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  • Le rêve du papillon

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    Découvrant avec plaisir "Les Philo-fables" de Michel Piquemal, je ne résiste pas à l'envie de le partager avec vous.

    Extrait de la préface la citation de Patrice de la Tour du Pin :  " Tous les pays du monde qui n'ont plus de légendes seront condamnés à mourir de froid."

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    Le rêve du papillon :

    Un philosophe chinois raconte cette histoire à donner le vertige...

    "Dans son sommeil, un homme rêve qu'il est un papillon. Il voltige de fleur en fleur, il butine, ouvre et referme ses ailes. Il a la légèreté du papillon, sa grâce et sa fragilité. Soudain, il se réveille, et il s'aperçoit avec étonnement qu'il est un homme.

    Mais est-il un homme qui vient de rêve qu'il était un papillon?

    Ou bien est-ce un papillon qui rêve qu'il est un homme?"

    D'après Tchouang-Tseu, sage taoïste chinois ( IVè - IIIè sièle avant notre ère)

    Illustration  : Michel MICHAUXLa Grande Glaneuse de Basidiomycètes ” - Acrylique sur panneau de bois préparé  - 50 cm  x 70 cm - 1500 € (actuellement à la galerie Art’et Miss )

  • Danielle Le Bricquir : un peintre pour ré-enchanter le monde

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    « (…) je découpe dans un papier blanc innocent un oiseau blanc aux ailes déployées, et à peine si je souffle comme ça, il peut voler, fendre votre solitude, se poser sur votre table et vous regarder en camarade de ses yeux bleus qu’il s’agit maintenant précisément pour moi de peindre. »
    Yannis Ritsos, De la sincérité, Athènes, 4 novembre 1985

     



    Les bonnes fées bretonnes lui ont-elles insufflé très tôt ce désir d’émerveillement qui ne l’a jamais quittée ? L’errance permanente en pays d’enfance dont témoigne sa peinture tendrait à nous le faire croire. A l’instar de Camille Claudel fascinée par les formes fantastiques des rochers de la « Hautée du Diable » peuplant le Tardenois de ses jeunes années, les géants de granit rose de Perros-Guirrec ont laissé une empreinte durable dans l’imaginaire si fertile de Danielle Le Bricquir. Le fol amour de Lancelot, Celtamorphose : La Fiancée des chemins creux, Au Pays des talus dressés, La Procession, La Nuit Celte, Le pays du Roi Morvan, L’Enfance d’Arthur, Retour de Pêche, Les Chants du Pays de ma Mère, La Fille du Magicien, Quand la Mer monte, Belle Rencontre sur les Terres Irlandaises, etc… : toute la déclinaison d’une culture totalement réinventée, « celtamorphosée » -pour reprendre une expression de l’artiste-, défile sous nos yeux et nous entraîne au royaume de Merlin. Royaume du « tout-possible » où les moyens plastiques reformulent un bestiaire celtique vraiment
    réjouissant, où chaque tableau poursuit une narration qui semble ne jamais se tarir… Et si tout n’y est pas aussi rose que le granit, tout y est enchantement, tout y est poésie…

    A priori, rien ne prédisposait Danielle Le Bricquir à devenir la Fée Viviane de la peinture contemporaine. De son enfance rythmée par d’incessants allers-retours entre Paris et la Bretagne, elle conserve le souvenir récurrent de l’atmosphère angoissante qui sévissait dans la famille durant la Seconde Guerre quand son père, traqué par la Gestapo, se réfugia à Perros… Mais les véritables adversités viendront plus tard, quand les êtres chers disparaîtront prématurément… Adolescente imbibée de culture littéraire, la jeune-fille mûrit et se passionne pour l’écriture. Arrive « l’âge de raison ». Nombreux sont les articles et essais témoignant de son engagement pour la cause féminine, au cœur du combat mené par des milliers de femmes, combat couronné par la « Loi Veil » de 1975… Danielle Le Bricquir évoque avec émotion ces années militantes auprès de Gisèle Halimi. C’est durant cette « épique-époque » que tout bascule pour elle.
    Son intérêt pour la peinture prend soudain une place prépondérante. Tout en perfectionnant sa maîtrise des techniques picturales auprès de Georges Arditti –ce dernier lui communique son admiration pour Balthus, Piero della Francesca et la Renaissance italienne…- elle travaille sans relâche, souvent dans des conditions difficiles. Une nuit, n’ayant ni toile ni papier sous la main, elle peint sur un morceau de bois. Une révélation ! L’aspect primitif de l’humble support et les déformations occasionnées par sa surface rugueuse provoquent un déclic dont elle se souvient encore aujourd’hui. Cette relation imprévue avec un matériau « pauvre » augure les bases de son langage pictural. Les dés sont jetés : sa volonté farouche d’instaurer son propre vocabulaire plastique prend forme. Parallèlement, l’artiste se passionne pour Cobra, admirant particulièrement Cornelis Van Beverloo, dit « Corneille », l’un des fondateurs. L’expressionnisme parfois brutal et le chromatisme véhément de Cobra la séduisent au point de choisir pour sujet de thèse de doctorat « Le groupe pictural Cobra et l’écriture » (Presses Universitaires Septentrion Edit.)! Corneille et Niki de Saint-Phalle sont les deux imagiers des temps modernes qui n’ont cessé de l’éblouir. Nous sommes alors dans les années 80.



