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  • Noir, blanc et rouge - Michèle SALA

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    Artiste abstrait, Michèle Sala ne peint qu’en trois couleurs : le noir, le blanc, et le rouge. Impeccablement réalisés, les onze tableaux de Sala, tous à l’acrylique sur toile, qui sont exposés à la Galerie Art’et Miss ce mois-ci présentent cinq groupes de diptyques et triptyques qui s’appellent « Effusion, » « Bouffée d’oxygène, » « Au bout du chemin, » « Fragments, » et « Rêverie ». Ces tableaux nous stimulent par leurs textures, leurs compositions, et leurs rapports les uns avec les autres.

     

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    Le rouge, le noir, et le blanc sont les trois couleurs que toutes les cultures reconnaissent. Traditionnellement, le blanc, c’est la couleur de la lumière, du lait et de la pureté.  Le rouge, c’est le sang, la passion, le fruit mûr, la colère, et l’amour. Le noir, c’est l’ombre, la nuit, le mort et le mal. Pourtant il est possible de soutenir n’importe quelle interprétation pour ces couleurs – que le blanc, c’est la vulnérabilité tandis que le noir représente la sécurité. Peut-être le noir c’est le passé, le blanc, c’est le présent et la rouge, c’est l’avenir. Cette trinité de couleurs forme une base cruciale au monde visuel, et elle nous offre des interprétations et des symboles infinis.

     

    Les œuvres dans les diptyques « Au bout du chemin » et « Bouffée d’oxygène », par exemple, inversent leurs couleurs. Dans « Au bout du chemin – Rouge » et « Au bout du chemin – Noir, » la composition et les textures sont identiques mais la coloration change complètement. En plus, entre les deux peintures de « Bouffée d’oxygène, » le blanc demeure pareil, mais ce qui est noir dans un tableau est rouge dans l’autre, et vice versa. Que donne l’inversion des couleurs des tableaux ? Si ce qui est noir dans un tableau pourrait au contraire être blanc dans un autre, qu’est-ce que cela nous suggère ? Examiner tous ces tableaux les uns par rapport aux autres nous fournit matières à réfléchir sur les contrastes et les divisions, la relativité et la totalité.

     

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    Les tableaux de Michèle Sala seront visibles à la Galerie Art’et Miss jusqu’au 26 mai.

     

    Anna Swenson 

  • Mireille VANHOVE-DUBOIS

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    Mireille VANHOVE-DUBOIS suit une démarche humanitaire ainsi que féministe. Ayant vécu en Afrique depuis trente ans, elle choit de décrire une partie de ce qu’elle voyait là-bas pendant ces années. En fait, elle vend ses peintures au bénéfice de la cause humanitaire.

     

    Les tableaux qui sont exposées à l’exposition « L’art au féminin » ce mois-ci représentent les visages d’africains, surtout les enfants, avec aquarelle, collage et papier contrecollé sur toile. Dans « Le secteur du luxe, » une dizaine de visages apparaissent vaguement d’un arrière-plan de formes de cabanes. Les figures sont si floues que l’on ne peut pas discerner les traits. Toutefois on ressent un sentiment de solennité, une impression d’oppression, et une notion de silence. Une coupure de presse disant « Le secteur du luxe a des niveaux historiques » se met en travers du tableau. Cette coupure de journaux fait rappel à l’inégalité : à la fois que beaucoup souffrent dans la pauvreté, et que certains vivent de plus en plus en confort et luxe.

     

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    « Regarder en arrière » contient plusieurs visages d’enfants. On voit très bien tous les yeux de chaque visage, mais les autres traits sont pour la plupart troublés. La bouche est le trait du visage qui nous donne de la capacité de s’exprimer clairement, et ainsi d’effectuer sa vie. Par la suite, l’obstruction des bouches dans cette peinture donne de l’impuissance aux personnages. Pour les personnes représentées dans ce tableau, il ne reste que les yeux pour communiquer et s’exprimer. Le texte du tableau dit : « regarder en arrière n’est intéressant que si on a le regard porté vers l’avenir. » Les dix visages du tableau nous regardent avec ses yeux francs et sérieux, l’un à côté de l’autre. Ces dix regards nous interpellent, peut-être pour nous implorer, ou peut-être dans l’attente de quelque chose.

