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égalité

  • C'était un 18 décembre : abolition de l'esclavage

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    C'est arrivé le 18 décembre 1865 aux Etats-Unis : abolition de l'esclavage

    Le 13me amendement l'affirme haut et fort : « Ni esclavage, ni aucune forme de servitude involontaire ne pourront exister aux Etats-Unis, ni en aucun lieu soumis à leur juridiction ».
    La Guerre de Sécession vient de s'achever, remettant en cause, par la victoire des Etats du Nord, les acquis séculaires des grands planteurs de coton du Sud et notamment l'esclavage.Déjà, le 1er janvier 1863, Abraham Lincoln s'était insurgé contre cette ignominie en proclamant l'émancipation des esclaves chez les onze Etats du Sud rassemblés sous l'appellation « Confédérés ». La guerre civile déchirant les Etats du Nord et du Sud avait débuté en juillet 1861 et durera quatre longues années. Lincoln, élu en 1854, avait une obsession : arrêter l'esclavage. La Constitution pourtant, ne comportait aucun article de la sorte. La Guerre de Sécession terminée le 9 avril 1865 avec la capitulation du Général Lee face à Grant, plus rien ne s'opposait à ce qu'unamendement établisse la fin de l'esclavage. Lincoln assassiné quelques jours après la fin de la guerre, le congrès, en hommage, se réunit pour voter le 13me amendement. En Europe, le premier souverain à abolir l'esclavage fut Charles Quint en 1526, suivi par l'Eglise catholique en 1537 par une bulle qui sera ignorée dans les contrées lointaines dont le Nouveau Monde. En fait, les premiers abolitionnistes de l'esclavage furent les esclaves eux-mêmes dès le XVIIe siècle, capturés en Afrique avec comme destination les Amériques et les Antilles. Rebellions et suicides se succédèrent, des vents de révolte soufflaient aux Caraïbes, notamment à Saint-Domingue. Cela faisait réagir quelques blancs anglo-saxons mais la plupart s'accommodaient fort bien de cette situation. Sous l'impulsion des idées de la Révolution française, l'esclavage fut remis en cause dans les colonies françaises. C'est ainsi qu'en août 1791, les esclaves se soulevèrent aux Caraïbes. Exit la traite négrière et le système colonial. Mais revenons aux Etats-Unis et au 13me amendement.










    "Encore enchaînés " - Aquarelle sur papier de Mireille VANHOVE-DUBOIS







     À la fin de la guerre de Sécession, la loi ne s'appliqua guère. Profitant de la déchéance des Etats du Sud, des mouvements terroristes virent le jour à l'image du trop fameux célèbre Ku Klux Klan qui va imposer sa propre loi : la ségrégation raciale. Il faudra attendre longtemps avant que le 13me amendement ne soit véritablement appliqué et la ségrégation raciale supprimée avec notamment la ténacité d'un certain Martin Luther King. Il faut dire aussi qu'au XIXe siècle, l'esclavage était un marché juteux : en Europe, Napoléon l'avait déjà rétabli aux Antilles. Le premier décret d'abolition fut signé par les Britanniques en 1833. En France, il faut attendre un nouveau décret en 1848 inspiré par Victor Schoelcher. Aux Etats-Unis, les choses avaient bougé un peu auparavant avec la création du Libéria, ancienne colonie, qui devient un des premiers états africains indépendants et enfin, en 1865, environ 4 millions de personnes furent concernées dans tous les états américains. Le Brésil suivra en 1888. Près d'un siècle plus tard, la Mauritanie est le dernier pays, en 1980, à abolir l'esclavage, malgré la déclaration universelle des droits de l'homme proclamée en 1948.






    "Camp de réfugiés" - Aquarelle sur papier de Mireille VANHOVE-DUBOIS







     
     
     Ce n'est finalement qu'en 2001 lors de la conférence de Durban, que l'esclavage et la traite des noirs seront qualifiés de crimes contre l'humanité. Nantes accueillera en 2007 sur son sol le premier mémorial dédié à l'abolition de l'esclavage en Europe. Beau symbole pour la ville qui était le premier port négrier de France ! - Auteur : Catherine
     



    "Regards inconsolables" - Aquarelle sur papier de Mireille VANHOVE-DUBOIS


    Le temps des revendications

    Martin Luther King (15/01/29- 4/04/68)

    Tout le monde connaît la célèbre phrase de Martin Luther King " j'ai fait un rêve ". Mais qu'a-t-il fait pour être connu? C'était un pasteur qui créa un mouvement de revendications pour la lutte pour l'égalité des races mais ses actions étaient toujours non violentes. La non-violence fut son moyen de résistance. Il organisa aussi de nombreuses manifestations qui avaient pour but d'obtenir droit de vote effectif pour les afro-américains et l'abolition des discriminations dans les lieux publics. Il a reçut le prix Nobel de la paix. Il a été assassiné le 4 avril 1968, il était alors âgé de 39 ans.