    Tournant définitivement la page d’une figuration « classique » dont elle ne renie rien de son apport, Danielle Le Bricquir s’immerge dans un univers qui lui est propre. Aucun des gestes de la création contemporaine ne lui est étranger. L’artiste s’autorise les assemblages matiéristes de toutes sortes, mêlant aux pigments de couleur des éléments qu’elle récupère au hasard de ses pérégrinations. C’est la composition elle-même, au fur et à mesure de sa construction, qui lui dicte les matériaux nécessaires à sa réalisation. Toujours elle y manifeste une fantaisie rêveuse et rebelle, accumulant les trouvailles expressives, manifestant une étonnante richesse d’invention. La peinture de Danielle Le Bricquir excite l’imagination du spectateur et révèle un art dynamique, vivement coloré, dont la spontanéité gestuelle se plie aux exigences de la narration. A l’instar de Flaubert affirmant qu’ « il faut se bander les yeux et continuer son œuvre », elle fait preuve d’une véritable aptitude à la sublimation, laquelle lui permet de faire passer dans le registre du beau et du poétique –celui de l’œuvre d’art- ses angoisses humaines liées aux désordres du monde, aux drames produits par une société arrogante et contre-nature.

    Voilà bientôt trente ans que toute sa force créatrice, Danielle Le Bricquir la met au service de son art, travaillant comme une forcenée pour magnifier un monde qui lui échappe, pour assouvir sa quête éperdue d’audace et de liberté….

     



    Que des amateurs s’imprègnent de la poétique de son univers pictural, en partagent l’émotion, elle n’en demande pas plus.
    Certains n’y verront que les illustrations de fabliaux puisés au babil des ruisselets qui sillonnent les méandres de l’enfance perdue, dans ce territoire où Plume d’Henri Michaux et la Ménagerie de Tristan de Robert Desnos se donnent rendez-vous. Quelque part, du côté de chez Brocéliande…
    D’autres enfin, seront bouleversés par le sens profond de ces images, expression picturale d’une mélopée ininterrompue qui « retrouve en chacun de nous une humble et indicible Arcadie. » (Malraux, Les Voix du silence)

    Noël Coret
    Ecrivain d’Art

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    Danielle LeBricquir est Née à Paris, 1941 a reçu les plus hauts honneurs et de nombreux prix en France.

    Danielle LeBricquir expose en permanence à Gramercy 32 Galerie des Beaux-Arts, à New York

    Elle vit entre Paris et son atelier à Perros-Guirec, en Bretagne

    Son travail est régulièrement présenté lors du Salon d'Automne, où elle est un membre permanent .
    Présidente de l'association "Artiste du 4" à Paris.

    Prix spécial décerné par la ville de Versailles, qui ont acheté une de ses œuvres.
    Invitée d'honneur au Salon de la Maison Laffitte, où elle a reçu une médaille d'or.
    Invitée d'honneur au Salon de Beaumont-sur-Oise.

    Danielle LeBricquir est exposée de façon permanente

    Dans les MUSEES :
    . Art en Marche "musée de Lapalisse Hauterives,
    . Stadhof Museum de Zwolle, Pays-Bas,
    . Jakosky Musée de Nice.

     

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  • Huguette Machado-Rico : une idée du bonheur

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    4a84c217ab00ac6a23f45ffa268bd2a7.jpg"Je veux que les images fassent la fête, qu'elles portent à nos yeux l'étrange et le merveilleux".


    Dans cet univers infiniment onirique, solaire et végétal, chaque motif est conçu en fonction de la promesse de bonheur qu'il constitue.
    Les mains sont parfois chargées de coeurs, les yeux ouverts sont souvent transformés en fleurs.

