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  • Un rêve d’enfance

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               De sa propre vie, Ole Grøn, un artiste danois, dit que sa carrière comme un artiste professionnel était un rêve qui existait depuis son enfance. Il nous dit, « Je suis un de ces enfants, qui n’ont jamais cessé de dessiner et de peindre ». Maintenant, ce rêve est évident dans ses œuvres ; ils reflètent l’optimisme et les images surréelles d’un enfant. Dans les tableaux de Grøn, il y a des tournesols anthropomorphiques, des vaches qui flottent dans le ciel, liés aux ballons, des immeubles qui se courbent et s’étirent, les gens reposent sur d’énormes feuilles vertes.  Il n’y a pas de douleur, de colère, ou de tristesse dans le monde de Grøn, seulement l’amour, le bonheur, et la joie. Des couples s’embrassent au-dessus d’une ville dans la nuit, des gens souriants sont allongés sur la plage et nagent dans la mer – il n’y a pas un nuage gris dans le ciel des tableaux. Les sujets de ces tableaux sont heureux et tranquilles, avec l’innocence d’un rêve d’enfance.

     

                Le style de l’artiste contribue à cette image. Grøn utilise l’acrylique sur aggloméré ce qui donne aux tableaux une rudesse qui peut ressembler a l’utilisation des crayons gras, l’outil classique des enfants. Cette rudesse, combinée avec les sujets des tableaux, des personnages de dessins animés et des images surréelles créent des tableaux avec une résonance des souvenirs d’enfance. C’est une résonance d’un temps ou le monde était plus magique, plus coloré, avec plus des possibilités que le monde réel des adultes. Mais il y a aussi des signes de la vie adulte. Grøn utilise le cadre d’enfance pour voir ces choses adultes avec les yeux d’un enfant : lire un journal, porter une mallette, boire le champagne avec le dîner, s’embrasser. Grøn nous amène au temps simple et libre, quand le monde des adultes et leurs responsabilités était loin et étranger.  

    Molly Atkinson

    Assistante de galerie

    Exposition du 3 au 27 décembre 2014 - Galerie Art'et Miss

  • La calligraphie japonaise

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               Comme des œuvres de kimono de Michiko Ikebe, les œuvres de Seisho Tanaka, une autre artiste du groupe franco-japonais, Nadeshiko, reflètent la « Résonance » de la culture japonaise d’où l’exposition tire son nom. Tanaka fait des œuvres de calligraphie japonaise, une ancienne forme d’art respectée. Un calligraphe n’a qu’une chance d’écrire la calligraphie ; les coups de pinceau ne peuvent pas être corrigés. La calligraphie n’est pas seulement un moyen d’écriture pour communiquer des mots – c’est un art précis qui exige beaucoup de concentration. On peut dire que les mouvements spontanés de pinceau sont des déclarations personnelles du calligraphe.

                De ses trois plus grands tableaux, deux sont la calligraphie de poèmes chinois. Tanaka utilise des petites morceaux de longs poèmes de Du Fu et Bai Juyi, deux poètes chinois des huitième et neuvième siècles. Du Fu et Bai Juyi avaient un sens de la responsabilité sociale, et ils écrivaient des poèmes clairs et simples, mais vraiment profonds. Les deux sont très connus en Chine et au Japon et influent lors du développement de la littérature asiatique. Pour les gens qui ne parlent pas japonais, les titres des deux tableaux donnent les premiers vers des poèmes : « Dans la forêt… » et « Le rivage est pur… ». Les points de suspension nous mènent aux histoires calligraphiques. Les caractères japonais, élégants et picturaux, peignent l’histoire des poèmes. On peut sentir la concentration de Tanaka dans les mouvements de pinceau et les formes des caractères.

     

                Les caractères donnent à la calligraphie japonaise sa beauté et son pouvoir de narration des histoires. Dans des langues comme le japonais avec des caractères, la séparation entre un mot et une image est moins claire que dans des langues avec des lettres latines. Les mots sont eux-mêmes des images, et la calligraphie est une forme d'art qui était une partie de la formation de la peinture en Asie. L’autre grand œuvre de Tanaka, « Fleurs de glycine », est un exemple parfait de cette idée. Les caractères et leur forme ressemblent exactement à la forme de la fleur qui donne son titre à l’œuvre. Les caractères rétrécissent comme les pétales de la fleur, et ils se courbent, comme la fleur au vent. Les caractères japonais sont comme des danseurs, évoluant avec élégance sur le papier, tout en racontant une histoire.

