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  • « L’Europe – L’arbre magique ; il était une fois …» - Focus sur la salle noire

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    Après vous avoir fait un focus sur la représentation de la France par Tomascz Laczynski, laissez-moi vous présenter désormais la salle noire de la galerie Art & Miss.

     

    Cette partie de l’exposition est sans doute celle qui m’a le plus plu. Dans cette salle, l’artiste a effectué une installation intitulée « Le pèlerin des cimetières ». Celle-ci est composée de deux ensembles de panneaux :

    -       « Je danse dans l’abîme »

    -       « L’âme noire du monde ».

     

    Dès que nous entrons dans cette salle, nous avons l’impression d’être réduit à un simple atome dans l‘univers. « Je danse dans l’abîme » évoque un trou avec des éclats de verre, tandis que « l’âme noire du monde » ressemble à des galaxies.

     

    P1130653.JPG« L’âme noire du monde » est un grand panneau en verre réalisé à partir d’une palette de couleur très réduite : du noir. Seulement le fond de l’œuvre est en noir, la couche supérieure est transparente. Cette couche est tellement épaisse et bien travaillée qu’elle adopte la couleur de la lumière qui la traverse, dans cette exposition, elle est blanche.  Ce panneau, comme tous les autres, est le témoin de l’intérêt de l’artiste pour la lumière, les transparences, ainsi que des motifs qui semblent flotter dans le vide.

     

    Au-delà de notre ébahissement face à un travail aussi technique, il est difficile de ne pas se trouver en position de songeur.

    En effet, cette œuvre représente l’abîme; ce gouffre à la fois très profond et fragile qui serait à l’image du mal-être de l’homme.

    Ainsi, l’artiste cherche à nous faire méditer, nous, Hommes, petits êtres quasi-insignifiants dans cet univers. On s’interroge alors sur l’intitulé de cette oeuvre, « L’âme noire du monde » : s’agit-il en réalité de l’âme noire de l’Être ? Ou tout simplement, la représentation du Mal ? Effectivement, ces motifs en relief évoquent des grenades, des bombes, des matraques… Rien de très positif qui souligne la sensibilité de l’artiste face aux conflits qui déchirent des peuples et tuent chaque jour des innocents.

    Face à cette oeuvre, nous devenons de véritables pèlerins à la quête de notre identité, du sens que nous souhaitons donner à notre existence, au monde qui nous entoure. Ou plutôt de l’Univers.

     

    P1130668Le voyage devient plus gai lorsque l’on se retourne pour découvrir l’installation nommée « Je danse dans l’abîme ». Cette série porte très bien son nom puisque le verrier a mis en place une installation qui nous permet d’être actif face à l’œuvre en le parcourant à travers deux entrées.

     

    Il s’agit d’un ensemble de neuf panneaux en verre, d’environ 70*50 cm. L’installation nous permet de voir les œuvres sous différents angles et c’est ce qui fait la force de cette série. Une œuvre est totalement différente selon l’endroit où l’on se place, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’installation. Les couleurs ne vibrent pas de la même manière, la lumière qui brise le panneau est tout aussi changeante. Cette possibilité de jouer avec la lumière, les transparences, les couleurs donne beaucoup de vie à l‘œuvre, malgré le fait qu’elle soit figée par cette structure en bois qui le maintient.

     

    Cette installation émeut d’autant plus que l’on se sent réellement pris en considération par l’artiste. En effet, T. Laczynski a mis en place un parcours permettant au spectateur de voir l’œuvre sous toutes ses formes et tous les angles. Il est ainsi au centre de la réalisation et acteur de ce qu’il voit.

     

    De l’extérieur, les œuvres paraissent lisses et brillantes. Nous sommes agréablement surpris de découvrir l’envers du décor. A l’intérieur de l’installation, nous sommes face au côté brut, non poli, presque granuleux. L’avant et l’arrière du panneau sont tellement différents que nous sommes pris d’envie de toucher l’oeuvre, ou doit-on dire plutôt ces deux œuvres en un ?

     

    P1130655 P1130654
     Recto    Verso

     

     P1130656Ce travail est d’autant plus remarquable que le maître verrier a utilisé, avec une grande habilité, et beaucoup de créativité, des feuilles d’or. Ces feuilles qui paraissent si fragiles flottent dans ces panneaux pour toujours, puisque parfaitement incrustées dans le verre. Ces feuilles d’or suspendent, volent. Elles permettent de donner de la couleur et d’effectuer des contrastes assez frappants. La lumière qui la traverse est encore plus étincelante et vive.