    Chaque tableau est un petit poème dédié au bonheur de peindre? une petite musique de vie heureuse...Mais c'est aussi là qu'on voit que le bonheur de l'expression est dans la cohérence d'un langage où les mots et la syntaxe se fécondent et se régénèrent mutuellement, comme au pays des coeurs purs et de leur jardin originel.


    Huguette Machado-Rico Huguette Machado Rico est née en Afrique du Nord.

    En 1962, elle étudie aux Beaux-arts d'Aix-en-Provence puis est diplômée en graphisme publicitaire et illustration à l'école de l'Union Centrale des Arts Décoratifs à Paris en 1965.

    Elle étudie également les techniques de la laque en travaillant avec un peintre asiatique ; puis les techniques de l'eau forte et de la gravure sur métal au Canada ; la tapisserie haute lice, les textiles et la lithographie à Paris.

    Après quelques années professionnelles dans le design publicitaire et l'illustration, elle se consacre à la peinture.

    Elle participe à de nombreuses expositions et salons en France et à l'étranger.

    Depuis 1990, elle est installée à Vincennes où elle a participé à la création de nombreux ateliers en Arts Plastiques dans le cadre de l'Education Nationale et où se trouve son atelier.

    Elle travaille également dans le Var, près de la mer.

    Elle prolonge son travail de peintre par des incursions de plus en plus nombreuses dans la sculpture réalisée en papier mâché polychrome, en résine et en assemblages de bois.

    Son travail est exposé régulièrement dans des galeries à Paris et en Province. On le retrouve dans des collections privées en France et à l'étranger.



  • "I have a dream"

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    Le tableau du jour : " I have a dream" de Dominique Rémond - Huile sur toile : 100 cm x 81 cm

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    "I have a dream", c'est le nom de ce tableau, et c'est vrai , ce tableau c'est aussi un peu mon rêve : le jour ou chacun pourra voir l'autre comme lui même.
    La composition de ce tableau en noir et blanc ou la seul couleur est la couleur de la peau et ou l'autre est ma propre image, fait référence à ce discours de Martin Luther King et à la bible (aime l'autre comme toi même), mais le fait que l'image des miroirs regarde le regardant l'implique totalement dans le tableau; que le regardant soit homme, femme, noir, blanc, jeune , vieux, juif, chrétien, musulman... quelques soient ses différences avec les personnages du tableaux, il est invité à se reconnaître en eux, à y voir l'humanité qui est en lui.


    Il y a 44 ans, Martin Luther King faisait ce rêve qui hélas ne s'est toujours pas réalisé, le communautarisme a pris d'autres formes, mais insidieusement il fait toujours parti de notre quotidien.
    I have a Dream

    de Martin Luther King, Jr.

    traduction : Terrie-Ann WELCH

    Delivré sur les marches du Lincoln Memorial à Washington D.C. le 28 août 1963.

    "Je suis heureux de pouvoir être ici avec vous aujourd'hui, à une manifestation dont on se rappellera comme étant la plus grande manisfestation pour la liberté dans l'histoire de notre pays.
    Il y a cent ans, un grand Américain, à l'ombre de qui nous sommes aujourd'hui, a signé la Proclamation d'Emancipation. Ce décret capital est arrivé comme une grande lumière d'espoir pour les millions d'esclaves qui avaient été brûlés par les flammes de l'injustice qui consume. Il est venu comme une aurore joyeuse pour terminer la longue nuit de leur captivité.

    Mais, un siècle plus tard, le Noir n'est toujours pas libre; un siècle plus tard la vie du Noir est toujours tristement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination; un siècle plus tard, le Noir vit isolé sur une île d'indigence au milieu d'un vaste océan de prospérité; un siècle plus tard, le Noir languit toujours dans les coins de la société américaine et il se trouve en exilé dans sa propre terre.

    Nous sommes donc venus ici aujourd'hui pour dramatiser une condition honteuse. Dans un sens, nous sommes venus à la capitale de notre pays pour toucher ce qui nous est dû. Quand les architectes de notre république ont écrit les mots magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d'Indépendance, ils ont signé un billet à ordre, dont tous les Américains devaient hériter. Ce billet était une promesse qu'à tous les hommes, oui, les hommes noirs aussi bien que les hommes blancs, seraient garantis les droits inaliénables de vie, de liberté, et de poursuite du bonheur.