    Molly Atkinson

    Assistante de galerie

    Exposition du 3 au 27 décembre 2014 - Galerie Art'et Miss

  • Les scènes de Paris

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    Kathleen Brodeur, qui est exposée à Galerie Art’et Miss avec d’autres artistes internationaux, crée des images de la vie parisienne. Le fait qu’elle est américaine n’empêche pas sa capacité à capturer des moments beaux et tangibles à Paris. La lumière et les personnages de ses tableaux sont si réalistes, ils semblent vivants et vraiment émouvants. Ça ne veut pas dire que la méthode de peinture de Brodeur est très détaillée et exacte ; elle ne peint pas des tableaux photoréalistes. Plutôt, ses tableaux ont une personnalité parisienne qui donne vie aux moments.

    Le tableau « Luxembourg Sunset » dépeint une belle soirée d’automne dans un parc. Le soleil est en train de se coucher, et les pierres blanches au fond sont baignées de lumière douce et dorée. Des couples reposent ensemble sous des feuilles oranges et des arbres énormes. Nous, spectateurs, restons en arrière dans le parc, cachés dans les ombres des arbres, regardant les gens, un peu comme des voyeurs. Les couleurs du tableau lui donnent un pouvoir intense grâce aux bleus frais des ombres, et aux jaunes et oranges de la lumière qui s’estompe. On peut sentir l’atmosphère plaisante et tranquille de cette scène d’automne. On perçoit la fraicheur de l’automne, mais il reste une douce sensation de chaleur.

    Un autre tableau de Brodeur, « Window shopping », capture le moment où un couple avec son chien s’arrête devant un magasin, pour regarder à travers la vitrine. La lumière de la vitrine semble accueillant contre le froid d’automne ou d’hiver ; les manteaux du couple suggèrent que l’atmosphère est froide. Mais les parisiens ne sont pas perturbés le froid, la vie continue. Ce couple marche avec son chien, blotti ensemble pour un beau moment. On peut sentir vraiment leur intimité, la chaleur dégagée par le magasin, et la beauté de la nuit à Paris. 

    Molly Atkinson

    Assistante de galerie

    Exposition du 3 au 27 décembre 2014 - Galerie Art'et Miss

  • Le passé et le présent

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    Certains artistes de talent peuvent mélanger le passé et le présent dans leurs œuvres. Edson Campos, un peintre brésilien, est l’un d’eux ; ses tableaux semblent d’un autre siècle, mais avec une ressemblance de photos modernes. Le plus grand de ses trois tableaux dans cette exposition est le meilleur exemple de cette idée. Le cadre et la forme de ce tableau, avec un arc ogival, suggèrent le Moyen Age et l’architecture gothique. Mais les sujets de ce tableau, deux jeunes femmes, reflètent les tableaux de la Renaissance. Elles sont nues dans un jardin, drapées avec des étoffes blanches, avec de la peau qui lumineuse. Les couleurs que Campos utilise sont douces et plaisantes ; les yeux de la femme qui se tient debout s’assortissent avec le ciel, bleu et clair, et ses lèvres sont du même rose clair que les fleurs dans le jardin. Les couleurs rappellent les tableaux classiques de la Renaissance, comme « La Naissance de Venus » de Sandro Botticelli, ou « Amour sacré et Amour profane » du Titien. Les cheveux de la jeune femme blonde s’accordent avec les détails d’or du masque de la jeune femme brune.

    Mais ce sont les formes des femmes et les détails des visages qui signifient les différences entre les tableaux de la Renaissance et ce tableau moderne de Campos. Les femmes sont plus minces et plus jolies dans un sens moderne que les femmes de la Renaissance ; elles ont les critères de beauté d’une femme moderne. Les petits détails du tableau révèlent sa modernité : des cheveux flottants et libres, des bras minces, les yeux intenses de la jeune femme blonde qui nous attirent.

     

                Dans son tableau « Parisien », Campos crée une autre image d’une femme moderne qui semble d’une autre époque. La jeune femme s’assied sur des escaliers décorés avec des carreaux bleus et blancs, regardant quelque chose qu’on ne peut voir. Comme les peintres de la Renaissance, Campos utilise la perspective linéaire et les détails précis pour évoquer une image d’une femme réaliste. Le sourire de la jeune femme, subtil et mystérieux comme le sourire de la Joconde, suggère qu’elle sourit à ce qu’elle voit, peut-être des enfants qui jouent, ou un couple amoureux. Mais le photoréalisme du tableau, les vêtements de la femme, et les détails comme ses ongles, indiquent que le tableau est vraiment du présent, combiné avec des caractéristiques du passé.