     

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    « Le silence des enfants » est une œuvre envoûtante et effrayante. Entouré par du papier blanc du collage et un brouillard bleuâtre, trois têtes d’enfants apparaissent derrière un enclos. A nouveau tout est flou sauf les grands yeux innocents qui nous regardent fixement. Ce sont des personnes privées de leur liberté : leurs bouches sont brouillées, ils sont enchaînés derrière l’enclos, et même leurs corps n’existent plus. En fait, ces visages pourraient bien représenter simplement des fantômes des enfants qui sont morts.

     

    Les œuvres de Mireille Vanhove-Dubois montrent des aspects de nos temps que l’on ne peut pas ignorer : l’oppression, l’exploitation, et l’emprisonnement des innocents, parmi d’autres. Les effets flous et sombres de sa technique évoquent la difficulté, l’incertitude, et la tristesse qui envahissent l’humanité. Ces œuvres, par leur esthétique et leurs sujets, nous touchent assurément à un niveau personnel et humain.

     

    Les œuvres de Mireille Vanhove-Dubois seront exposées à la Galerie Art’et Miss jusqu’au 26 mai. 

  • Vandeginste

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    Vandeginste croit que l’erreur, cela n’existe pas. C’est la raison pour laquelle elle est capable de transformer ce qu’elle appelle des « matières improbables » – des matériaux recyclables, des morceaux de bois, des objets cassés – en des œuvres d’art expressives, dynamiques, et attirantes. Vandeginste rend aux matériaux refoulés une place joyeuse, légère, ainsi qu’influente.

     

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    Quant à son processus, Vandeginste explique qu’elle n’envisage pas de plan avant de commencer une sculpture. Par contre, elle travaille au fur et à mesure jusqu’à elle crée quelque chose. Les formes, les textures, et les couleurs des matières la guident. C’est par ce processus libre que Vandeginste arrive au produit final unique et si imaginatif.

     

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    Toutes les sculptures de Vandeginste possèdent un élément ludique de joie et de mouvement. « Sur le cul ! » représente quelqu’un qui, bien qu’elle se trouve assise « sur le cul, » réussit à être heureuse et énergique, avec les bras et une jambe tendus. On a même l’impression que la figure dans la sculpture chante, ou même qu’elle dirige un orchestre. On retrouve la joie et l’esprit libre aussi dans « Mère porteuse » et « La gauchère, le retour. » « Loup blanc, » une statue d’un loup qui sourit, yeux écarquillés, et qui est faite d’un tronc d’arbre évidé, fascine les enfants. Les épaules du loup sont faites des courbures du tronc, un courbure qui rend le loup particulièrement engageant. Il est vraiment facile d’oublier que ces œuvres qui sont si colorées et si pleine d’énergie sont faites de matériaux aléatoires.

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    On ressent souvent une espèce de surprise en examinant les œuvres de Vandeginste : à la fois en raison de son utilisation de matières inopinées et par la variété en tournant autour de la statue. Chaque sculpture apparaît radicalement différente de chaque point de vue. Par exemple, « Tête entre les oreilles, » vue d’un côté, semble symétrique, mais si on se met face à  la sculpture, on voit que son nez va de travers. L’imperfection de cette sculpture la rend plus légère et animée.

     

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    Les œuvres de Vandeginste sont pleines d’imprévisibilité, de spontanéité, de délice, et ainsi d’espoir. Elles seront visibles à la Galerie Art’et Miss jusqu’au 28 avril.