    Malcolm X (1925- 1965)
    Son vrai nom était Malcolm Little. Il a passé son enfance dans des institutions et dans des familles d'accueil à la suite de la mort de son père, assassiné par le Klu Klux Klan (voir ci-après). A l'age de 21 ans, il fut arrêté et pendant qu'il était en prison, il devint islamiste. Lorsqu'il sortit de prison, il se rebaptisa Malcolm X et devint le leader des Black Muslims. Il cherche à faire des séparations entre les différentes races. Contrairement aux actions de Martin Luther King, les actions de Malcolm X sont violentes. C'est à la suite de plusieurs voyages dont certains à La Mecque qu'il se rendra compte qu'il existait des blancs qui voulaient, tout comme lui, l'égalité des races. Il fut assassiné le 21 février 1965.

    Quelles sont les résultats de ces revendications ?
    En théorie, après ces revendications, ces procès pour l'égalité, les afro-américains ont eu plus de droits et plus d'égalité. Plusieurs lois ont changé. Ainsi ils allaient dans les mêmes écoles que les personnes de races blanches, pouvaient accéder à l'université, n'avaient plus d'endroits séparés de ceux des personnes de races blanches. Mais le regard porté sur eux était encore humiliant et les oppositions à l'intégration restaient fortes dans la vie quotidienne.

    le racisme et l’intolérance à l’heure actuelle

    Y a t-il encore du racisme à l’heure actuelle aux USA ? Malgré les lois qui protégent les étrangers aux USA, il existe toujours du racisme. L’intolérance et le racisme continuent même à s’étendre, vers les juifs, les musulmans, les hispaniques, les homosexuels. Et malgré les lois, il existe toujours des discriminations. Dans un contexte économique difficile, le niveau de formation assez faible des afro-américains, ajouté aux rejets qu’ils rencontrent sur le marché du travail, fait qu’il y a chez eux énormément de chômage. Donc plus de misère, plus d’exclusion sociale, plus de délinquance et d’insécurité dans leurs quartiers. Ce qui contribue à augmenter le racisme, dans un parfait cercle vicieux.






    Derrière la barrière - Aquarelle sur papier de Mireille VANHOVE-DUBOIS


    Vente en Ligne des oeuvres de Mireille VANHOVE-DUBOIS
  • "I have a dream"

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    Le tableau du jour : " I have a dream" de Dominique Rémond - Huile sur toile : 100 cm x 81 cm

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    "I have a dream", c'est le nom de ce tableau, et c'est vrai , ce tableau c'est aussi un peu mon rêve : le jour ou chacun pourra voir l'autre comme lui même.
    La composition de ce tableau en noir et blanc ou la seul couleur est la couleur de la peau et ou l'autre est ma propre image, fait référence à ce discours de Martin Luther King et à la bible (aime l'autre comme toi même), mais le fait que l'image des miroirs regarde le regardant l'implique totalement dans le tableau; que le regardant soit homme, femme, noir, blanc, jeune , vieux, juif, chrétien, musulman... quelques soient ses différences avec les personnages du tableaux, il est invité à se reconnaître en eux, à y voir l'humanité qui est en lui.


    Il y a 44 ans, Martin Luther King faisait ce rêve qui hélas ne s'est toujours pas réalisé, le communautarisme a pris d'autres formes, mais insidieusement il fait toujours parti de notre quotidien.
    I have a Dream

    de Martin Luther King, Jr.

    traduction : Terrie-Ann WELCH

    Delivré sur les marches du Lincoln Memorial à Washington D.C. le 28 août 1963.

    "Je suis heureux de pouvoir être ici avec vous aujourd'hui, à une manifestation dont on se rappellera comme étant la plus grande manisfestation pour la liberté dans l'histoire de notre pays.
    Il y a cent ans, un grand Américain, à l'ombre de qui nous sommes aujourd'hui, a signé la Proclamation d'Emancipation. Ce décret capital est arrivé comme une grande lumière d'espoir pour les millions d'esclaves qui avaient été brûlés par les flammes de l'injustice qui consume. Il est venu comme une aurore joyeuse pour terminer la longue nuit de leur captivité.

