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  • "Le Promeneur" de Rose Sznajder

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    roselepromeneur.jpgL’artiste qui fait de la photographie contemporaine est très connue pour ses photographies de poupées. La photo présentée ici est l’une de la série des paysages qu’elle a prise lors d’un voyage.

    La photographe n’a pas eu l’intention de transmettre des informations par la photo comme les photographes documentaires. Ce qui compte ici, ce sont des émotions ainsi qu’un univers poétique. Rose Sznajder a choisi le paysage pour stimuler notre imagination : on se trouve sur la plage ; le crépuscule a plongé le ciel dans des couleurs douces, et un bruit léger perturbe de temps en temps la tranquillité. La seule personne sur la photo, « Le Promeneur », se découpe sur les tons roses du ciel, mais néanmoins il se fond dans le paysage.

    L’imprécision des contours abroge la limite de l’homme et de la nature, ainsi il n’y a pas de limites du possible – notre imagination n’a pas de frontières.

    En regardant cette photo, on ne pourrait faire autrement que de se demander ce que le promeneur médite pendant sa promenade. Pense-t-il à son amour non partagé ? Pourrait-il être une personne âgée jetant un coup d’œil rétrospectif sur sa vie ? Ou, une personne trop angoissée qui se replierait dans le calme de la nature ? Il y a encore tellement d’ évasion. Rose Sznajder nous a donné un cadre harmonieux dans lequel nos pensées peuvent se perdre. 

    Suang Hoang
    Assistante galeriste


    Exposition du 3 octobre au 13 octobre – Galerie Art'et Miss
    Finissage en présence de l’artiste dimanche 12 octobre

     

     

     

  • Joan Pla. Color Fields à San Cristóbal

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    Joan Pla est un photographe barcelonais qui intégre dans son activité artistique des genres et des styles des plus différents. À l’occasion de l’Exposition Internationale de la Galerie Art ‘et Miss, nous avons l’opportunité de montrer quelques examples de photograhies qui appartiennent à sa série San Cristóbal.

    pla02 Avec ce groupe de photographies, l’artiste emène le spectateur dans l’île espagnole de Gran Canaria, plus espécialement dans le quartier marin de San Cristóbal.

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    Dans cet endroit d’une identité marquée, Joan Pla montre son regard personnel, où la lumière et la couleur sont les protagonistes et personnifient la grande enérgie de ce petit univers atlantique.

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    Le photographe regarde et montre, souligne les éléments qu’il désire accentuer grâce aux cadrages originaux caractéristiques de cette série, qui simplifient parfois les élements, jusqu’à pratiquement nous donner des œuvres abstraites, qui rappelent directement certains mouvements de l’abstraction picturale comme le Color Fields.

     Fátima Gallardo León

     À la galerie Art’et Miss , nous vous invitons à découvrir le regard de Joan Pla. Ses photographies seront visibles à l’Exposition Internationale jusqu’au  29 décembre

  • EXPOSITION PHOTO – Olivier BILLON & Sébastien CASTILLO - Galerie Art' et Miss

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    Du 1er au 10 Juin 2011, la galerie Art’et Miss souhaite vous convier à l’expo photo qu’elle organise sur le travail de deux photographes à l’approche et au style différents.


    Tout d’abord, Olivier Billon vous invite à une évasion dans le mystère du Sahara Algérien, il a dû saisir l’aspect mystérieux du désert afin de nous convier à partager cette atmosphère unique.

    En voyant ces photos, qui peut s’imaginer un instant que l’artiste a travaillé à partir de photos en noir et blanc ? Celles-ci ont ensuite été scannées afin de les retravailler en ajoutant des couleurs. Olivier Billon les a retravaillées jusqu’à retranscrire les sensations vécues là-bas, les émotions ressenties. Ainsi, ces photos que nous pouvons voir sont le résultat de plusieurs heures de travail à essayer de retrouver la magie de ces paysages d’exception. Un certain mystère et une belle poésie se dégagent de ces photos et nous mènent vers un ailleurs lointain. On se perd alors dans ces canyons imposants et ce paysage sans fin.

    Olivier Billon complexifie son travail en superposant des matières à ses photos. Il conjugue ses œuvres avec du métal, des nuages, ou encore du béton ; ce qui donne des textures incroyablement surprenantes et intéressantes. Cette superposition ne nuit en rien à l’image de départ, au contraire. Elle est là pour souligner les contours et les formes, rajouter de la profondeur, donner de la texture et du mystère. On doute alors de la matière, tant certaines photos ressemblent à des peintures. Ce qui nous oblige à nous rapprocher de la photographie, l’observer de près. On a alors envie de la toucher pour comprendre la technique utilisée.

     

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    « Depuis le matin jusqu’au soir »

     

     

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    « J’étais absent »

     

    Si sa photo « Depuis le matin jusqu’au soir » donne l’impression d’un travail à l’aquarelle, celle nommée « J’étais absent » nous plonge dans une réalité de terre aride et sablonneuse. Ce qui nous interpelle dans ces séries de photographies, ce sont la multiplicité des couleurs, des contours et des formes. Ainsi, les contrastes de couleurs permettent de faire vibrer les photos. Tandis que grâce aux superpositions de formes, c'est le désert qui prend vie sous nos yeux.

     

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    « Je suis las »

     

    « Je suis las » semble être un cliché sorti d’un vieux film avec un encadré en noir des couleurs chaudes et des canyons imposants. Ces couleurs ocre, rouge et jaune sont également visibles dans les photographies « Nous n’avons rien trouvé si ce n’est la trace d’un lion », « Qui te possède ? », « Un d’entre eux ».

