’aquarelle, celle nommée « J’étais absent » nous plonge dans une réalité de terre aride et sablonneuse. Ce qui nous interpelle dans ces séries de photographies, ce sont la multiplicité des couleurs, des contours et des formes. Ainsi, les contrastes de couleurs permettent de faire vibrer les photos. Tandis que grâce aux superpositions de formes, c'est le désert qui prend vie sous nos yeux.

« Je suis las »
« Je suis las » semble être un cliché sorti d’un vieux film avec un encadré en noir des couleurs chaudes et des canyons imposants. Ces couleurs ocre, rouge et jaune sont également visibles dans les photographies « Nous n’avons rien trouvé si ce n’est la trace d’un lion », « Qui te possède ? », « Un d’entre eux ».
L’aspect mystérieux est renforcé par les inscriptions en Tamachek figurant au bas des photos. Les phrases de cette langue Touareg issues d’un ouvrage rédigé par un ancien colonel, permettent de rajouter de la force et du mystère à la photo. On ne peut s’empêcher de s’interroger alors sur le sens de ces phrases et rester contemplatif devant des vues aussi saisissantes.
Si Olivier Billon s’attache à des émotions ressenties lors de ses voyages dans le désert, Sébastien Castillo, lui, s’épanouît dans un style urbain plus explosif, osé et aux formes géométriques. Dans cette exposition, la photographie est donc la rencontre de deux visions et tempéraments différents. De même que pour les photos d’Olivier Billon, il est impossible de rester indifférent au travail de Sébastien Castillo.
Bien que ce jeune photographe travaille aussi sur la superposition des clichés et des images, son style est tout autre. Son style audacieux mêle de trois à six, voire sept clichés afin de rendre un travail unique.

Les couleurs sont vibrantes, les formes géométriques, les superpositions à la fois improbables et complémentaires. L’artiste mêle des gros plans d’éclaboussures de peintures prises dans des classes d’arts plastiques, des photos prises lors de ses voyages (en Turquie par exemple) et d’expositions. Ne soyez pas surpris de ne pas voir de nom pour ces photos, mais donnez libre place à votre imagination pour les trouver vous-même.

La photographie de la momie mêle différents clichés pris lors de l’exposition Post-Mortem dédié au rituel mortuaire romain (Lyon) ainsi que des paysages urbains et montagneux. On peut y voir le squelette d’une femme avec son reflet, un gros plan de montagne avec une fracture géométrique. Le mélange d’images et d’espaces contradictoires crée une perspective et une illusion de plan.

Le cliché de la montagne est réutilisé de façon inversée dans la photo prise dans l’église Sainte Sophie à Istanbul avec différents individus. Cette réutilisation d’une même image répond à la volonté de l’artiste de donner de la cohérence à un grand ensemble d’images à travers un travail en série. Cette répétition donne une musicalité et du rythme aux différentes œuvres.
La reprise d’un même motif est aussi là pour représenter différents éléments urbains. Un escalier peut être là en tant que tel ou représenter une roue, un grillage de prison ou une cage de hamster. Tout dépend de la vision de l’artiste et de la façon d’utiliser les clichés et les prises de vue.
Il y a donc une variation entre des thèmes et des aspects différents ; ce qui laisse place à des croisements de styles inattendus. L’artiste mélange des photos de villes occidentales avec des sculptures mésopotamiennes et permet la rencontre entre un monde oriental antique et un monde occidental urbain ; ce qui rend l’ensemble harmonieux.
L’harmonie réside également dans le cadrage, les couleurs ou les formes géométriques. Alors que certaines photos sont dominées par des formes rectangulaires ou linéaires, d’autres le sont par des formes rondes.

Dans une ambiance urbaine, l’Homme est naturellement présent mais comme effacé, presque invisible, faisant corps avec ce qui l’entoure. L’homme n’est donc pas oublié mais réduit, il est comme dominé. Il semble être dépassé par cet espace.
Behiye ALTAN
17:24 Publié dans artistes, Blog, Exposition, Vernissage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : expo, exposition, photo, photographie, homme, invisible, oublié, réduitsébastien castillo, olivier billon, galerie, art' et miss, sahara, algérie
24.04.2011
Les femmes d'Ingrid