    Mais, un siècle plus tard, le Noir n'est toujours pas libre; un siècle plus tard la vie du Noir est toujours tristement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination; un siècle plus tard, le Noir vit isolé sur une île d'indigence au milieu d'un vaste océan de prospérité; un siècle plus tard, le Noir languit toujours dans les coins de la société américaine et il se trouve en exilé dans sa propre terre.

    Nous sommes donc venus ici aujourd'hui pour dramatiser une condition honteuse. Dans un sens, nous sommes venus à la capitale de notre pays pour toucher ce qui nous est dû. Quand les architectes de notre république ont écrit les mots magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d'Indépendance, ils ont signé un billet à ordre, dont tous les Américains devaient hériter. Ce billet était une promesse qu'à tous les hommes, oui, les hommes noirs aussi bien que les hommes blancs, seraient garantis les droits inaliénables de vie, de liberté, et de poursuite du bonheur.

    Il est clair aujourd'hui que l'Amérique a manqué à ses engagements en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l'Amérique a donné au peuple noir un chèque sans provisions; un chèque qui nous est revenu marqué "fonds insuffisants". Nous refusons de croire que la banque de la justice soit en faillite. Nous refusons de croire qu'il y ait des fonds insuffisants dans les grandes chambres fortes d'opportunité de cette nation. Par conséquent, nous sommes venus ici pour encaisser notre chèque, le chèque qui nous donnera sur demande les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

    Nous sommes venus à ce lieu sacré pour rappeler au peuple américain l'urgence extrème du présent. Ce n'est pas le moment de nous adonner au luxe de nous détendre ou de nous contenter de la drogue tranquillisante d'une solution graduelle. Il est temps maintenant de rendre réelles toutes les promesses de la démocratie; il est temps maintenant de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation pour nous avancer vers le sentier brillant de la justice raciale; il est temps maintenant d'aider notre nation à se dégager des sables mouvants de l'injustice raciale pour l'installer sur le roc solide de la fraternité; il est temps maintenant de faire que la justice devienne une réalité pour tous les enfants de Dieu. Ce serait une erreur fatale pour la nation de refuser de voir l'urgence du moment. Cet été étouffant du mécontentement légitime du Noir ne finira pas jusqu'à ce qu'arrive un automne vivifiant de liberté et d'égalité.

    1963 n'est pas une fin, mais un commencement. Et ceux qui espèrent que le Noir avait besoin de passer sa colère et qu'il est maintenant satisfait, auront un rude réveil si la nation revient à sa routine. Il n'y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu'à ce que le Noir obtienne ses droits de citoyenneté. Les tourbillons de la révolte continueront à ébranler les fondements de notre nation jusqu'à ce que le jour clair de la justice se lève à l'horizon.

    Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, qui a le pied sur le seuil attrayant qui mène au palais de la justice. Tout en cherchant à obtenir la place qui nous est dûe, nous ne devons pas être coupables d'actions mauvaises. Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant dans la tasse de l'amertume et de la haine. Nous devons pour toujours conduire notre lutte sur un plan élevé de dignité et de discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons nous élever jusqu'aux hauteurs majesteuses où l'on réfute la force physique avec la force de l'âme.

    L'esprit militant, nouveau et merveilleux, qui a pénétré la communauté Noire, ne doit pas nous amener à manquer de confiance en tous les Blancs, parce que beaucoup de nos frères blancs, comme le prouve leur présence ici aujourd'hui, se rendent maintenant compte que leur destinée est liée à notre destinée, et ils sont arrivés à la réalisation que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. Nous ne pouvons pas cheminer seuls. Et en cours de chemin, nous devons promettre que nous marcherons toujours de l'avant. Nous ne pouvons pas retourner en arrière.

    Il y a ceux qui demandent aux partisans des Droits Civiques,"Quand serez-vous satisfaits?" Nous ne serons jamais satisfaits tant que le Noir sera victime des horreurs indicibles de la brutalité de la police; nous ne serons jamais satisfaits tant que nos corps, lourds de la fatigue du voyage, nous ne pourrons pas obtenir un logement dans les motels de la grand'route et dans les hôtels des villes; nous ne serons pas satisfaits tant que la mobilité essentielle du Noir consistera à aller d'un ghetto plus petit à un autre plus grand; nous ne serons jamais satisfaits tant qu'on dépouillera nos enfants de leur amour-propre et tant qu'on les privera de leur dignité avec des pancartes qui déclarent: "Pour les Blancs Seulement." Nous ne serons pas satisfaits tant que le Noir du Missippippi ne pourra pas voter, et le Noir de New York croira qu'il n'a rien en faveur de quoi il peut voter. Non! Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits jusqu'à ce que "la justice dévale comme un torrent et le droit comme un fleuve puissant."