    Il est clair aujourd'hui que l'Amérique a manqué à ses engagements en ce qui concerne ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l'Amérique a donné au peuple noir un chèque sans provisions; un chèque qui nous est revenu marqué "fonds insuffisants". Nous refusons de croire que la banque de la justice soit en faillite. Nous refusons de croire qu'il y ait des fonds insuffisants dans les grandes chambres fortes d'opportunité de cette nation. Par conséquent, nous sommes venus ici pour encaisser notre chèque, le chèque qui nous donnera sur demande les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

    Nous sommes venus à ce lieu sacré pour rappeler au peuple américain l'urgence extrème du présent. Ce n'est pas le moment de nous adonner au luxe de nous détendre ou de nous contenter de la drogue tranquillisante d'une solution graduelle. Il est temps maintenant de rendre réelles toutes les promesses de la démocratie; il est temps maintenant de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation pour nous avancer vers le sentier brillant de la justice raciale; il est temps maintenant d'aider notre nation à se dégager des sables mouvants de l'injustice raciale pour l'installer sur le roc solide de la fraternité; il est temps maintenant de faire que la justice devienne une réalité pour tous les enfants de Dieu. Ce serait une erreur fatale pour la nation de refuser de voir l'urgence du moment. Cet été étouffant du mécontentement légitime du Noir ne finira pas jusqu'à ce qu'arrive un automne vivifiant de liberté et d'égalité.

    1963 n'est pas une fin, mais un commencement. Et ceux qui espèrent que le Noir avait besoin de passer sa colère et qu'il est maintenant satisfait, auront un rude réveil si la nation revient à sa routine. Il n'y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu'à ce que le Noir obtienne ses droits de citoyenneté. Les tourbillons de la révolte continueront à ébranler les fondements de notre nation jusqu'à ce que le jour clair de la justice se lève à l'horizon.

    Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, qui a le pied sur le seuil attrayant qui mène au palais de la justice. Tout en cherchant à obtenir la place qui nous est dûe, nous ne devons pas être coupables d'actions mauvaises. Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant dans la tasse de l'amertume et de la haine. Nous devons pour toujours conduire notre lutte sur un plan élevé de dignité et de discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons nous élever jusqu'aux hauteurs majesteuses où l'on réfute la force physique avec la force de l'âme.

    L'esprit militant, nouveau et merveilleux, qui a pénétré la communauté Noire, ne doit pas nous amener à manquer de confiance en tous les Blancs, parce que beaucoup de nos frères blancs, comme le prouve leur présence ici aujourd'hui, se rendent maintenant compte que leur destinée est liée à notre destinée, et ils sont arrivés à la réalisation que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. Nous ne pouvons pas cheminer seuls. Et en cours de chemin, nous devons promettre que nous marcherons toujours de l'avant. Nous ne pouvons pas retourner en arrière.

    Il y a ceux qui demandent aux partisans des Droits Civiques,"Quand serez-vous satisfaits?" Nous ne serons jamais satisfaits tant que le Noir sera victime des horreurs indicibles de la brutalité de la police; nous ne serons jamais satisfaits tant que nos corps, lourds de la fatigue du voyage, nous ne pourrons pas obtenir un logement dans les motels de la grand'route et dans les hôtels des villes; nous ne serons pas satisfaits tant que la mobilité essentielle du Noir consistera à aller d'un ghetto plus petit à un autre plus grand; nous ne serons jamais satisfaits tant qu'on dépouillera nos enfants de leur amour-propre et tant qu'on les privera de leur dignité avec des pancartes qui déclarent: "Pour les Blancs Seulement." Nous ne serons pas satisfaits tant que le Noir du Missippippi ne pourra pas voter, et le Noir de New York croira qu'il n'a rien en faveur de quoi il peut voter. Non! Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits jusqu'à ce que "la justice dévale comme un torrent et le droit comme un fleuve puissant."

    Je n'ignore pas que certains d'entre vous sont venus ici après de grandes épreuves et tribulations. Quelques-uns parmi vous sont récemment sortis de prisons étroites. Quelques-uns parmi vous sont venus de régions où, dans votre quête pour la liberté, vous avez été meurtris par les orages de la persécution et rendus chancelants par les vents de la brutalité de la police. Vous êtes les vétérans de la souffrance inventive. Continuez à travailler dans la foi que la souffrance non méritée est rédemptrice. Retournez dans le Mississippi; retournez dans l'Alabama; retournez en Caroline du Sud; retournez en Georgie; retournez en Louisiane; retournez aux bas quartiers et aux ghettos des villes du nord sachant que, d'une manière ou d'une autre, cette situation doit être et sera changée! Ne nous vautrons pas dans la vallée du désespoir!