     

     

     

    Une images vaut mille mots alors je vous laisse déguster celles qui vont suivre !

     

    Je vous invite très vivement à découvrir une exposition hors du commun qui se déroule à la galerie Art & Miss. Vous pouvez rencontrer l’artiste toute la journée du Samedi 30 Juillet 2011, dernier jour de l’exposition. Ne manquez le pot de clôture en sa présence.

     

    Behiye ALTAN

    Assistante galériste

    Galerie Art & Miss

    www.artetmiss.fr

    artetmiss@free.fr

    Tél : 01.42.71.79.07

     

     

     

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  • « L’Europe – L’arbre magique ; il était une fois …» - Focus sur la salle noire

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    Après vous avoir fait un focus sur la représentation de la France par Tomascz Laczynski, laissez-moi vous présenter désormais la salle noire de la galerie Art & Miss.

     

    Cette partie de l’exposition est sans doute celle qui m’a le plus plu. Dans cette salle, l’artiste a effectué une installation intitulée « Le pèlerin des cimetières ». Celle-ci est composée de deux ensembles de panneaux :

    -       « Je danse dans l’abîme »

    -       « L’âme noire du monde ».

     

    Dès que nous entrons dans cette salle, nous avons l’impression d’être réduit à un simple atome dans l‘univers. « Je danse dans l’abîme » évoque un trou avec des éclats de verre, tandis que « l’âme noire du monde » ressemble à des galaxies.

     

    P1130653.JPG« L’âme noire du monde » est un grand panneau en verre réalisé à partir d’une palette de couleur très réduite : du noir. Seulement le fond de l’œuvre est en noir, la couche supérieure est transparente. Cette couche est tellement épaisse et bien travaillée qu’elle adopte la couleur de la lumière qui la traverse, dans cette exposition, elle est blanche.  Ce panneau, comme tous les autres, est le témoin de l’intérêt de l’artiste pour la lumière, les transparences, ainsi que des motifs qui semblent flotter dans le vide.

     

    Au-delà de notre ébahissement face à un travail aussi technique, il est difficile de ne pas se trouver en position de songeur.

    En effet, cette œuvre représente l’abîme; ce gouffre à la fois très profond et fragile qui serait à l’image du mal-être de l’homme.

    Ainsi, l’artiste cherche à nous faire méditer, nous, Hommes, petits êtres quasi-insignifiants dans cet univers. On s’interroge alors sur l’intitulé de cette oeuvre, « L’âme noire du monde » : s’agit-il en réalité de l’âme noire de l’Être ? Ou tout simplement, la représentation du Mal ? Effectivement, ces motifs en relief évoquent des grenades, des bombes, des matraques… Rien de très positif qui souligne la sensibilité de l’artiste face aux conflits qui déchirent des peuples et tuent chaque jour des innocents.

    Face à cette oeuvre, nous devenons de véritables pèlerins à la quête de notre identité, du sens que nous souhaitons donner à notre existence, au monde qui nous entoure. Ou plutôt de l’Univers.

     

    P1130668Le voyage devient plus gai lorsque l’on se retourne pour découvrir l’installation nommée « Je danse dans l’abîme ». Cette série porte très bien son nom puisque le verrier a mis en place une installation qui nous permet d’être actif face à l’œuvre en le parcourant à travers deux entrées.

     

    Il s’agit d’un ensemble de neuf panneaux en verre, d’environ 70*50 cm. L’installation nous permet de voir les œuvres sous différents angles et c’est ce qui fait la force de cette série. Une œuvre est totalement différente selon l’endroit où l’on se place, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’installation. Les couleurs ne vibrent pas de la même manière, la lumière qui brise le panneau est tout aussi changeante. Cette possibilité de jouer avec la lumière, les transparences, les couleurs donne beaucoup de vie à l‘œuvre, malgré le fait qu’elle soit figée par cette structure en bois qui le maintient.

     

    Cette installation émeut d’autant plus que l’on se sent réellement pris en considération par l’artiste. En effet, T. Laczynski a mis en place un parcours permettant au spectateur de voir l’œuvre sous toutes ses formes et tous les angles. Il est ainsi au centre de la réalisation et acteur de ce qu’il voit.

