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  • Balade au cœur du Juras avec Jean-Bernard Vuille

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    Jean-Bernard VuilleAlors que d’autres ont besoin de changer complètement d’univers pour déceler des mystères, Jean-Bernard Vuille a pour source d’inspiration sa région natale, la vallée jurassienne de la Brévine. Photographe de formation, il recherche l’éphémère, l’instant unique où lumière et paysage s’unissent pour offrir un spectacle exceptionnel.

    Les paysages de Jean-Bernard Vuille semblent se raconter, à l’image du livre qu’il a illustré en collaboration avec les frères Pierre et Roger Favre, Vallée de la Brévine, Musique pour les Yeux. Un ouvrage qui résulte de la rencontre de trois artistes. Pierre Favre, musicien de jazz, compose, selon son langage de percussionniste, la musique associée à l’ouvrage. Roger Favre, écrivain et metteur en scène, relate les soli de percutions de son frère au rythme des illustrations, les photos de Jean-Bernard Vuille. Une partie de cette série, exposée jusqu’au 31 juillet à la galerie Art’et Miss, par ses nuances, devient effectivement une sorte de musique visuelle.

    En fait de paysage, c’est plutôt un portrait de cette région qu’il aime tant que réalise le photographe. Chaque ligne, chaque courbe semble choisie, révèle l’attente de l’instant ou tout est parfait, infini. Parce que si Jean-Bernard Vuille sait capter la lumière de l’instant unique, il y ajoute la profondeur de ces étendues désertes, des ces paysages flamboyants, de ces mentaux de neige.

    Cette région, également appelée « Petite Sibérie suisse », en raison de ses conditions climatiques porte bien son surnom. Certains des lieux que Jean-Bernard Vuille nous fait découvrir ne semblent jamais avoir été parcourus, où ciel et terre se rejoignent, comme le décrit si bien Roger Favre : « Dans cette vallée, on est porté près du ciel. Le ciel et la terre se confondent, se combinent, s’unissent aussi. Un lien direct, intime avec la nature qui nous met en contact avec les choses et nous élève dans les rêves ».

     

    Camille du Plessix

    Retrouvez les photographies de Jean-Bernard Vuille sur le nouveau site marchand de la galerie Art’et Miss

  • Rêver le monde avec Stéphanie Buret

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    Photographe d’origine suisse, Stéphanie Buret appréhende le monde sous l’angle de la réflexivité. A découvrir à la galerie Art’et Miss , jusqu’au 31 juillet

    Son parcours universitaire en anthropologie fait partie intégrante de son travail photographique. Elle y prend le parti de penser le monde : « il est intéressant de « penser » le cadrage, de « penser » notre observation ». Ce point de vue est révélateur d’une perception de la frontière qui existe entre soi et les autres qu’elle considère comme une réalité à part entière. Ce qui semble intéressant, dans cette démarche, c’est qu’il ne s’agit pas d’une idée figée. Si ces frontières, tant ethniques que personnelles sont des réalités, alors pourquoi ne pas les déconstruire ? Pourquoi ne pas construire une autre réalité ? Difficile, direz-vous ? Peut-être pas tant que cela, si comme Stéphanie Buret, nous choisissons de poser une autre regard sur la réalité.

    Stéphanie Buret

    Un monde en mouvement, donc. Où les frontières changent, sont malléables au gré d’un vécu personnel. C’est finalement cette expérience propre à chacun qui détermine le « cadrage » : « le cadre se définit en fonction d’un intérieur et d’un extérieur, sans cesse à reformuler ». Stéphanie Buret propose donc de porter un regard sur le monde impliquant un retour sur soi, une lecture vouée à interprétations.

