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enfance

  • Tsila Goldstein fait dans la dentelle

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    Féminité, pudeur et émotion traversent l'oeuvre de Tsila Goldstein

    A la base Polytechnicienne, Tsila Goldstein se tourne vers l'esthétisme à la fin des années 1980, époque à laquelle elle entreprend des études d'Art et d'Hisoire de l'Art. Elle devient alors membre de l'Associaltion des Artistes d'Israël et de la Liste des Artistes du Musée d'Israël. Elle expose tout d'abord sur sa terre natale, notamment à Haifa, Jésrusalem et Tel Aviv avant de parcourir le monde. En effet, depuis le début de sa carrière d'artiste, ses oeuvres sont allées de Madrid à Mexico, de Cancun à Zagreb et bien sûr à Paris.

    La série "La dentellière", présentée jusqu'au 31 mai à la galerie Art et Miss dans le cadre de l'exposition "Lettres et Signes" évoque la vie : "La femme est la "dentellière" de la vie, elle navigue  parmi ses tâches, afin de trouver "le chemin d'or" entre les besoins de sa famille, sa place dans la société et ses propres exigences spirituelles et ses besoins personnels." , déclare l'artiste. Il en résulte des compositions abstraites en relief pour lesquelles Tsila Goldstein a eu recours à une technique mixte utilisant des morceaux de vieux vêtements en coton et dentelle.

    Ainsi, le vêtement devient symbole, représentatif des moments de la vie, et en particulier de la vie de femme. Parce que c'est bien les femmes qui sont ici à l'honneur. De la séduction à l'intimité, du dévoilement à la pudeur, le vêtement associé à la féminité dépasse son statut de simple objet : "mes œuvres reflètent mon point de vue sur la femme qui se pare elle-même de jolies choses, parfois, dans le but de masquer sa douleur intérieure et d'autres fois pour extérioriser  sa joie."

    Un portrait en émotions

    Chaque tableau fait est un flash, une bribe de l'histoire de cette femme mystérieuse. "Née en Israël" ouvre la série. Les points de croix font écho à quelques petites branches qui témoignent d'un enracinement, d'un attachement profond à ses origines, à sa famille. Entre pureté et douceur, Tsila Goldstein joue avec des nuances d'un blanc qui marque l'ensemble de l'exposition. Cette toile est telle des premiers pas qui mènent vers "Poupées" où apparaissent pour la première fois de petits personnages de papier sur lesquels sont imprimé des texte dans l'alphabet hébraïque. Ces personnages apparaissent dans de nombreuses toiles, comme autant de membre d'une grande famille et d'un entourage profondément présent mais également comme trace d'une culture qui fait son identité.

    L'enfance mène vers l'adolescence. Le bleu entre dans les compostitions, se combinant au blanc et donnant l'impression d'un ciel parsemé de nuages à l'image de cette période de la vie où les certitudes de l'enfance font face à la réalité d'une vie pas toujours si simple. Puis c'est le pasage vres l'âge adulte : les désillusions de l'adolescence ont fait place à un bonheur subtile par sa simplicité et à des émotions qui doivent restées discrètes. Jeune femme, Tsila Goldstein

    De la vérité aux apparences

    La dentelle, est un tissu auquel Tsila Goldstein donne tout son sens. A la fois matière suggestive qui laisse deviner et éfoffe qui cache l'intimité, l'artiste la décline et établit un parallèle entre ce que femme est et ce que femme doit être. En empruntant au Dictionnaire de la Toilette, publié en Angleterre par “Pears Soap”  entreprise en 1933, elle souligne la complexité de la construction son identité en tant que femme : "J’y ai  trouvé beaucoup de valeurs ayant fait parti de mon éducation, exigeant de la femme de paraître toujours heureuse, intéressé, bien tenu et ayant un comportement parfait, cachant sa vraie "vérité" afin de réussir dans la vie". Elle joue des apparences, de ce qu'il y a de visible et d'invisible chez toute femme. Non sans humour, elle va jusqu'à utiliser une "Table des calories" dans une toile qui porte le même nom.

    Ayant fait face à cette ambivalence des sentiments et des émotions de sa vie de femme, elle fait référence à Virginia Woolf comme dans "Une chambre à soi" oeuvre qui encourage vivement la femme à participer à sa vie privée et ses besoins personnels. Ainsi, le message prend un caractère engagé et répond à une féminité assumée.