    Je n'ignore pas que certains d'entre vous sont venus ici après de grandes épreuves et tribulations. Quelques-uns parmi vous sont récemment sortis de prisons étroites. Quelques-uns parmi vous sont venus de régions où, dans votre quête pour la liberté, vous avez été meurtris par les orages de la persécution et rendus chancelants par les vents de la brutalité de la police. Vous êtes les vétérans de la souffrance inventive. Continuez à travailler dans la foi que la souffrance non méritée est rédemptrice. Retournez dans le Mississippi; retournez dans l'Alabama; retournez en Caroline du Sud; retournez en Georgie; retournez en Louisiane; retournez aux bas quartiers et aux ghettos des villes du nord sachant que, d'une manière ou d'une autre, cette situation doit être et sera changée! Ne nous vautrons pas dans la vallée du désespoir!

    Donc, mes amis aujourd'hui je vous dis que quoique nous devions faire face aux difficultés d'aujourd'hui et de demain, j'ai tout de même un rêve. C'est un rêve qui est profondément enraciné dans le rêve américain. Je rêve qu'un jour cette nation se dressera et fera honneur à la vraie signification de son credo: "Nous tenons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes sont créés égaux." Je rêve qu'un jour sur les collines rouges de Georgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité. Je rêve qu'un jour, même l'état du Mississippi, un état qui étouffe dans la fournaise de l'injustice, qui étouffe dans la fournaise de l'oppression, sera transformé en une oasis de liberté et de justice. Je rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais à la mesure de leur caractère.

    J'ai Un Rêve Aujourd'hui!

    Je rêve qu'un jour, au fin fond de l'Alabama, avec ses racistes pleins de haine --avec son gouverneur des lèvres de qui dégoulinent les mots de l'interposition et de la nullification--un jour, même là, en Alabama, les petits garçons noirs et les petites filles noires pourront aller la main dans la main avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et soeurs.

    J'ai Un Rêve Aujourd'hui!

    Je rêve qu'un jour, chaque vallée sera rehaussée et chaque colline et chaque montagne sera aplanie, les aspérités seront nivelées et les endroits torteux seront rendus rectilignes, et "la gloire de Dieu sera révélée et tout ce qui est chair le verra ensemble."

    C'est notre espérance. C'est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud. Avec cette foi nous pourrons tailler dans la montagne du désespoir, la stèle de l'espoir. Avec cette foi, nous pourrons transformer la cacophonie des discordes de notre nation en une belle symphonie de la fraternité. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, aller en prison ensemble, défendre la cause de la liberté ensemble, sachant qu'un jour nous serons libres. Et ce sera le jour, ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter avec une signification nouvelle:"Ma patrie c'est toi, douce terre de liberté, c'est toi que je chante. Terre où mes aïeux sont morts, terre fierté du Pélerin; que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté." Et si le destin de l'Amérique est d'être une grande nation, tout cela doit devenir vrai.

    Que la liberté retentisse donc des collines prodigieuses du New Hampshire jusqu'aux imposantes montagnes du New York. Que la liberté retentisse du sommet des majesteuses Alleghenies de Pennsylvanie. Que la liberté retentisse des pics couronnés de neige des Rocheuses du Colorado. Que la liberté retentisse des versants mamelonés de la Californie. Mais non seulement cela. Que la liberté retentisse du haut de Stone Mountain en Georgie. Que la liberté retentisse du haut de Lookout Mountain au Tennessee. Que la liberté retentisse de chaque colline, et des moindres monticules dans le Mississippi. "Que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté!"

    Et quand cela se produira, quand nous permettrons à la liberté de retentir, quand elle retentira dans chaque village, et dans chaque hameau, dans chaque état et dans chaque ville, nous serons à mesure de hâter l'arrivée du jour où tous les enfants de Dieu, noirs et blancs, juifs et non juifs, protestants et catholiques, pourrons chanter en se tenant la main ces mots du vieux Negro Spiritual: "Libres enfin, libres enfin; béni soit le Tout-Puissant, nous sommes libres enfin!"

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