     

    De l’extérieur, les œuvres paraissent lisses et brillantes. Nous sommes agréablement surpris de découvrir l’envers du décor. A l’intérieur de l’installation, nous sommes face au côté brut, non poli, presque granuleux. L’avant et l’arrière du panneau sont tellement différents que nous sommes pris d’envie de toucher l’oeuvre, ou doit-on dire plutôt ces deux œuvres en un ?

     

    P1130655 P1130654
     Recto    Verso

     

     P1130656Ce travail est d’autant plus remarquable que le maître verrier a utilisé, avec une grande habilité, et beaucoup de créativité, des feuilles d’or. Ces feuilles qui paraissent si fragiles flottent dans ces panneaux pour toujours, puisque parfaitement incrustées dans le verre. Ces feuilles d’or suspendent, volent. Elles permettent de donner de la couleur et d’effectuer des contrastes assez frappants. La lumière qui la traverse est encore plus étincelante et vive.

     

     

     

    Une images vaut mille mots alors je vous laisse déguster celles qui vont suivre !

     

    Je vous invite très vivement à découvrir une exposition hors du commun qui se déroule à la galerie Art & Miss. Vous pouvez rencontrer l’artiste toute la journée du Samedi 30 Juillet 2011, dernier jour de l’exposition. Ne manquez le pot de clôture en sa présence.

     

    Behiye ALTAN

    Assistante galériste

    Galerie Art & Miss

    www.artetmiss.fr

    artetmiss@free.fr

    Tél : 01.42.71.79.07

     

     

     

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  • L’Europe – L’arbre magique ; il était une fois …» - Focus sur la France - Galerie Art & Miss - Du 13 au 31 Juillet 2011

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    À l’occasion de la présidence polonaise à la tête de l’Union Européenne, la galerie Art’et Miss, en collaboration avec l’association Witraze, met en valeur le travail d’un artiste verrier polonais. Cette exposition qui a lieu du 13 au 31 Juillet 2011 est un réel hommage à l’art du vitrail, trop souvent oublié ou négligé par les galeries et les musées, à tort.

    L’auteur de cette exposition est Tomascz Laczynski ; un artiste qui nous impressionne tant par sa connaissance de la tradition judéo-chrétienne et l’histoire de l’Europe, que par sa maîtrise de l’art du verre. Les idées théologiques sont largement présentes dans son travail, mettant en évidence sa connaissance profonde de la Bible.

    Ce verrier passionné passe plusieurs heures à faire fondre le verre, le polir, le tailler, réaliser les différentes couches avec les divers motifs ou couleurs. Il élabore lui-même ses techniques afin de créer une œuvre unique que nous pouvons installer aussi bien comme une sculpture ou un tableau (avec l’encadrement et le socle qu’il réalise sur mesure).

    vasque.png

    Dans une approche à la fois traditionnelle et moderne, l’artiste joue à volonté sur les couleurs, les tailles, les dimensions, les lumières, ainsi que des formes abstraites ou figuratives. Il ne s’agit pas d’un simple travail du verre ; l’artiste réalise de véritables sculptures et tableaux à travers cette matière. Ce maître verrier va encore plus loin en réalisant par exemple des œuvres en verre décoratif comme la vasque dorée, réalisée à partir de feuilles d’or ainsi que son siphon en plaqué or.


    Cet européen convaincu a tracé un parcours très intéressant qui se décline en six parties :

    -       « Tout est divinité »

    -       « La liberté s’élève au-dessus des maisonnettes »

    -       « Saragosse sous l’azur »

    -       « Les lunes oubliées »

    -       « Les arbres de la ville sont plus tristes que les autres »

    -       « Les pèlerins des cimetières ».

    Dès que l’on pénètre dans la galerie, nous découvrons un univers particulier, un monde nouveau, rarement mis en valeur. Celui-ci nous interpelle par sa transparence, sa fragilité et robustesse, mais aussi son aspect illuminé. Ce monde est celui qui rend hommage aux multiples couleurs, formes et intensité de lumière.