     

    La série "La dentellière" révèle finalement une sorte d'autoportrait émotionnel de l'artiste. Sourire nostalgique, joie simple, chaleur d'un moment de bien être ou retour sur des souvenirs du passé, Tsila Goldstein fait le choix de se révéler en tant que femme dans un travail exécuté avec la finesse d'une dentellière.

     

    C. du Plessix

    Les oeuvres de Tslia Goldstein sont en vente sur le nouveau site marchand de la galerie Art et Miss

  • Danielle Le Bricquir : un peintre pour ré-enchanter le monde

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    « (…) je découpe dans un papier blanc innocent un oiseau blanc aux ailes déployées, et à peine si je souffle comme ça, il peut voler, fendre votre solitude, se poser sur votre table et vous regarder en camarade de ses yeux bleus qu’il s’agit maintenant précisément pour moi de peindre. »
    Yannis Ritsos, De la sincérité, Athènes, 4 novembre 1985

     



    Les bonnes fées bretonnes lui ont-elles insufflé très tôt ce désir d’émerveillement qui ne l’a jamais quittée ? L’errance permanente en pays d’enfance dont témoigne sa peinture tendrait à nous le faire croire. A l’instar de Camille Claudel fascinée par les formes fantastiques des rochers de la « Hautée du Diable » peuplant le Tardenois de ses jeunes années, les géants de granit rose de Perros-Guirrec ont laissé une empreinte durable dans l’imaginaire si fertile de Danielle Le Bricquir. Le fol amour de Lancelot, Celtamorphose : La Fiancée des chemins creux, Au Pays des talus dressés, La Procession, La Nuit Celte, Le pays du Roi Morvan, L’Enfance d’Arthur, Retour de Pêche, Les Chants du Pays de ma Mère, La Fille du Magicien, Quand la Mer monte, Belle Rencontre sur les Terres Irlandaises, etc… : toute la déclinaison d’une culture totalement réinventée, « celtamorphosée » -pour reprendre une expression de l’artiste-, défile sous nos yeux et nous entraîne au royaume de Merlin. Royaume du « tout-possible » où les moyens plastiques reformulent un bestiaire celtique vraiment
    réjouissant, où chaque tableau poursuit une narration qui semble ne jamais se tarir… Et si tout n’y est pas aussi rose que le granit, tout y est enchantement, tout y est poésie…

    A priori, rien ne prédisposait Danielle Le Bricquir à devenir la Fée Viviane de la peinture contemporaine. De son enfance rythmée par d’incessants allers-retours entre Paris et la Bretagne, elle conserve le souvenir récurrent de l’atmosphère angoissante qui sévissait dans la famille durant la Seconde Guerre quand son père, traqué par la Gestapo, se réfugia à Perros… Mais les véritables adversités viendront plus tard, quand les êtres chers disparaîtront prématurément… Adolescente imbibée de culture littéraire, la jeune-fille mûrit et se passionne pour l’écriture. Arrive « l’âge de raison ». Nombreux sont les articles et essais témoignant de son engagement pour la cause féminine, au cœur du combat mené par des milliers de femmes, combat couronné par la « Loi Veil » de 1975… Danielle Le Bricquir évoque avec émotion ces années militantes auprès de Gisèle Halimi. C’est durant cette « épique-époque » que tout bascule pour elle.
    Son intérêt pour la peinture prend soudain une place prépondérante. Tout en perfectionnant sa maîtrise des techniques picturales auprès de Georges Arditti –ce dernier lui communique son admiration pour Balthus, Piero della Francesca et la Renaissance italienne…- elle travaille sans relâche, souvent dans des conditions difficiles. Une nuit, n’ayant ni toile ni papier sous la main, elle peint sur un morceau de bois. Une révélation ! L’aspect primitif de l’humble support et les déformations occasionnées par sa surface rugueuse provoquent un déclic dont elle se souvient encore aujourd’hui. Cette relation imprévue avec un matériau « pauvre » augure les bases de son langage pictural. Les dés sont jetés : sa volonté farouche d’instaurer son propre vocabulaire plastique prend forme. Parallèlement, l’artiste se passionne pour Cobra, admirant particulièrement Cornelis Van Beverloo, dit « Corneille », l’un des fondateurs. L’expressionnisme parfois brutal et le chromatisme véhément de Cobra la séduisent au point de choisir pour sujet de thèse de doctorat « Le groupe pictural Cobra et l’écriture » (Presses Universitaires Septentrion Edit.)! Corneille et Niki de Saint-Phalle sont les deux imagiers des temps modernes qui n’ont cessé de l’éblouir. Nous sommes alors dans les années 80.