    Donc, mes amis aujourd'hui je vous dis que quoique nous devions faire face aux difficultés d'aujourd'hui et de demain, j'ai tout de même un rêve. C'est un rêve qui est profondément enraciné dans le rêve américain. Je rêve qu'un jour cette nation se dressera et fera honneur à la vraie signification de son credo: "Nous tenons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes sont créés égaux." Je rêve qu'un jour sur les collines rouges de Georgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité. Je rêve qu'un jour, même l'état du Mississippi, un état qui étouffe dans la fournaise de l'injustice, qui étouffe dans la fournaise de l'oppression, sera transformé en une oasis de liberté et de justice. Je rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais à la mesure de leur caractère.

    J'ai Un Rêve Aujourd'hui!

    Je rêve qu'un jour, au fin fond de l'Alabama, avec ses racistes pleins de haine --avec son gouverneur des lèvres de qui dégoulinent les mots de l'interposition et de la nullification--un jour, même là, en Alabama, les petits garçons noirs et les petites filles noires pourront aller la main dans la main avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et soeurs.

    J'ai Un Rêve Aujourd'hui!

    Je rêve qu'un jour, chaque vallée sera rehaussée et chaque colline et chaque montagne sera aplanie, les aspérités seront nivelées et les endroits torteux seront rendus rectilignes, et "la gloire de Dieu sera révélée et tout ce qui est chair le verra ensemble."

    C'est notre espérance. C'est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud. Avec cette foi nous pourrons tailler dans la montagne du désespoir, la stèle de l'espoir. Avec cette foi, nous pourrons transformer la cacophonie des discordes de notre nation en une belle symphonie de la fraternité. Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, aller en prison ensemble, défendre la cause de la liberté ensemble, sachant qu'un jour nous serons libres. Et ce sera le jour, ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter avec une signification nouvelle:"Ma patrie c'est toi, douce terre de liberté, c'est toi que je chante. Terre où mes aïeux sont morts, terre fierté du Pélerin; que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté." Et si le destin de l'Amérique est d'être une grande nation, tout cela doit devenir vrai.

    Que la liberté retentisse donc des collines prodigieuses du New Hampshire jusqu'aux imposantes montagnes du New York. Que la liberté retentisse du sommet des majesteuses Alleghenies de Pennsylvanie. Que la liberté retentisse des pics couronnés de neige des Rocheuses du Colorado. Que la liberté retentisse des versants mamelonés de la Californie. Mais non seulement cela. Que la liberté retentisse du haut de Stone Mountain en Georgie. Que la liberté retentisse du haut de Lookout Mountain au Tennessee. Que la liberté retentisse de chaque colline, et des moindres monticules dans le Mississippi. "Que du versant de chaque montagne retentisse le carillon de la liberté!"

    Et quand cela se produira, quand nous permettrons à la liberté de retentir, quand elle retentira dans chaque village, et dans chaque hameau, dans chaque état et dans chaque ville, nous serons à mesure de hâter l'arrivée du jour où tous les enfants de Dieu, noirs et blancs, juifs et non juifs, protestants et catholiques, pourrons chanter en se tenant la main ces mots du vieux Negro Spiritual: "Libres enfin, libres enfin; béni soit le Tout-Puissant, nous sommes libres enfin!"

  • L'emotion avec Caroline DION

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    medium_dion4.JPGNative du Lac St-Jean, elle a pris racine à Victoriaville en 1984. L'artiste peintre expressionniste, Caroline Dion, qui a pris le pinceau en 1995, travaille de façon à capter l'essence émotionnelle de ses sujets. Comme les rêves, ses images lui apparaissent lorsqu'elle ferme les yeux. Ces quelques secondes lui permettent d'immortaliser sur un bout de papier ce qui sera plus tard le reflet de ses pensées.

    Elle peint pour satisfaire une imagination artistique hyperactive et par la même occasion libérer des émotions à fleur de peau. La peinture, la poésie feront toujours partie de sa vie. Comme un poème, elle ouvre son coeur à qui voulait bien le lire. L'acrylique se prêtant bien à l'effet recherché, elle décide donc d'expérimenter ce médium. Issue d'une évolution toujours en mouvement, la collection Sérénité, de la série ''Tout simplement'', est le produit des séries ''À fleur de peau'' et de ''Masquée''. Elle a par bonheur, la capacité d'exprimer sous plusieurs formes ses émotions, sans pour autant se perdre. C'est pourquoi, ces trois styles resteront pour toujours dans la mémoire de son pinceau.

    Ces oeuvres sont signées : CAR-di 

    Oeuvres visibles jusqu'au 30 novembre à la Galerie Art'et Miss

    medium_dion6.JPG

     

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