    L’aspect mystérieux est renforcé par les inscriptions en Tamachek figurant au bas des photos. Les phrases de cette langue Touareg issues d’un ouvrage rédigé par un ancien colonel, permettent de rajouter de la force et du mystère à la photo. On ne peut s’empêcher de s’interroger alors sur le sens de ces phrases et rester contemplatif devant des vues aussi saisissantes.

    Si Olivier Billon s’attache à des émotions ressenties lors de ses voyages dans le désert, Sébastien Castillo, lui, s’épanouît dans un style urbain plus explosif, osé et aux formes géométriques. Dans cette exposition, la photographie est donc la rencontre de deux visions et tempéraments différents. De même que pour les photos d’Olivier Billon, il est impossible de rester indifférent au travail de Sébastien Castillo.

    Bien que ce jeune photographe travaille aussi sur la superposition des clichés et des images, son style est tout autre. Son style audacieux mêle de trois à six, voire sept clichés afin de rendre un travail unique.


     

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    Les couleurs sont vibrantes, les formes géométriques, les superpositions à la fois improbables et complémentaires. L’artiste mêle des gros plans d’éclaboussures de peintures prises dans des classes d’arts plastiques, des photos prises lors de ses voyages (en Turquie par exemple) et d’expositions. Ne soyez pas surpris de ne pas voir de nom pour ces photos, mais donnez libre place à votre imagination pour les trouver vous-même.

     

     

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    La photographie de la momie mêle différents clichés pris lors de l’exposition Post-Mortem dédié au rituel mortuaire romain (Lyon) ainsi que des paysages urbains et montagneux. On peut y voir le squelette d’une femme avec son reflet, un gros plan de montagne avec une fracture géométrique. Le mélange d’images et d’espaces contradictoires crée une perspective et une illusion de plan.

     

     

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    Le cliché de la montagne est réutilisé de façon inversée dans la photo prise dans l’église Sainte Sophie à Istanbul avec différents individus. Cette réutilisation d’une même image répond à la volonté de l’artiste de donner de la cohérence à un grand ensemble d’images à travers un travail en série. Cette répétition donne une musicalité et du rythme aux différentes œuvres.

    La reprise d’un même motif est aussi là pour représenter différents éléments urbains. Un escalier peut être là en tant que tel ou représenter une roue, un grillage de prison ou une cage de hamster. Tout dépend de la vision de l’artiste et de la façon d’utiliser les clichés et les prises de vue.

    Il y a donc une variation entre des thèmes et des aspects différents ; ce qui laisse place à des croisements de styles inattendus. L’artiste mélange des photos de villes occidentales avec des sculptures mésopotamiennes et permet la rencontre entre un monde oriental antique et un monde occidental urbain ; ce qui rend l’ensemble harmonieux.

    L’harmonie réside également dans le cadrage, les couleurs ou les formes géométriques. Alors que certaines photos sont dominées par des formes rectangulaires ou linéaires, d’autres le sont par des formes rondes.

     

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    Dans une ambiance urbaine, l’Homme est naturellement présent mais comme effacé, presque invisible, faisant corps avec ce qui l’entoure. L’homme n’est donc pas oublié mais réduit, il est comme dominé. Il semble être dépassé par cet espace.

     

    Behiye ALTAN

     

  • Pierre-Louis BANCAL, Photographe

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    Pierre-Louis BANCAL, photographe, s'est spécialisé dans la photographie de spectacle et plus particulièrement de danse. Il fait ressortir à merveille les ambiances chaudes du Flamenco, les tensions des danseurs et leur concentration. Dernièrement il étend son registre à la danse contemporaine et nous dévoile des photographies d'une grande intensité.

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    "Le cri" Mercedes RUIZ - Grande danseuse flamenco, photo prise en mars 2006 au théâtre de Grasse.

  • Patrick NITARO, scènes de vie

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    NITARO Patrick

    Photographe, France


    Je fais des photos argentiques en noir et blanc.Photographier me permet d’observer ce qui m’entoure pour saisir un clin d’oeil poétique,un détail inattendu, un instant dans le vie des autres.
    Mes photos sont toujours des instantanés pour mieux capter des moments insolites, décalés, parfois étonnants et drôles.
    L’instantané donne à voir les décalages, les invisibles de la vie de tous les jours.
    Mon regard se pose sur des situations, des objets, des personnages où je retrouve la trace et l’empreinte d’une certaine humanité. Le contraste noir et blanc vient soutenir ces univers simploes et quotidiens.
    Je donne à voir des bouts d’histoires et l’imagination de celui qui regarde fait la suite.

    Patrick NITARO vit et travaille à Bordeaux.

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    Ombres portées - Photographie argentique sous verre - 40 cm x 30 cm - Tirages limités à 10





    OMBRES



    L’ombre portée et l’ombre projetée sont une avant première de notre intimité. Je me décale en flou en gris coloré,me contourne à ma manière.

    Je me projette en demie-teinte

    Au risue du réél

    Nos silhouettes sensibilisent la pélicule mate de nos miroirs sans tain.



    Ombre couchée

    Ombre posée sur le margelle d’une idée

    Ombre éphémère au vertige du temps

    Par-devers le soleil nos ombres tracent sur le sol le modelé de nos désirs.
    La torpeur de l’été peine à traverser la résille de nos ombres.
    Déposant l’ombre

    Auprès de moi

    Les mains libres.



    Denise ROBINE

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