    Tournant définitivement la page d’une figuration « classique » dont elle ne renie rien de son apport, Danielle Le Bricquir s’immerge dans un univers qui lui est propre. Aucun des gestes de la création contemporaine ne lui est étranger. L’artiste s’autorise les assemblages matiéristes de toutes sortes, mêlant aux pigments de couleur des éléments qu’elle récupère au hasard de ses pérégrinations. C’est la composition elle-même, au fur et à mesure de sa construction, qui lui dicte les matériaux nécessaires à sa réalisation. Toujours elle y manifeste une fantaisie rêveuse et rebelle, accumulant les trouvailles expressives, manifestant une étonnante richesse d’invention. La peinture de Danielle Le Bricquir excite l’imagination du spectateur et révèle un art dynamique, vivement coloré, dont la spontanéité gestuelle se plie aux exigences de la narration. A l’instar de Flaubert affirmant qu’ « il faut se bander les yeux et continuer son œuvre », elle fait preuve d’une véritable aptitude à la sublimation, laquelle lui permet de faire passer dans le registre du beau et du poétique –celui de l’œuvre d’art- ses angoisses humaines liées aux désordres du monde, aux drames produits par une société arrogante et contre-nature.

    Voilà bientôt trente ans que toute sa force créatrice, Danielle Le Bricquir la met au service de son art, travaillant comme une forcenée pour magnifier un monde qui lui échappe, pour assouvir sa quête éperdue d’audace et de liberté….

     



    Que des amateurs s’imprègnent de la poétique de son univers pictural, en partagent l’émotion, elle n’en demande pas plus.
    Certains n’y verront que les illustrations de fabliaux puisés au babil des ruisselets qui sillonnent les méandres de l’enfance perdue, dans ce territoire où Plume d’Henri Michaux et la Ménagerie de Tristan de Robert Desnos se donnent rendez-vous. Quelque part, du côté de chez Brocéliande…
    D’autres enfin, seront bouleversés par le sens profond de ces images, expression picturale d’une mélopée ininterrompue qui « retrouve en chacun de nous une humble et indicible Arcadie. » (Malraux, Les Voix du silence)

    Noël Coret
    Ecrivain d’Art

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    Danielle LeBricquir est Née à Paris, 1941 a reçu les plus hauts honneurs et de nombreux prix en France.

    Danielle LeBricquir expose en permanence à Gramercy 32 Galerie des Beaux-Arts, à New York

    Elle vit entre Paris et son atelier à Perros-Guirec, en Bretagne

    Son travail est régulièrement présenté lors du Salon d'Automne, où elle est un membre permanent .
    Présidente de l'association "Artiste du 4" à Paris.

    Prix spécial décerné par la ville de Versailles, qui ont acheté une de ses œuvres.
    Invitée d'honneur au Salon de la Maison Laffitte, où elle a reçu une médaille d'or.
    Invitée d'honneur au Salon de Beaumont-sur-Oise.

    Danielle LeBricquir est exposée de façon permanente

    Dans les MUSEES :
    . Art en Marche "musée de Lapalisse Hauterives,
    . Stadhof Museum de Zwolle, Pays-Bas,
    . Jakosky Musée de Nice.

     

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  • Conte défait

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    Un conte déjanté adapté et mis en scène par Marjorie Nakache2.gif

    Avec :
    Philippe Agael, Madlyn Fargot, Sonja Mazouz, Marjorie Nakache, Béatrice Ramos,Myriam Tékaïa, Khalid Zaouche.