    Molly Atkinson

    Assistante de galerie

    Exposition du 3 au 27 décembre 2014 - Galerie Art'et Miss

  • « Que sont devenues les fleurs ? »

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    À la Galerie Art’et Miss maintenant, dans l’exposition internationale, il y a le Groupe Nadeshiko, un groupe d’artistes passionnés par la culture japonaise, qui fait une exposition intitulée « Résonance ». Le titre suggère des souvenirs, des échos, et des sentiments de leurs échanges avec la culture japonaise ; c’est une exposition personnelle pour eux. Une artiste en particulière, Michiko Ikebe, a créé des œuvres qui révèlent une histoire longue et personnelle avec la vie japonaise. Elle a fait une sériée d’œuvres d’art textile, avec des grandes fleurs vertes et oranges. Avec les fleurs, elle a mis des petites pièces de tissu de kimono – les kimonos de sa sœur, de sa mère, de sa grand-mère, et les siens. Dans ces œuvres, elle cartographie les générations de sa famille japonaise, spécifiquement des femmes. Le passé, le présent, et l’avenir, tout est représenté. 

                Ce passage du temps est reflété dans ses œuvres, mais aussi dans la chanson, « Que sont devenues les fleurs ? ». Ikebe a mis les paroles de la chanson bien connue de Pete Seeger à côté des œuvres en tissus, pour mélanger les mots avec les images. Elle dit qu’elle a été inspirée par cette chanson quand elle travaillait sur ces œuvres familiales et temporelles. Les paroles de cette chanson, écrits en 1955 par Pete Seeger, et complétés avec les trois derniers vers par Joe Hickerson en 1960, parlent du passage du temps, des émotions tristes qui lui sont associées, et du cycle de la continuité de la vie. La chanson commence avec des fleurs qui sont coupées par des filles. La chanson parle comment les filles rencontrent les jeunes hommes, les jeunes hommes vont à la guerre, la guerre crée les cimetières, et les cimetières crée les fleurs. Les idées de la chanson sont profondes et émouvantes, et liées avec les idées des œuvres d’Ikebe. Pete Seeger a demandé « que sont devenues les fleurs », et Ikebe est ici pour nous rappeler – les fleurs du passé seront toujours la, pour les gens qui veulent s’en souvenir.

    Molly Atkinson

    Assistante de galerie

    Exposition du 3 au 27 décembre 2014 - Galerie Art'et Miss

  • Échappez l'hiver avec Danièle Jasselin

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    Maintenant, l’hiver est arrivé sur Paris. Décembre arrive avec du vent froid, le ciel est souvent gris, et le soleil se couche tôt. Mais dans la Galerie Art’et Miss, il y a la lumière, le soleil, et les couleurs de l’été. Les tableaux de Danièle Jasselin, une artiste française dans cette exposition internationale, scintillent avec la brillance sur les murs blancs de la galerie, comme une fenêtre sur l’été dans un champ de neige. Les femmes sont roses avec des cheveux comme un arc en ciel lumineux, des cieux sont azur, et les feuilles sont vertes. Il y a des signes de chaleur et de vie : des fruits, des fleurs, des oiseaux, des trèfles, et des papillons.

                Dans un des tableaux, « Remember Dinard » les cheveux colorés d’une femme se prolongent pour créer une mer agitée, sur laquelle un petit bateau danse avec les vagues. Au-dessus de la mer, les mouettes volent, et sous les vagues, les poissons tropicaux nagent. Les rayons du soleil brillent et touchent la Tour Eiffel qui est rose comme le peau de la femme. On peut voyager sur le bateau, vers un autre pays, ou peut-être vers d’autres mois, quand Paris n’était pas si froid. 

                Dans quelques tableaux, Jasselin nous propose un pays spécifique ou nous pouvons échapper à l’hiver grâce aux souvenirs d’été : le Portugal. Elle a créé un mélange d’images de la vie portugaise : des palmiers, un coq, le tram vingt-huit de Lisbonne, des guitares portugaises, des toits rose saumon, un femme qui cuisine sur un poêle chaud, le Club de Fado. Un petit chat noir se repose à côté d’un palmier sur un balcon, devant une fenêtre qui est ouverte pour l’air frais et la chaleur du Portugal. Les tableaux sont décorés avec des petits carreaux bleus, rouges, et oranges, des carreaux avec des chérubins et des fleurs. Un de ces tableaux du Portugal dépeint la meilleure image de la paix estivale : une maison blanche, aussi décorée avec des carreaux, calme et simple dans le soleil. Cette maison n’est pas dans la ville trépidant de Lisbonne comme les maisons des autres tableaux ; elle se trouve seule, cachée dans un jardin des palmiers, des fougères, et des fleurs rouges. Le ciel est clair, et la maison tranquille nous attend.


    Molly Atkinson

    Assistante de galerie

    Exposition du 3 au 27 décembre 2014 - Galerie Art'et Miss

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