Ingrid est une artiste polyvalente, ses techniques et ses thèmes en attestent, mais pour l'exposition "L'art au féminin" il était tout naturel de choisir "ses femmes", elles exprimant force et sensualité, leurs regards troublants captent notre attention, nous attirent et une complicité magique semble s'établir entre elles et nous.
A voir jusqu'au 30 avril à la Galerie Art'et Miss
15:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femme
07.04.2011
L'art au féminin
"Les femmes sont comme le suspens. Plus elles éveillent l'imagination, plus elles suscitent d'émotion". Ce mois d'avril, la galerie Art'et Miss lève le rideau sur l'Art au féminin. On pourrait penser qu'elle s'est donné pour mission d'illustrer ce trait d'esprit d'Alfred Hitchcock. Il y a nombre de lieux communs sur les femmes, la femme. Quand on y pense, tous mènent à deux constats. Les femmes sont force et énergie. Elles sont aussi douceur et sérénité.
La sérénité, Eliane Hurtado l'exprime au travers du Japon. Les rouges passent de doux à profonds, soulignés de bleu, les branches de bambou s'entrecroisent. Dans un angle un morceau de la toile s'est détaché. Ce carré forme un tout qui ne doit sa présence qu'à l'œuvre qui l'entoure. Rien d'étonnant à l'idée que l'artiste soit allée exposer ses toiles jusqu'au pays du Soleil Levant.
L'Asie est également une source d'inspiration pour Saksik. Formes généreuses, rondeurs expressives, les sculptures de l'artiste sont langoureuses. Dans des positions tendres et aguicheuses, c'est une féminité lascive et calme que l'artiste révèle avec ces silhouettes de bronze. Le choix de ce matériau inscrit ces petites statues dans une forme de plénitude et de légèreté.
Le chemin vers l'absolu est une sorte de quête pour l'artiste québécoise Leroux. La pierre confie ses secrets à l'artiste qui lui donne corps au travers de ses sculptures. La finesse de ces personnages aux traits amérindiens révèlent le temps passé à se découvrir dans la création. Le temps est pour elle une notion importante. L'art est un moyen de laisser une trace de ce court passage qu'est la vie dans l'éternité.
Valérie Gaugeac, elle aussi, fait le choix d'une matière unique : la sanguine. Cette craie rouge terre, que Poussin, David et Ingre ont portée à son apogée au XVIIIème siècle, l'artiste se l'approprie. Sous ses traits de sanguine, naissent des personnages poétiques dont les pensées étoilées sont emportées par le vent. Cette douceur donne envie d'un doux rêve, réchauffé par le ton ocre rouge des dessins.
On se rapproche alors de l'image maternelle et rassurante. Celle que Tsila Goldstein nous a habitué à voir jusqu'à présent. Celle qui protège, avec tissus et dentelles, dont elle couvre sa progéniture et dont elle se pare pour exprimer la féminité blanche qu'on lui autorise. C'est celle qui témoigne et qui transmet. Cette fois-ci, plus besoin de toile, le tissu se suffit à lui-même.
Mais une femme voit passer plusieurs étapes dans sa vie. Cette exposition est l'occasion de découvrir une nouvelle facette du travail de l'artiste israélienne : il est temps d'être femme, pour soi.
Douces et sereines, les femmes n'en sont pas moins solides, affirmées et vigoureuses. Au cours de cette exposition sur l'art au féminin, ce sont Véronique Latil-Lévy, Ingrid, Tiziana Pavan, Madeleine Fjärilsdotter, Myriam Rueff, Anita Fleerakers et Veronica Priehodova illustreront la féminité dans son dynamisme et sa force.
Découvrez l'Art au féminin, à la galerie Art'et Miss, jusqu'au 30 avril 2011. Le vernissage, en présence des artistes, aura lieu samedi 9 avril 2011, à partir de 18h.
Camille du Plessix
00:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : féminin, art
06.04.2011
Retour à Notre Enfance
Les oeuvres de Valérie Gaugeac nous rappellent ce qu’on a perdu, ou décidé d’oublier, depuis la fin de notre enfance - nos capacités à regarder le monde avec émerveillement et fantaisie, avec optimisme et innocence. Elle évoque les images familières, les images des bonnes fées, des enfants aventuriers, et des magiciens sages des contes de fées, pas pour chercher l’enfance perdu, mais pour retrouver notre confiance dans un monde de plus en plus blasé.
En utilisant une seule technique, la sanguine, l’artiste apporte une simplicité à ses oeuvres en écho avec les images évoquant du Petit Prince. L’essentiel n’est pas dans maîtrise d’une technique parfaite, mais son oeuvre est dans la maîtrise de l’art de la narration. En simplifiant l’acte de la création, c’est l’histoire qui est au centre du spectacle. À son avis, la sanguine est évocatrice du sang, l’élément de base du corps vivant et symbole le plus tangible de la vitalité. Les mouvements des personnages incarnent cette idée lorsqu’ils défient les lois de la réalité et de la gravité. Les personnages rarement sont tirés au bas du tableau ; rarement, ils gardent leurs pieds sur terre. Ils flottent plutôt librement dans l’espace, sans gravité, vers le centre ou les coins d’un tableau. Leurs bras sont tendus, leurs regards évitent la gravité du spectateur; leurs figures sont rendues en profil avec les yeux vers le haut du tableau, vers les étoiles et la lune qui sont omniprésentes dans les oeuvres. C‘est à ce moment, quand le spectateur jette un coup d’œil dans la même direction, que l’artiste pose sa question : En tant qu’adultes, pourquoi arrête-t-on de regarder le ciel, quand cesse-t-on de tendre les bras vers le monde? Pendant notre enfance, on a toujours regardé la ciel, en imaginant les images dans les nuages, an attendant de voir une étoile filante ou le réveil de la lune. On a passé du temps en pensant et en regardant le monde autour de nous. À travers les yeux d’un enfant, on imagine un monde ouvert et plein de bonheur. Quand on abandonne notre enfance à l’âge adulte, on perd cette vision de l’enchantement, de fantaisie, on voit le monde comme une série de pièges et de guerres, un monde plus malveillant que gentil. Mais, l’art de Valérie Gaugeac nous montre que tout n’est pas perdu, qu’il y a toujours de l’émerveillement dans le monde, on doit seulement ouvrir les yeux.