    Theatre1.jpg

     

    Décor : Amélie Tribout

    Costumes : Nadia Rémond

    Lumières : Hervé Janlin

    Son : Wilfrid Connell

    Technicien pplateau : Rachid Baha

    Du  15 au 21 décembre 2007
    Les samedi 15, mercredi 19, jeudi 20 et vendredi 21 décembre à 20h45
    Dimanche 16 décembre à 16h00
    Lundi 17 et Mardi 18 décembre à 14h00.

    Contact : Kamel Ouarti - Laure Karetti 
                tél : 01 48 23 06 61
                Mail : studio_theatre@yahoo.fr

    Tarifs : 12,20 € / 9,15 € / 7,60 €

    Réservations au 01 48 23 06 61
    Studio Théâtre de Stains : 19 rue Carnot - 93240 Stains



    "Salut dames, messieurs et gentes demoiselles!"

    "pour échapper au noir des choses trop réelles
    Laissez nous vous bercer de récits merveilleux
    Oubliez pour un temps les chagrins, les querelles
    Redevenez enfants, croyez au fabuleux.
    Plaignez bien Cendrillon, aimez la bonne fée
    Redoutez les lutins de la lande sacrée
    Et soyez indulgents, on jouera de son mieux
    pour vous faire envoler par les beaux pays bleus".


    "Il était une fois..."

    Cendrillon qui rencontre le petit Chaperon
    Rouge qui surprend le petit Poucet croisant
    la Belle au bois dormant qui rejoint Blanche
    Neige ainsi que quelques fées...
    Dans la naïveté apparente de ces histoires
    que l'on dit"enfantines" peuvent se
    cacher des visions bien étranges...

    En écrivant son célèbre conte en 1697,
    Charles Perrault se doutait-il que Cendrillon
    serait si largement reprise à la scène?
    Récit simple, inspiré de légendes anciennes
    et universelles, il donna naissance à
    de très nombreuses adaptations,
    de Rossini à Prokofiev, en passant
    par Georges Méliès.
    Ce conte est à ce point
    connu qu'il autorise toutes les
    manipulations textuelles.
    A milles lieux de la version
    de Disney, l'histoire est donc
    ici reprise mais quelque peu
    bousculée dans le joli désordre d'une
    galerie de personnages pittoresques et
    de situations improbables et cocasses.
    Le ton est résoluement à l'humour et
    à l'impertinence pour le plus grand
    plaisir des petits et des grands."


    "Notre Avis" :

    "Il était une fois...", la phrase à peine dite et notre mémoire instinctivement fait apparaitre ces icônes de notre enfance. Marjorie Nakache a joué de ce travail de mémoire et a merveilleusement détourné ces personnages. En utilisant des références de notre enfance, et en remplaçant la peur par l'humour elle nous  permet de retrouver notre rire d'enfant.

    Un grand merci à toute l'équipe pour se pur moment de détente, hors du temps et des réalités.

  • Daniel JOUX : l'expression d'une révolte ou rêver d'un monde meilleur

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    medium_joux1.jpgArtiste peintre, inspiré par le mouvement surréaliste, il est né le 03 octobre 1949, dans une petite ville de l'AIN, il a suivi un enseignement de dessinateur technique et a découvert le dessin d'art et la peinture en suivant des cours d'initiation chez un peintre professionnel. Daniel JOUX a continué son chemin seul de façon à ne pas subir une quelconque influence de cet enseignement. Il est inspiré par le travail de DALI, de MAGRITTE et la peinture lui permet d?exprimer toutes les émotions ressenties devant les injustices et le malheur de notre Monde. Sa peinture a d'abord été volontairement provocatrice pour exprimer son dégoût de la guerre, des souffrances des enfants, du manque d'humanité de l'Homme en général et de sa folie du pouvoir.


     
     
     
     
    medium_joux4.2.jpg  
    Sa rencontre avec Dominique, son épouse, les a emmenés à DIEULEFIT, en Drôme provençale où il travaille et expose dans son atelier ouvert au public. Sa peinture s'est apaisée mais sa révolte et toujours présente sur chacune de ses toiles. Depuis quelques mois, sa peinture a encore évolué et il a découvert le moyen de mettre en scène avec encore plus d'énergie ses émotions, en « sculptant » ses toiles, il peint sur plusieurs supports qu'il découpe ensuite et assemble dans un même tableau.



    Daniel JOUX expose à la Galerie Art'et Miss jusqu'au 30 juin 2007

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