     

    Anna Swenson 

  • Jadasia

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    Les œuvres de Jadasia traitent ouvertement des injustices et de la discrimination faites aux femmes. Ses tableaux dépeignent souvent les sujets troublants avec une simplicité qui nous confronte à des vérités difficiles. Quelques thèmes qui apparaissent dans ses œuvres incluent la violence contre la femme, par exemple dans « Amazone Vénus bimbo, » la femme comme marchandise, illustrée par le collage « Consommation de chair, » et l’emprisonnement de la femme, que l’on voit dans « De l’esclavage. »

     

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    « Corps de femmes désirs d’hommes, » un triptyque, représente une femme nue, toute seule, et située dans l’espace vide. Elle prend une position honteuse, les yeux baissés, tandis qu’elle examine son corps. Sur chacune des trois toiles qui comprennent le triptyque il y a des éclaboussures de peinture, qui évoquent un sentiment de violence vers la femme. Cette œuvre dépeint une image de la femme seule et victime, ce qui nous fait réfléchir à la relation entre la femme et son corps à notre époque.

     

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    Un autre tableau, « Oppression » représente une femme marchant sous le regard de tout son entourage. Les spots brillent sur elle, et des figures sortent dans la lumière de chaque lampe faisant des grimaces vers la femme. L’arrière-fond du tableau est fait de tournoiements qui ressemblent vaguement aux monstres. Ce tableau saisit le tourment qu’un individu ressent quand un regard inévitable le suit.

     

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    La simplicité des œuvres de Jadasia les rend plus facile à comprendre et à nous y identifier. Il y a une humanité et une sincérité dans chaque tableau qui nous touche de la même façon qu’un journal intime. Jadasia n’a pas peur de communiquer des messages difficiles explicitement sociales dans ses œuvres, et c’est par cette volonté et cette honnêteté et  que ses œuvres réussissent.

     

    Les oeuvres de Jadasia seront exposées à la Galerie Art'et Miss jusqu'au 28 avril. 

     

    Anna Swenson

  • A voir toute l'exposition l'art au féminin

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    Voici une vidéo de l'exposition du mois d'avril: l'art au féminin. Regardez-la pour voir toutes les oeuvres de l'exposition. 

     

    http://www.youtube.com/watch?v=FGYJW1HollE

  • Martine HAEUW

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    Selon Martine Haeuw, il faut ne jamais arrêter de rêver. Dans les photographies de « Femmes Fleurs » à la Galerie Art’ et Miss ce mois-ci, on trouve des portraits imaginatifs de femmes mélangés numériquement avec les fleurs. Poétiques, oniriques, et surréelles, les photographies numériques de Martine Haeuw montrent une confluence de la beauté fantasme et la beauté naturelle.

     

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    Dans ses « Femmes Fleurs, » les femmes sont représentées dans un monde de rêve, où une partie de ses corps se métamorphose aux fleurs. Malgré son expression sérieuse et l’arrière-fond noir, la femme dans « Le cygne » irradie de beauté. Sa peau, pâle et lumineuse, luit d’une teinte rosée. Une couronne de fleurs couvre ses cheveux et entoure sa tête. D’un côté, cette photographie montre cette femme maitrisant le regard des autres, son expression impose le respect. Elle est une femme réelle qui a le pouvoir de manipuler son identité pour devenir quelque chose qui n’est pas tout à fait réelle. Par contre, on voit en même temps dans son expression de l’épreuve et de la vulnérabilité. Son expression montre une force, mais cette force était née d’un besoin de se protéger. Elle se protège par sa couronne de fleurs, qui lui rend plus belle. Les fleurs fonctionnent ainsi comme preuve de son pouvoir mais aussi preuves de ses craintes. De la même façon, dans « Les heures bleues, » on voit une expression sérieuse et  maitrisée de la part de la femme. Dans cette photographie, la fleur défend la femme, mais on peut dire aussi que la femme porte la fleur comme un chapeau.

     

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    Les œuvres de Martine Haeuw nous inspirent des questions sur la puissance de la femme, sa relation avec la beauté et son identité, et le contrôle qu’elle tient par rapport aux regards des autres. Elles sont aussi tout simplement émotives et belles.

     

    Les œuvres de Martine Haeuw seront visibles à la Galerie Art’et Miss jusqu’au 28 avril.

     

    Anna Swenson 

  • Liselotte ANDERSEN

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    Passionnée par la diversité culturelle et les relations humaines, Liselotte Andersen, artiste franco-danoise, montre quelques tableaux  ce mois à la Galerie Art ‘et Miss. Sculpteuse depuis longtemps, Liselotte Andersen présentent les œuvres à la Galerie Art’et Miss qui captivent le spectateur par ses techniques et ses matériaux variées : acrylique, encre, papier de soie, collages, et plus encore. Elles dépeignent des créatives et émotives représentations des interactions humaines.