Valérie Gaugeac expose dans « L’art au Féminin », exposition collective à la galerie Art’ Et Miss du 3 avril au 30 avril 2011. Le vernissage aura lieu 9 avril à 18h.
Par Jordanne Ryan, assistant galeriste
12:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.03.2011
Une Histoire Visuelle de Femme
Tsila Goldstein revient pour sa deuxième exposition à la galerie Art’ Et Miss dans l’exposition « L’art au Féminin » en avril. Dans son exposition précédente, « La Dentellière », elle a exploré les rapports entre les femmes et leurs vêtements. Elle a exploré l’idée que les vêtements agissent comme une sorte de déguisement, une façon de cacher la femme dans son rôle social en tant que femme au foyer, la gardienne de sa famille. Les vêtements portent une notion d’oppression pour la femme ; ils cachent ses sentiments, ses réalités : son chagrin, sa douleur, sa déception. Goldstein a utilisé les textes sur le comportement propre des femmes pour faire avancer l’idée que la femme parfaite, la femme cultivée, heureuse, bien tenue, et bien élevé, n’est pas nécessairement réel. Mais, inspirée par « Une Chambre à Soi » de Virginia Woolf, elle cherche à mettre en balance l’idée que les vêtements sont les prisons avec l’idée que les femmes peuvent trouver un refuge. Les vêtements peuvent être un choix non pour être caché à la société, mais pour se cacher elle-même des autres, pour avoir un espace privé et intime pour elle-même.
Pour l’exposition d’avril 2011, elle renonce à mettre en balance les obligations des femmes à leurs familles et à elle-même pour proposer une histoire visuelle des obligations des femmes imposées par la société avant qu’elle n’ait commencé à trouver sa voie dans le monde. Dans sa série, la femme est toujours la gardienne de sa famille ; il lui est imposé de s’occuper des besoins de sa famille au lieu de ses propres besoins. Chaque œuvre est titrée par une vertu féminine- les principes, la beauté, l’honnête- et par la réalité d’une femme idéale- le chagrin et le manque d’expression. Même, l’idée de la Dentellière apparaît comme le cœur et les muscles de la famille au détriment d’elle-même. Lorsqu’elle a rendu les idées de sa série « La Dentellière » en utilisant les vêtements, la littérature, et le peinture à l’huile sur toile, Goldstein opte pour raconter l’histoire des femmes par les symboles de son passé. L’utilisation de ces matériaux créé un sens du passé ; les fleurs provoquent la délicatesse, la féminité, mais le fait qu’elles soient séchées communique l’idée de vieillerie, d’être coincé dans la passé. Avec le brûlage du tissu au fer à repasser, Goldstein faire une déclaration sur le passé, sur l’idée de la femme qui s’occupe de sa maison et la frustration d’être à l’étroit dans une vie purement domestique. Bien que ce soit une histoire de femme, ce n’est pas sans subjectivité. L’artiste crée des oeuvres du point de vue d’une femme piégée par les règles sociales ; le brûlage est un cri de frustration alors que l’encre exprime un moyen pour la femme de commencer, enfin, à exprimer ses sentiments. Cette série est parallèlement le prélude et la suite de sa série « La Dentellière » - c’est le commencement d’un commentaire sur l’ancien rôle des femmes et un nouveau point de vue sur le présent et le futur de la femme sur sa féminité dans la société abordée dans « La Dentellière ».
Tsila Goldstein sera exposée dans « L’art au Féminin », exposition collective à la galerie Art’ Et Miss du 3 avril au 30 avril 2011. Le vernissage aura lieu samedi 9 avril à 18h.
Par Jordanne Ryan, assistant galeriste
17:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
De la pellicule à la toile, Mikola Belous sublime le cinéma par la peinture
Du 10 au 31 mars 2011, l’artiste ukrainien Mikola Belous présente Inversion à la galerie Art’et Miss. Focus sur un artiste qui hégire le mélange des genres en art à part entière.
Des salles obscures au coup de pinceau
Porté par une réflexion sur le devenir de l’art contemporain, le travail de Mikola Belous est emprunt de son intérêt pour le cinéma. Avant-garde des années 1920 ou films plus récents, l’artiste considère le cinéma comme une sorte de point de départ, un prototype de ses travaux. Il réinvente le storyboard au travers de séries qui n’ont jamais si bien porté leur nom. Hors de toute approche narrative, l’image et sa lumière trouvent de nouvelles couleurs. Signature et date des œuvres apposées en haut et en bas de chaque réalisation, sur papier ou toiles sur toute la largeur placent immédiatement le visiteur dans cette idée de storyboard.
A titre d’exemple, cette approche est illustrée à la galerie Art’et Miss par Légèreté. Cette série, inspirée de l’Insoutenable Légèreté de l’Etre, ouvrage de Milan Kundera porté à l’écran par Philippe Kaufman. Juliette Binoche, rôle principal du film, rencontrée par Mikola Bilous à la galerie Teshk en 2010, est, de fait, la protagoniste de la série.