    Stéphanie Buret semble mener une recherche, une quête identitaire et culturelle. Ainsi, pour ce connaître, pour connaître l’autre, elle voyage. L’Australie tout d’abord, puis Madagascar et Hong-Kong où elle développe ses connaissances en matière de photographie. Là encore, il est question de point de vue, de cadrage : « L’identité culturelle est toujours la résultante de l’identification qu’on se voit imposer par d’autres et de celle qu’on affirme soi-même. Elle se construit, se déconstruit et se reconstruit selon les situations. » Une manière d’aborder la notion de structure, élément essentiel du travail de l’artiste. En effet, pour elle, l’objet est structure, il est un « héritage de l’identité socioculturelle ».

    Structure, frontière, furtivité du monde. La photographe crée une emphase par l’effet de série qui « invite à la construction d’unités colorées et striées photographiées, dépendantes ni par la forme ni par la culture, ni par leur position, les unes des autres. ». Les photographies de Stéphanie Buret, tout particulièrement vues en série donnent l’impression d’être embarqué dans un tourbillon multi-culturel.

     

    Camille du Plessix.

     

    Retrouvez les oeuvres de Stéphanie Buret sur le nouveau site marchand de la galerie Art’et Miss .

  • Un air frais venu de Suisse

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    En cette période de vacances, si vous passez par la Suisse, du côté de Vevey, n’hésitez pas à aller déjeuner au café-restaurant La Valsainte*, cette petite pause vous permettra de voir les dernières oeuvres de Yo-Xareck WOLTER, fondateur du CD-ART.

    “Du surréalisme à l’abstrait voici le CD-ART”

    Domicilié en Suisse et professionnel depuis 1997, Yo-Xarek WOLTER est un artiste très actif sur la Riviera Vaudoise et au-delà. Son engagement au sein de l’Association Romande pour la Valorisation des Arts (ARVA) dont il est l’un des fondateur et président d’honneur après en avoir assuré la présidence jusqu’en décembre 2007 en est une preuve concrète. Il est également membre de l’Académie Européenne des Arts (AEA)

    Son style va du surréalisme à l’abstrait, a travers ses œuvres il nous invite constamment à nous évader, à rêver, bref a voir le monde autrement. (http://www.a-comme-artiste.fr )

     

    Reflexion de Yo Xarek Wolter : A quoi servent les artistes aujourd’hui?

    “Les mots de Colette NYS-MASURE traduisent très bien le rôle de l’artiste dans une société : C’est un veilleur et un résistant.

    Concernant la résistance, rare sont ceux qui ont encore une conscience politique saine et critique, c’était plus souvent le cas des auteurs compositeurs des années 60 et 70, aujourd’hui c’est plutôt le dessin de presse qui exprime plus ouvertement si on ne le bride pas dans sa liberté d’expression. La tâche d’un artiste engagé est de réveiller les consciences des masses endormies et non pas de hurler avec les loups.

    Dans le rôle du veilleur, je vois plutôt l’artiste comme le gardien du rêve, du beau et du merveilleux. Il ouvre les portes de l’au-delà et nous fait découvrir d’autres univers. On peut voyager très loin juste en regardant un tableau ou en écoutant un air de musique.

    La question devrait plutôt s’intituler : Tient-il encore ce rôle aujourd’hui ou s’est-il laissé rattraper par l’appât du gain et de la célébrité?

    Aujourd’hui malheureusement la société se fiche complètement du message de l’artiste, il y a un déséquilibre gravissime entre son talent réel et ce qu’il peut valoir sur le marché de l’art.

    Tout est question d’argent et de relations, peu importe le talent, si vous savez aligner trois traits, pleurer dans un micro ou souder deux bouts de métal ensemble, la célébrité et la richesse vous feront très vite oublier que vous avez un message à délivrer et un rôle spirituel important à jouer en tant qu’artiste.

    Yo Xarek WOLTER dans la revue ARVA ( info ARVA.ch )

    Le site de Yo-Xarek WOLTER : http://www.yowolter.com/

    *Café Restaurant La Valsainte - Rue du Collège, 2 - Vevey - Suisse

    Renseignements sur les horaires : (41) - 076 396 36 98

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