     

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    Les textures et les effets dans ces tableaux réussissent à nous émerveiller. Dans « Cet Instant-là, » fait d’encre, acrylique, et collages sur toile, les différents éléments du tableau se marient dans une composition dynamique qui évoque à la fois l’harmonie et la complexité. Il est difficile d’imaginer exactement comment l’artiste a achevé un effet si complet et si intégré utilisant un tel varié et inopiné mélange de techniques, et c’est dans ce mystère et émerveillement que l’on admire ce tableau. Emergeant de cette peinture on peut possiblement à peine voir deux têtes qui s’enlacent intimement, et la subtilité avec laquelle ces figures apparaissent suggère une qualité fugitive mais toujours belle de l’intimité. D’une façon similaire, deux formes émergent avec douceur du tableau « Le baiser, » comprenant aussi des textures et des matériaux variés. Ce tableau représente aussi une fugacité qui comprend même les moments les plus beaux et les plus intimes entre êtres humains.


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    On continue à apprécier l’usage de matières différentes dans « Déambulations » et « Apothéoses I et II, » qui sont des œuvres plus abstraites. Ces tableaux contiennent les couleurs fortes, tel que le rose fluo, les bleus pourpres, les rouges éclatants, et les morceaux d’or. En plus de montrer une combinaison de couleurs, ces tableaux exposent une variété de textures, comme les coupures, les toiles épaisses, et les rides du papier. L’énergie et la force de ces œuvres sont fascinantes, et nous invitent à les examiner attentivement.

     

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    Les œuvres de Liselotte Andersen seront exposées à la Galerie Art’ et Miss jusqu’au 28 avril.

     

    Anna Swenson

  • L'usage du papier peint de Manon Richardin

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    Saisissantes, originales, et féminines, les œuvres de Manon Richardin nous attirent par leurs lignes fortes, leurs couleurs vives, leur contenu corporel, et leurs textures variées. Ses œuvres représentent les parties du corps des femmes en feutre et en acrylique sur papier peint.

     

    Le papier peint comme technique inspire des idées fascinantes, comme il est en même temps quelque chose de banale, une partie intégrale de l’abri, et quelque chose de décoratif. Le papier évoque l’idée que la femme est une partie cachée du mur. La matière présente aussi un élément démodé de la vue de la femme comme objet décoratif, parce que le papier peint texturé lui-même devient de plus en plus démodé en faveur des styles de la décoration intérieure modernes utilisant simplement le peint et les matériaux nus.

     

    Dans le tableau « Seins, » la texture du papier peint équivaut à la texture de la dentelle d’un soutien-gorge. Cette comparaison d’une matière si intime que la lingerie avec une substance si commune que le papier peint nous frappe par sa dissonance. Par exemple, le papier peint est d’habitude installé sur le mur par un ouvrier qui construit des maisons, tandis que la femme en principe met le soutien-gorge elle-même. Par la suite, cette comparaison nous inspire des idées du manque de control de la femme et de la manipulation de la femme par les forces publiques. Les œuvres de Manon Richardin sont pleines de ce genre de confrontations surprenantes de matières.


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    Même si elles représentent les formes reconnaissables, quelques unes de ses œuvres tiennent un aspect plus abstrait quand on les voit de près : il faut prendre de recule pour comprendre ce que les formes et les couleurs veulent dire. C’est comme les tableaux des impressionnistes : vu de trop près, on ne voit que les couleurs, les textures, les lignes et les formes. Pourtant l’effet de l’œuvre en totalité, vue de quelques pas plus loin, est évidemment une partie du corps féminin. C’est exactement cet effet-ci qui donne aux œuvres un sens significatif parlant de la femme, qui est trop souvent fétichisée et réduit à ses parties du corps distinctes. 