    Le verrier a créé un grand nombre d’œuvres spécialement conçu pour cette exposition. Pour cela, il s’est inspiré des racines culturelles et religieuses de l’Europe. « La liberté s’élève au-dessus des maisonnettes » en est une illustration parfaite. Je souhaite attirer votre attention sur cette collection car elle embrasse les différentes facettes de son travail.

    maisons.png

    L’artiste a effectué une mise en scène originale. Il représente aussi bien les bâtiments haussmanniens, les couleurs de la France, l’affaire Dreyfus, la reproduction de la plus ancienne représentation de Jésus sous forme de vitrail (qui se trouve au musée de l’Oeuvre Notre-Dame de Strasbourg). dreyfus.png


    L’affaire Dreyfus est un événement qui a marqué la Troisième République et ébranlé la France pendant douze ans, de 1894 à 1906. Nous pouvons apercevoir le pas de celui qui est accusé d’avoir volé des documents secrets français pour les livrer à l’Empire allemand. Pour cette représentation, l’artiste a réalisé un panneau dans des couleurs chaudes.


    drapeau.png

    La grande installation qui peut faire penser à un paravent est une articulation de plusieurs panneaux représentant les couleurs de la France. Le drapeau n’est pas représenté en tant que tel. Ces couleurs vives sont en éclats, figées dans un bloc de verre. Cette installation fait ainsi penser aux mosaïques que nous pouvons voir dans les églises, cathédrales ou basiliques. À travers cet exemple, on constate toute la spiritualité qui traverse l’œuvre de l’artiste polonais.

    Christ.png

    Cette spiritualité demeure également dans la reproduction de la plus ancienne représentation de la figure du Christ sous forme d’art du vitrail. L’original se trouve à Strasbourg. Cette représentation classique souligne la fonction première de l’art du verre. Il s’agit de traduire une lumière spirituelle qui traverserait la représentation d’une scène, très souvent empruntée à la Bible.

    Il est difficile de ne pas remarquer l’influence de Chagall dans le travail de Laczynski. Ce dernier est littéralement tombé amoureux du travail de Chagall qu’il a découvert à la cathédrale de Chartres.

    Selon l’endroit où l’on se place, la lumière ne traverse pas de la même manière l’œuvre. En plus d’être original, cette exposition permet au spectateur d’être un véritable acteur. Les installations et les dispositions nous obligent à parcourir de différentes manières chacune des œuvres. Nous n’avons pas la même vision et impression selon l’angle que l’on empreinte. À Chaque fois passage devant l’œuvre, on aperçoit de nouvelles couleurs et de nouvelles émotions.

    Rares sont les expositions qui mettent en valeur l’art du verre. Je vous invite vivement à découvrir cette exposition originale qui se déroule dans les locaux de la galerie Art & Miss, jusqu’à la fin du mois.

    Pour avoir une vision globale de l’exposition, vous pouvez lire l’article de Camille Jochaud du Plessix.


    Behiye ALTAN, assistante galériste

    Galerie Art & Miss

    www.artetmiss.fr

     

  • Expo "L'Europe - l'arbre magique; il était une fois..." - Galerie Art & Miss - Du 13 au 31 Juillet 2011

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    Alors que l'Europe est présidée par le début du mois par la Pologne, la culture polonaise s'installe à Paris.

    La galerie Art'et Miss accueille en ses murs "L'Europe et son arbre magique", une exposition du verrier et sculpteur Tomasz Laczynski,  du 13 au 31 juillet 2011. Transparence et spiritualité marquent les grandes étapes de ce voyage européen. Les installations faites de verre guident dans une quête à la fois culturelle et spirituelle.

    Le point de départ de cette exposition, c'est la France. La première installation est présentée à l'entrée de la galerie, "La liberté s'élève au-dessus des maisonnettes". Quelques habitations caractéristiques, des rappels de notre drapeau, participent à une mise en contexte. Puis, levant le regard, le spectateur découvre ce vitrail, reproduction du plus ancien portrait du Christ sur ce support et dont l'original est actuellement à Strasbourg. Enfin, il y a cette évocation de l'affaire Dreyfus, de la nuit qui a tout changé.

    L'histoire juive jalonne le parcours proposé par l'artiste. Dans la série suivante, "Tout est Divinité » décline la transparence du blanc pour mieux mettre en lumière les souffrances du peuple juif en Europe. Tomascz Laczynski présente ainsi une partie de son travail sur les Douze Tribus d'Israël.

    Le voyage se poursuit avec ce bleu vivifiant. C'est "Saragosse sous l'azur". L'artiste s'est approprié cette couleur, à la fois vive et profonde, caractéristique de la Méditerranée. Cet azur met en scène la force du taureau, la quiétude d'un arbre, à l'ombre duquel on peut se reposer du soleil. Mais il est temps de poursuivre le chemin, qui se fait récit.

    Ce récit, c'est celui de la légende Marsyas qui défia Apollon à la lyre. Les muses ayant préféré l'air joué par Apollon, Midas décida de faire égorger Marsyas dont le cri perçant est inscrit dans la mythologie et l'oeuvre de verre de l'artiste. Avec Tomascz Laczynski, ce cri s'exprime par une transparence jaillissante.