Photographer - 2010
Donner à voir, faire percevoir
On ressent, dans le travail de l’artiste, une forme de sagesse. Elle ne saurait être entendue au sens moral, au regard des scènes du cinéma soviétique réalisées dans une approche pop. Un brin provocateur, non ? Cette sagesse est celle de l’expérience, de la connaissance. On parle souvent de savoir-faire. Mikola Belous invite au savoir-voir. Voir pour apprendre de ses maîtres, voir pour entrer dans une démarche méditative, voir, encore, pour donner à voir. Une formation académique et une quasi décennie d’enseignement la l’Université Nationale Technique de Poltava ont permis à Nikolai Belous de développer une connaissance unique de la couleur. Maitrise des tons, de la saturation et des proportions permettent à l’artiste de mettre les couleurs en action pour redonner son mouvement à l’image cinématographique.
La question de la perception est importante dans le travail de l’artiste : la rapport cinéma/art n'a pas pour seul but le résultat visuel. Mikola Bilous voit plus loin ou du moins autrement. Le cinéma est selon lui une ombre de la réalité, joue le rôle de filtre. Et puis, la perception, il en est question de manière "pratique". L'artiste, par son travail sur les formes, parfois presque abstraites au premier regard. Prendre un peu de recul suffit à voir se détacher silhouettes et richesse des détails, à lire cette réalité filtrée.
Jusqu'au 31 mars,2011, à la question "Et si on se faisait une toile?", pourquoi ne pas réponde : "Bonne idée, allons à la Galerie Art'et Miss voir le travail de Mikola Belous!"
A découvrir également dans le cadre de cette exposition : un hommage au Che, une série sur la danse, des scènes de vie à l'époque soviétique, ...
Camille du Plessix
Rédactrice Art
13:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ukraine, peinture, binoche