     

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    Comme les murs font partie du domaine de la vie domestique et familiale, le papier peint suggère des éléments de ce thème, où la femme joue le rôle vertueux de la mère et de l’épouse. Les tableaux, néanmoins, contiennent des images retaillées aux parties du corps singulières et souvent sexualisées : la figure et les yeux dans « Chloe, » les fesses dans « Aubade, » et la poitrine dans « Seins. »  La juxtaposition du côté sexualisé des corps des femmes, où le fétichisme isole des parties particulières du corps, contre la base domestique et puritaine de la femme idéale dans la maison, montre les paradoxes et les impossibilités qu’affrontent la femme de nos jours, qui ne peut pas satisfaire tous les rôles idéalisés qui l’assaillent. 

     

    Les oeuvres de Manon Richardin seront exposées à la Galerie Art' et Miss jusqu'au 28 avril. 

     

    Anna Swenson

     

  • "L'art au féminin"

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    L’Art au Féminin 

    Ce mois-ci la Galerie Art’et Miss présente « L’Art au Féminin, » exposition comprenant uniquement des œuvres faites par des femmes. L’exposition nous force à nous interroger sur plusieurs aspects de la femme et de la féminité aujourd’hui : la femme comme artiste, la représentation de la femme, le corps de la femme, la détresse de la femme en société, la femme comme héroïne ou comme victime,  la manipulation de la femme, et plus encore.

    Parfois clairement féministes, parfois complètement abstraites, ces œuvres nous font penser à ce qui est distinct dans l’art fait par les femmes, et si une telle distinction existe. En fait, qu’est-ce que c’est, l’art au féminin ? Au vingt-et-unième siècle, l’art peut-il refléter de la « guerres des sexes, » et cette notion est-elle même encore pertinente ?

    En considérant simplement les matières qui sont utilisées dans cette exposition, on commence à réfléchir à ce qu’est la femme, comment la représente-t-on aujourd’hui, et alors comment la voit-on à notre époque. D’après les matériaux spécifiques de quelques artistes : le papier peint des tableau de Manon Richardin, les photographies manipulés numériquement de Martine Haeuw, les coupures de presse de Mireille Vanhove-Dubois, et de la peinture phosphorescente d’un tableaux de Melly, par exemple, on réfléchit aux aspects domestiques et familiaux, malléables et vulnérables, cachés et incompris de la femme.

    Puis, le contenu des œuvres : dans les œuvres de Jadasia, Martine Haeuw, et Liselotte Andersen, on voit la représentation des femmes elles-mêmes. Les œuvres de Jadasia, simples et principalement blanches, représentent les vérités de la femme qui peuvent déranger: la femme vulnérable, la femme traitée comme un objet, la femme coincée dans une cage. Par contre, la peinture exquise de Celine Caux représente la femme nue d’une manière peut-être plus libre d’esprit et de corps, par exemple dans les œuvres intitulées « Fantasme, » « Irrésistible, » et « Dominatrices. »  Dans les peintures colorées de Liselotte Andersen on voit une dimension sensible, d’interpersonnelle et d’intime souvent attribué à l’âme femelle.

    On peut bien sûr voir des tableaux qui ne sont pas forcément à thème féminine. En fait, à partir de ses couleurs fortes (que de rouge, de blanc, et de noir), les tableaux de Michele Sala sont possiblement d’un style plutôt masculin. Antidote des œuvres plutôt sombres et difficiles de Mireille Vanhove-Dubois et Jadasia, les tableaux de Peggy Cardoso et les sculptures de Vandeginste tiennent un charme décalé et excentrique. Cardoso, dont les œuvres contiennent toutes les couleurs et les textures fortes et vivantes, évoque un monde de fantasme et montre un sens de l’humour qui nous suggère les questions de la capacité comique de la femme. Les sculptures de Vandeginste, toutes composées du bois et du recyclage, sont des rappels de la valeur des objets rejetés, de la capacité pour la résurrection et la résilience, et l’esprit et le caractère original qui leur sont associés.

     

    Un homme aurait-il pu faire ces œuvres ? 

     

    Anna Swenson 

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    Nous aurons aussi le plaisir de recevoir Mylène VIGNON pour la dédicacede son livre :

    "Dentelles rouges"

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