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anthropologie

  • Rêver le monde avec Stéphanie Buret

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    Photographe d’origine suisse, Stéphanie Buret appréhende le monde sous l’angle de la réflexivité. A découvrir à la galerie Art’et Miss , jusqu’au 31 juillet

    Son parcours universitaire en anthropologie fait partie intégrante de son travail photographique. Elle y prend le parti de penser le monde : « il est intéressant de « penser » le cadrage, de « penser » notre observation ». Ce point de vue est révélateur d’une perception de la frontière qui existe entre soi et les autres qu’elle considère comme une réalité à part entière. Ce qui semble intéressant, dans cette démarche, c’est qu’il ne s’agit pas d’une idée figée. Si ces frontières, tant ethniques que personnelles sont des réalités, alors pourquoi ne pas les déconstruire ? Pourquoi ne pas construire une autre réalité ? Difficile, direz-vous ? Peut-être pas tant que cela, si comme Stéphanie Buret, nous choisissons de poser une autre regard sur la réalité.

    Stéphanie Buret

    Un monde en mouvement, donc. Où les frontières changent, sont malléables au gré d’un vécu personnel. C’est finalement cette expérience propre à chacun qui détermine le « cadrage » : « le cadre se définit en fonction d’un intérieur et d’un extérieur, sans cesse à reformuler ». Stéphanie Buret propose donc de porter un regard sur le monde impliquant un retour sur soi, une lecture vouée à interprétations.

    Stéphanie Buret semble mener une recherche, une quête identitaire et culturelle. Ainsi, pour ce connaître, pour connaître l’autre, elle voyage. L’Australie tout d’abord, puis Madagascar et Hong-Kong où elle développe ses connaissances en matière de photographie. Là encore, il est question de point de vue, de cadrage : « L’identité culturelle est toujours la résultante de l’identification qu’on se voit imposer par d’autres et de celle qu’on affirme soi-même. Elle se construit, se déconstruit et se reconstruit selon les situations. » Une manière d’aborder la notion de structure, élément essentiel du travail de l’artiste. En effet, pour elle, l’objet est structure, il est un « héritage de l’identité socioculturelle ».

    Structure, frontière, furtivité du monde. La photographe crée une emphase par l’effet de série qui « invite à la construction d’unités colorées et striées photographiées, dépendantes ni par la forme ni par la culture, ni par leur position, les unes des autres. ». Les photographies de Stéphanie Buret, tout particulièrement vues en série donnent l’impression d’être embarqué dans un tourbillon multi-culturel.

     

    Camille du Plessix.

     

    Retrouvez les oeuvres de Stéphanie Buret sur le nouveau site marchand de la galerie Art’et Miss .

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