    Il mène vers "Les lunes oubliées". Ces lunes, multiples, témoignent chacune à leur manière des apports de l'immigration en Europe. C'est notamment l'occasion pour le sculpteur de rendre hommage à l'artiste et écrivain polonais, Joseph Czapski, qui a longtemps vécu à Paris.

    Puis le chemin s'assombrit. La pièce noire de la galerie Art'et Miss devint abîme, avec "Le pèlerin des cimetières". Tomascz Laczynski y a installé une structure de bois à travers laquelle le visiteur peut entrer. Une sombre transparence se dessine. La structure donne de la force à l’œuvre, ainsi perceptible dans son aspect brut ou lisse.

    Le parcours se termine dans la salle voûtée de la galerie. Descendant les marches, le spectateur découvrira « Les arbres de la ville sont plus tristes que les autres ». L’impressionnante installation se dresse sur diverses structures pour un point d'arrivée en Pologne. Dans une lumière dont la blancheur évoque une forme de pureté, on retrouve la famille, la religion... des thèmes marquants pour le sculpteur.

    Le voyage de verre, de Tomascz Laczynski est une sorte de chemin spirituel à parcourir jusqu'au 31 juillet à la galerie Art'et Miss. Pour cette traversée européenne, pourquoi ne pas vos faire accompagner par l'une des miss de la galerie ? Elles se feront un plaisir de vous guider.

    --

    Camille Jochaud du Plessix

    http://comcamandco.wordpress.com/

  • Orlan, une artiste avant-gardiste?

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    À travers cet article, je souhaite vous faire découvrir ou redécouvrir l’artiste Orlan. J’ai connu cette artiste lorsque je préparais mon TPE pour mon épreuve de bac L, vous savez ce fameux Travail Personnel Dirigé ; j’avais pour thème « l’art corporel ».

    Jamais je n’aurais pensé qu’une personne pouvait aller aussi loin dans l’atteinte au corps : elle est l’artiste que me choque le plus : en ce sens, elle a réussi son pari.


    orlan noir et blanc Orlan-operation.jpg

    ORLAN, est une artiste française contemporaine s’exprimant au travers de différents supports : peinture, sculpture, installations, performances, photographies numériques, biotechnologies… Bien que son œuvre ne se résume pas à cela, ce sont les polémiques apparues autour de ses performances qui ont rendu Orlan célèbre.

    Cette grande féministe s’est engagée pour dénoncer les violences faites aux corps, en particulier celui des femmes. Pour cela, son outil principal est son propre corps, lieu d’expérience et de débat public.

    Grâce (ou à cause) de cette figure importante de l’art charnel, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur le rapport que nous avons à notre propre corps et les pressions que l’on subit au quotidien (publicité, politique, mode, banalisation de la chirurgie …). Au-delà de ces questions féministes, ORLAN nous permet de s'interroger sur le rôle même de l'art et de l'artiste et ce qu'est une oeuvre (de la provocation?, un corps charcuté?...).

    Ainsi, lorsque nous faisons un feedback pour survoler l’histoire de l’art, on constate une recherche de la beauté, quelqu’en soient les mouvements et les différentes manières de la représenter. Orlan bouleverse tout. Ce bouleversement commence notamment avec son nom qui est en réalité ni un nom, ni un prénom, mais une désignation unipersonnelle. Ainsi, elle cherche à effacer les attributions classiques que l’on accorde aux deux sexes et nous faire réfléchir sur notre propre identité, notre place dans la société.

    L’atteinte au corps a toujours été un sujet tabou est dérangeant. Je trouve son engagement louable, mais n’y a-t-il pas d’autres façons de sensibiliser? L’artiste doit-il se sacrifier ? Difficile de répondre, tant je suis partagée entre le rôle que doit avoir l’artiste dans notre société et la difficulté de définir l'art et de lui attribuer un rôle.

    Et vous, êtes-vous prêt  à sacrifier votre corps pour l'art? J'irais même plus loin, êtes-vous prêt à sacrifier votre corps pour un idéal ? Considérez-vous Orlan comme une artiste ? Je suis curieuse de connaître vos impressions et idées sur ce qu'elle fait... Alors chers amis, à votre clavier !

    Behiye ALTAN, assistante galériste

    www.artetmiss.fr


    orlan fde


     

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